À toi, la maman qui veille sur son enfant malade à l’hôpital

kid at hospital

À toi, la maman qui veille sur son enfant malade à l’hôpital, sache que je pense à toi.

La maladie vient de frapper durement ton bébé. Elle vient aussi de percuter ta famille à cent milles à l’heure. La petite vie parfaitement imparfaite que vous meniez s’est fracassée en mille morceaux au moment où le médecin vous a annoncé la pire nouvelle de votre vie : votre petit bonhomme est gravement malade. La guérison est possible. Mais qu’il en décède l’est aussi. C’est le genre d’histoire qu’on voit souvent dans les films, mais qui malheureusement, t’arrive à toi, à lui, à vous, dans la vraie vie aujourd’hui. Le genre de cauchemar où tu espères te réveiller, mais qui est malheureusement ta triste nouvelle réalité.

À toi, dont l’enfant se bat pour sa vie, sache qu’il m’arrive de me réveiller la nuit et de penser à toi et à ton bébé. Je me demande s’il réussit à dormir, malgré tous les fils qui sont branchés sur lui.

Je me demande si le bip-bip incessant des cinq machines reliées à son petit corps fragile t’empêche de trouver le sommeil, aussi peu réparateur soit-il. Je me demande si, à ce moment précis de la nuit, tu n’es pas plutôt réveillée pour le contempler dormir. Son corps si menu, si frêle, qui combat le plus gros des maux.

À toi, la maman qui passe ses journées à l’hôpital, sache que je pense à toi quand j’embrasse mes enfants le matin avant de quitter pour le travail. Je sais que tu ne peux plus le faire aussi souvent que tu le voudrais avec tes plus grands, si tu en as, car eux doivent rester à la maison avec leurs grands-parents. Je sais que tu t’ennuies d’eux, comme eux s’ennuient aussi très certainement de toi et de leur papa et que tu es déchirée entre le besoin de passer tes journées auprès de ton bébé pour le cajoler et le bercer et celui de prendre soin des plus grands en faisant des choses toutes simples avec eux, comme des bricolages ou des casse-têtes. Tu aimerais pouvoir te dédoubler. Pouvoir te téléporter de l’hôpital à la maison et échapper à la route et au trafic qui te grugent tant de minutes et tant d’heures dans une journée. Ce temps que tu prendrais plutôt pour être auprès de ton enfant.

À toi, la maman qui semble si forte, qui reste droite et qui garde le moral malgré la dramatique tournure dans ta vie, sache que tu as le droit de rire, de prendre un verre de vin, de vouloir passer du temps avec ton amoureux. La vie continue, bien différemment, mais elle continue. Tu le sais que tu as le droit de pleurer, et tu le fais, mais tu sais que ça n’enlèvera rien au maudit cancer qui s’est incrusté dans le corps de ton petit.

À toi, la maman qui reçoit des tonnes de messages pour savoir comment se porte ton enfant, reçois ces messages comme une dose d’amour. Dans les journées plus grises où tu douteras de tout, où tu perdras espoir et où tout te semblera trop lourd, pense à toutes ces personnes qui vous envoient des ondes positives, à ton bébé et toi. Rappelle-toi qu’il est dans les prières de bien des gens.

Non, les prières ne font pas de miracles. Mais elles permettent de garder espoir. Et c’est ce à quoi tu t’accroches; l’espoir de vaincre la maladie et de voir ton enfant grandir. Le plus longtemps possible.

Valérie Bousquet
VALÉRIE BOUSQUET

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