Je suis une mère monoparentale et j’ai besoin de mon village

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On dit que ça prend un village pour élever un enfant. Je ne sais pas si c’est vrai. Mais ce que je sais, c’est que dans ma vie de mère monoparentale à temps plein, ça me prend mon monde, ça me prend mon village. Mon village pour survivre. Mon village pour être à la hauteur. Mon village à moi.

Ça me prend ma sœur, cette Tante si présente, si disponible. Toujours prête à venir à la rescousse lorsque j’en ai besoin. Pour me donner du répit, pour garder lorsque je travaille plus tard. Ou juste pour débarquer avec une bouteille de vin quand j’en ai besoin. Pour m’écouter, pour me serrer dans ses bras. Pour me dire que je suis bonne ou juste pour rester là sans rien dire, avec ce regard qui parle encore plus que les mots.

Ça me prend mes frères, ces hommes qui m’aident avec les petits travaux dans ma maison. Ces Parrains qui viennent chercher mes gars pour les emmener voir des films de superhéros ou pour participer à la partie parent-enfant de cosom. Ça me prend mon beau-frère, qui est un modèle masculin si précieux dans la vie de mes enfants. Ça me prend son humour et ses câlins qui me témoignent son affection et sa compréhension.

Ça me prend ma mère. Ma mère que je peux appeler dans l’urgence. En cas de trop-plein ou juste parce que j’ai besoin d’une soirée ou d’une nuit à moi. Ma mère qui chamboule tous ses plans pour m’aider. Parce qu’elle me comprend dans ma réalité. Et qui ne me juge pas. Jamais. Et mon beau-père, si compréhensif et ouvert d’esprit. Ce Papi qui passe du temps de qualité avec mes enfants et qui aime ça.

Ça me prend mes amies. Celles qui me font oublier ma réalité, ou qui s’y adaptent en acceptant de faire le souper de filles chez moi lorsque je ne peux sortir. Ces femmes qui me font rire aux éclats, qui ont le don de me remonter le moral en un instant. Ces femmes avec qui je peux être moi. Avec mes failles, avec mes larmes, avec mon découragement. Ce cercle d’amies composé de cousines, de collègues et d’amies de longue date.

Ça me prend ces intervenantes scolaires qui me soutiennent. Qui marchent dans le même sens que moi. Pour faire de mes enfants des humains autonomes et heureux. Ces parents d’amis de mes enfants sur qui je peux compter, ce réseau créé grâce à l’école ou aux activités sportives des p’tits.

Ça me prend ces soupers familiaux, organisés ou improvisés. Ces moments avec les miens. Ou tout est facile. Ou tout est simple. Ou la vie est juste belle et drôle et vraie. Ça me prend les rires et les câlins de mes neveux et nièces. Ça me prend la complicité avec mes belles-sœurs. Ça me prend cette solidarité familiale.

À vous qui faites partie de ma vie, vous me dites souvent que je suis bonne. Que je suis forte. Que je suis résiliente. Que vous m’admirez. Que vous ne savez pas comment vous feriez à ma place. Que non seulement je fais la job, mais que je la fais bien.

Sachez que cela serait impossible sans vous. Sans mon village. Mon petit mais si grand village à moi. Chaque jour, vous faites la différence. Chaque jour, vous me donnez la force et le courage de continuer. De me relever quand je tombe, de sécher mes larmes quand je pleure seule dans ma voiture après un matin difficile. Parce que je sais que je ne suis pas toute seule, même lorsque ma solitude me pèse. Parce que je sais que vous êtes là. Je sais que vous m’aimez et que je peux compter sur vous. Toujours.

Merci pour cette richesse que j’ai grâce à vous. Merci d’être là. D’être là pour moi, d’être là pour nous. Mon si précieux et essentiel village…

Émilie Allard
ÉMILIE ALLARD

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