À la femme malheureuse que j’étais il y a quelques années

woman alone night

Quand j’ai croisé ton reflet dans le miroir il y a quelques années, je ne t’ai pas reconnue car tu t’étais éteinte. Toi qui étais si épanouie, fonceuse et remplie d’énergie.

Quand je t’ai vue dans le miroir, en larmes, à croire que tu ne valais plus rien, j’ai eu le choc de ma vie en t’entendant dire que si tu disparaissais, personne ne le remarquerait.

Alors que tu avais toujours été foncièrement positive, tu te morfondais dans une relation sans issue, espérant que tout change sans trop y croire. Tu peinais à te maintenir à flots, ramant seule dans ta chaloupe pendant que le père de tes enfants ramait dans la sienne, quelque part plus loin.

Tu avais le visage gonflé par trop de larmes, la tête basse et tu étais assommée par tout ce qui s’effondrait autour de toi quand tu t’es enfin choisie. Quand tu as repris le contrôle de ta vie. Et aujourd’hui, j’aimerais te dire que je suis fière de ton parcours. Que tu m’impressionnes par tout le chemin que tu as parcouru depuis.

Malgré la tempête qui a secoué ta vie dans tous les sens, aujourd’hui tu revis, plus épanouie, plus énergique, plus confiante, plus sereine que jamais. Tu as bien voulu baisser les bras par moments, mais la petite flamme qui brûlait dans ton ventre refusait bien malgré toi de s’éteindre.

Était-ce à cause du rire de tes enfants dont tu te repassais en boucle pour atténuer ta peine ? Était-ce le temps que tu t’accordais enfin sans te sentir coupable? Était-ce ce je-ne-sais-quoi que tu avais retrouvé en regardant ce que tu étais capable d’accomplir ? Était-ce ce sentiment que tu avais fait le bon choix et que le soleil revenait enfin? Était-ce le fait que tu redevenais enfin la fille que tu étais?

Peu importe car aujourd’hui, tu peux être fière de te respecter enfin.

Peu importe car aujourd’hui, tu peux être fière de toi et de toutes les batailles que tu as livrées pour te retrouver.

Peu importe car aujourd’hui, tu peux être fière parce que tu t’es choisie, sans culpabilité sans te justifier.

Peu importe car aujourd’hui, je suis tellement heureuse de retrouver celle que tu étais en me regardant dans le miroir.

La p'tite mère
LA P'TITE MÈRE

Une réflexion sur “À la femme malheureuse que j’étais il y a quelques années

  1. Marie-Christine Répondre

    Très beau texte encourageant, je suis présentement celle devant le miroir qui pense qu’elle ne vaut plus rien. J’espère dire tout ceci bientôt.

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