Je ne suis pas la maman que je pensais être

mother sleep with baby

Avant d’être maman, je croyais que ma réserve de patience serait infinie devant le sourire attendrissant de mes enfants que j’aimerais plus que tout au monde.  Mais maintenant maman, après une mauvaise nuit de sommeil, une journée difficile au bureau ou un matin qui ne tourne pas rond, l’impatience s’invite bien souvent sans être invitée, je ne peux m’empêcher de hausser le ton devant les souliers lacés trop lentement et les dégâts de lait qui peinturent la table de la cuisine et c’est parfait comme ça. Parce qu’en montrant mon impatience, je leur enseigne que même la plus bienveillante des mamans a ses limites et ses mauvais jours et qu’il faut savoir composer avec.

Avant d’être mère, je croyais que je jouerais à l’infini sans jamais me lasser, comblant le cœur de mes enfants de bonheur. Mais maintenant que je suis maman, après dix minutes à jouer à quatre pattes par terre, j’ai envie de vaquer à mes occupations d’adulte, il m’arrive même de prétexter du ménage à faire pour pouvoir m’éclipser et c’est parfait comme ça. Parce qu’en les laissant jouer seuls, je leur apprends l’autonomie, la créativité, la débrouillardise et l’indépendance.

Avant d’être mère, j’étais convaincue que je ferais toujours passer mes enfants avant moi pour leur bien-être. Mais maintenant que je suis maman, je n’hésite pas à leur demander de patienter quand je suis au téléphone et de me laisser le temps de finir de manger avant de leur servir une deuxième portion à l’heure des repas. À l’occasion, il m’arrive même de prendre une journée de congé en semaine alors qu’ils sont à la garderie et c’est parfait comme ça. Parce qu’en prenant du temps et en faisant parfois passer mes besoins avant les leurs, je leur apprends l’importance de prendre soin de soi pour mieux s’occuper des autres.

Avant d’être mère, je m’étais promis que je ne pleurerais jamais devant mes bébés pour ne pas qu’ils soient perturbés par mes émotions. Mais maintenant que je suis maman, quand mon vase est plein, que le ciel s’effondre sur ma tête ou que je suis à bout de souffle, il m’arrive de pleurer à chaudes larmes devant eux et c’est parfait comme ça. Parce qu’en ne me cachant pas pour le faire, je leur apprends qu’il est sain de montrer ses émotions, d’en parler ouvertement et d’aller chercher de l’aide lorsque c’est nécessaire.

Avant d’être mère, j’étais persuadée que je ne commettrais pas d’erreurs, que je suivrais à la lettre les directives du Mieux vivre avec son enfant et que tout irait bien. Mais maintenant que je suis maman, je réalise que la maternité est une succession d’essais-erreurs, j’en commets plus qu’à mon tour et c’est parfait comme ça. Parce qu’en en faisant et en les reconnaissant auprès de mes petits, je leur apprends que l’erreur est humaine et que c’est elle qui permet à chacun d’entre nous d’avancer et d’évoluer.

Avant d’être mère, je croyais que je serais cette mère qui sait parfaitement discipliner son enfant. Mais maintenant que je suis maman, je gère régulièrement des crises de bacon au centre commercial, des crises de larmes à l’heure du dodo et c’est parfait comme ça. Parce que je chemine avec mes petits au quotidien selon leurs besoins, leurs émotions et les miennes plutôt que de tenter de suivre les étapes d’un manuel et je leur apprends que nous sommes tous différents et que nous devons faire preuve d’empathie et d’indulgence pour bien comprendre ce que les autres traversent.

Avant d’être mère, j’étais certaine que je pourrais à la fois avoir une famille parfaitement heureuse, une vie de couple épanouie et une maison étincelante en permanence. Mais maintenant que je suis maman, je chercher l’équilibre à tâtons, j’ai dû apprendre à lâcher prise sur l’aspirateur et le ménage pour le trouver et c’est parfait comme ça. Parce qu’en choisissant mes priorités et en apprenant à laisser tomber les choses qui ne valent pas la peine qu’on y consacre autant d’énergie, j’apprends à mes enfants à choisir leurs combats et à comprendre que l’équilibre est essentiel à leur bonheur.

Avant d’être mère, j’aspirais à un modèle qui n’avait rien d’idéal.

Un modèle qui n’existe pas et qui n’a rien à voir avec ce que j’ai envie d’apprendre à mes enfants.

 

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