Arrête de prétendre que tu fais mieux que tout le monde, la mère

perfect housewife

Je n’en peux plus et je dois te le dire une fois pour toutes : arrête de tout comparer, s’il te plaît.

Je ne sais pas si c’est parce que tu es compétitive de nature, si tu aimes à ce point parler de toi ou si c’est uniquement parce que tu n’aimes pas le silence. Mais tu passes ton temps à tout comparer en ce qui concerne tes enfants : des heures de dodo à la nourriture, en passant par la garderie, le développement moteur ou langagier, en plus de la façon dont tu laves ton linge de bébé et celle que tu as de toujours tout critiquer autour de toi. Comme si tout ce que le reste du monde faisait était mal.

L’équation rapide qui pourrait traduire ma dernière phrase est : toi + ton chum > le reste de l’univers.

Tu penses que j’exagère? Malheureusement, à peine. Parce que ce que tu ne sais pas, c’est que les gens autour de toi pensent ça aussi, mais ne te le disent pas. Pour ne pas te vexer. Pour ne pas te faire de peine.

Je veux juste te le dire aujourd’hui parce que ça commence à être lourd. Vraiment pesant. Et plate. Voire malaisant. Chaque fois que ça arrive, je me tais. Je me tais en me disant que je n’embarquerai pas là-dedans. Je n’ose même plus parler de mes enfants en ta présence de peur que tu me sortes encore des dizaines de comparaisons. Oui, c’est intense à ce point-là : j’évite de parler des petites bêtes les plus chères à mon cœur afin d’éviter que tu en rajoutes… Faut le faire!

Alors que tout le monde le sait, il me semble : les enfants sont tous différents. Est-ce qu’on peut s’entendre là-dessus? Pourquoi alors toujours les comparer? Y’a pas deux personnes pareilles sur cette Terre. Simple de même.

Je me trouve méchante d’écrire ceci. Méchante. Coupable. Donne-moi le qualificatif que tu veux. Mais je vais te faire un aveu : j’ai compris. Du moins, je pense que j’ai compris qu’inconsciemment, tu es vraiment insécure. Que tu ne te fais pas confiance. Que tu ressens le besoin de te comparer pour montrer à tous ceux près de toi que tu n’es pas « si pire » que ça finalement. « Si pire » que qui ou que quoi, on ne sait pas. Mais dans ta tête, c’est GROS. Une sorte de transfert, je suppose.

Et je pense que de te comparer, ça t’aide à te faire sentir mieux, à te justifier, à montrer que tu es au top.

Je ne sais pas ce que tu ressens dans ton cœur ou comment tu te sens dans ta tête. Mais si ton entourage t’aime comme tu mérites d’être aimée, tu peux lui en parler, de tes insécurités.

C’est pas être faible. C’est juste être intelligent.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *