Julie Pelletier



Bachelière ès arts et gourmande du verbe fin et de tartare, je consomme avidement les livres, le théâtre et la danse. Entre une coupe de vin blanc et une bière blanche, je m’abreuve de frissons et d’émoi. Du terrain de volley au tapis de mousse verte en forêt, je voyage souvent sur les territoires convoités de l’émerveillement. Nouvellement certifiée maman d’un petit bonhomme (quelques empreintes de la maternité à l’appui), je suis constamment ébranlée par des rafales d’émotions contradictoires. Ne mettez pas tout sur la faute des hormones, elles ont le dos large, mais j’ai le cœur encore plus grand!

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Je suis ta meilleure maman au monde

Mon bébé, Je me regarde dans le miroir et je suis fière de ce que j’y vois. Je suis une maman, avec les rides, les plis, les cicatrices que ça implique. Je suis belle. J’ai engraissé le monde d’un être beau et bon. J’ai ajouté une touche d’amour dans une mare de solitude. J’ai soufflé une brise Lire la suite…

Ça prend un village pour t’élever, mon enfant

Mon enfant, Je ne suis pas seule à garantir ton bonheur, à avoir fait la promesse que tu serais un petit bonhomme épanoui et heureux. J’ai toute qu’une chance. J’ai fait de bons choix, pour moi, mais aussi pour toi. Les gens qui t’entourent me ressemblent parce qu’ils voient aussi en toi un petit garçon Lire la suite…

Mon bébé, ça fait trop longtemps que tu te fais attendre

Mon homme, mes collègues, mes amis, maman, papa, vous ne pouvez pas comprendre. Vous ne pouvez pas comprendre comment je me sens puisque ça ne vous est pas arrivé. Parce que vous n’êtes pas moi. Parce que j’ai déjà un enfant en santé. Je ne vous demande pas non plus de faire l’impensable. De comprendre, Lire la suite…

Mon bébé, tu es dans ma vie parce que je suis une égoïste

Je suis enceinte de toi. Je ne sais pas encore à qui j’ai affaire et déjà, j’aime l’idée d’être trois. L’idée que ça bouge plus dans la maison, dans ma vie. Je me suis donné une raison d’aller au zoo, aux jeux d’eau, aux arcades, partout où je pourrai à nouveau me sentir jeune et Lire la suite…

Mon bébé, l’amour a ton visage

Mon bébé, je n’aurais jamais pu imaginer que le sentiment d’amour qui m’a envahie quand je t’ai pris dans mes bras pour la première fois prendrait de l’ampleur et deviendrait démesuré. Un raz-de-marée. Un tsumani qui a ravagé mes terres. D’un coup, toutes mes batailles sont devenues insignifiantes. Mes combats ont maintenant ton visage. Mon Lire la suite…

On m’a volé mon bébé

Lorsque tu étais bien au chaud dans mon ventre, je regardais les bébés autour de moi, je voyais des petits êtres recroquevillés sur leurs minuscules poings, les yeux souvent fermés. Sereins. Des petits humains emmitouflés dans plein de doudous. Des petites boules de chaleur qui font naître la maman ourse en moi, celle qui protège Lire la suite…

Et si le bébé que je porte n’était pas normal ?

Première grossesse. Je traîne quelques certitudes depuis quelque temps, tout droit sorties de cette peur d’avoir à trop m’investir, de regretter. Cette peur de me perdre et de n’exister que dans la soumission devant une maternité grisaillée par la maladie mentale ou le handicap. J’ai cette conviction coupable qui me colle à la peau  comme Lire la suite…

Je t’ai blessé, mon bébé

J’ai toujours les yeux rivés sur toi. Tu colores mon champ de vision et acceptes tous mes clins d’œil. Tu attendris mon regard à grands coups de sourires. Tu incarnes l’innocence, la pureté. Tes petits doigts dodus prennent ma main pour ne plus jamais la lâcher. Tu es vulnérable, à découvert. Mais je suis là, Lire la suite…

Je m’efface

Une ligne apparaît. Ça fait longtemps que je l’attendais. Cette ligne balaie d’un coup toutes mes envies de spontanéité, d’abus, de folies. C’est ma nouvelle ligne de conduite. Le droit chemin vers la rectitude et la responsabilité. Cette ligne, c’est toi qui l’as engendrée. C’est toi qui me la dictes, tu es maintenant ma petite Lire la suite…

J’ai peur de mourir mon bébé

Je suis jeune, en santé. Je pète le feu, je suis une boule d’énergie. Une vraie queue de veau. Rien ne peut m’arriver, ma vie va bien. Je me complais dans le déni, mais je dis que c’est du positivisme : le malheur, la maladie, les accidents, ce n’est pas pour moi. Je suis une Lire la suite…