Quand tu es né, j’ai décidé de te donner le choix

mother kiss newborn

Quand tu es né, je savais déjà que pour moi, ton sexe n’aurait pas d’importance. Que tes vêtements ne seraient ni roses, ni bleus. Je savais déjà que ton prénom ne serait ni féminin, ni masculin. Et je savais déjà que je te donnerais le choix.

Je savais déjà que je te laisserais choisir tes propres jouets. Que je ne t’imposerais pas des jouets faits pour les petits garçons ou pour les petites filles. Que si tu en avais envie, tu pourrais jouer avec des poupées autant qu’avec des camions et que le vélo rose de ta sœur.

Je savais déjà que je te laisserais le loisir de choisir tes propres vêtements et que je ne laisserais pas la liberté aux gens de te classer dans la catégorie masculine ou féminine parce que je t’ai habillé avec une robe ou un chandail avec un dessin de motocross. Que dès que tu serais en âge de faire tes propres choix vestimentaires, j’allais te laisser te vêtir comme tu le souhaitais.

Je savais déjà que je te laisserais découvrir, apprendre à connaître tes intérêts, essayer de nouvelles choses, sans jamais te contraindre, ni te classer dans une catégorie bien distincte parce que tu es né garçon ou fille. Je savais déjà que je ne t’empêcherais pas non plus d’accompagner ton papa dans le garage pour le regarder faire de la mécanique ou te déguiser en robe avec ta cousine parce que ça t’amuse.

Je savais déjà que je te laisserais décider de ta profession. Que je t’expliquerais qu’une femme a autant le droit d’être camionneuse ou militaire qu’un homme peut être éducateur en garderie ou infirmier. Que chacun a le droit d’exercer le métier qui lui plaît et ce, sans jamais recevoir de jugement de la part des autres.

Je savais aussi que je devrais te préciser que de nos jours, il y a encore des gens qui croient que les filles sont faites pour s’occuper des enfants et que les hommes doivent mettre du pain sur la table. Qu’il y a encore des personnes qui ressentent le besoin d’élever leurs filles dans les paillettes, leurs garçons dans la bouette et que c’est aussi très bien comme cela parce qu’aujourd’hui, chaque personne a le choix.

Quand tu es né, je savais déjà que je ne voulais pas qu’on t’impose de vivre comme une fille ou un garçon mais plutôt comme une personne, qui a autant de choix qui s’offrent à lui que la vie peut lui en proposer.

Andréanne Boisvert
ANDRÉANNE BOISVERT

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