À toi que j’aime et qui es vulnérable en ce temps de pandémie

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Tu es là. Je te regarde à travers la fenêtre. Une glace nous sépare. Tu es si près, mais si loin à la fois.

Je veux te serrer dans mes bras, si fort. Mais la simple pensée de te contaminer de ce virus invisible me fait frissonner de peur.

Tu es là. Tu es dans la même ville que moi, mais j’ai l’impression que tu es à des kilomètres de moi.

Tu es fragile. Dans la catégorie de ceux dits à risque et avec ce démon invisible qui court les rues, j’ai peur que tu ne sois pas aussi invincible que je l’imaginais jusque-là.

Tu es toujours là. Tu es si près, mais si loin à la fois.

Il fait froid dehors, dans mon coeur aussi. Je voudrais me réchauffer à tes côtés, à écouter tes histoires, à écouter ta voix, à regarder ton visage réconfortant et surtout à rire avec toi. J’en ai besoin plus que jamais. La vie est bien triste ces jours-ci. J’ai tellement besoin de toi.

Tu es là. Si près, mais si loin à la fois.

J’ai si peur que tu meures. J’ai si peur que tu sois seul lorsque tu auras besoin d’une main, d’un visage familier pour tes derniers moments.

Alors que cette pandémie s’étire, tout le monde souhaite bien des choses mais moi, tout ce que je souhaite, c’est de t’avoir à moins de deux mètres de moi.

Chaque jour qui passe, j’angoisse à l’idée que ta santé puisse se dégrader. Je redoute que tu doives franchir la porte d’entrée d’un hôpital en sachant que les mesures de sécurité m’en bloqueront l’accès. En sachant que je ne pourrai pas être près de toi pour t’apporter mon soutien, mon amour et cela me brisera le coeur.

Tu es là. Tu es si près, mais la prudence nous demande d’être si loin l’un de l’autre.

Je t’aime et j’ai peur pour toi.

Crédit : Alonafoto/Shutterstock.com
Maman Florissante
MAMAN FLORISSANTE

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