Mes enfants, je vous aime quand même

mother with two kid in kid's room

Mes enfants, je vous aime quand même.

Même si mes matins sont tout sauf tranquilles. Même si je dois répéter la même routine, les mêmes consignes, le même refrain qui dit que l’école et la garderie ont une heure de début et une heure de fin, lesquelles ne coïncident pas toujours avec votre tempo digne d’un escargot; mais vous ne faites pas exprès pour être les enfants les plus lents que la Terre ait portés et ce, même si vous réussissez à être prêts en quinze minutes le samedi matin.

Mes enfants, je vous aime quand même.

Même si vous avez oublié comment on fait pour s’endormir. Plus spécifiquement entre 20h et 6h. Parce que dans la voiture ou à la garderie, tout semble se passer comme un charme. Par contre, les besoins incessants de soif, bisous, colleux, pipi, histoire, chanson semblent se multiplier trois cent soixante fois dès que vous posez votre tête sur l’oreiller. Pourtant, vous connaissiez bien la recette il y a quelques années; mais vous ne faites pas exprès, c’est certain, même si j’ai ouï-dire qu’avec papa et mamie, vous vous endormez en moins de deux.

Mes enfants, je vous aime quand même.

Même si vous me faites parfois honte en public. Je ne suis assurément pas la seule maman à subir vos demandes criantes toutes plus urgentes les unes que les autres, surtout dans la file d’épicerie à 16h45 un vendredi soir, mais il n’en demeure pas moins que je n’affectionne pas particulièrement me faire crier dessus par deux «mini-moi» en flagrant manque d’amour et de considération, coincée entre M. Chose, papa d’un ami à vous et Mme Unetelle, notre voisine; mais vous ne faites pas exprès, bien évidemment, même si vous êtes calmes dès qu’on entre dans notre rutilante mommyvan.

Mes enfants, je vous aime quand même.

Même si vous êtes passés maîtres dans l’art de chambouler mon horaire. Que ce soit pour un petit ou un gros bobo, mon téléphone cellulaire n’est jamais très loin, prêt à recevoir un message de la secrétaire d’école ou de l’éducatrice, qui m’annonce la venue de la Xième maladie contagieuse de l’année, les poux, la grippe ou la transgression d’un règlement. Je les ai tous entendus. Oui, ça me dérange. Souvent. Mais sachez que ça me dérangerait encore plus de ne pas être celle qui vole à votre secours. Parce que je vous aime.

Mes enfants, je vous aime quand même.

Malgré les touts et les riens. Parce que vous êtes là. Parce que vous êtes mes enfants, et que rien ne peut surpasser l’amour d’une mère pour ces petites bestioles qu’elle a créées.

Lysiane Beaubien
LYSIANE BEAUBIEN

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