Les bonnes valeurs sont-elles rendues out ?

little boy grimace on window

Depuis que tu es petite, tu te fais dire d’être polie, gentille et respectueuse. On t’a répété à maintes reprises que les mots magiques sont s’il vous plaît et merci et que c’est important d’avoir du savoir-vivre, t’sais. Ça fait que depuis que tu es petite, tu respectes les autres, tu travailles fort pis t’essayes de donner ton 100%. Tu dis toujours « s’il vous plaît » et « merci ». Avec le sourire. Tout le temps. Ça fait que pour toi, les valeurs que tu voulais transmettre à ton enfant ont toujours été claires.

Au travail, t’es une fille d’équipe. « Take one for the team ». C’est toi ça. Les gens se confient; tu as tellement d’écoute et de bons conseils. Tu partages les tâches, tu penses aux autres. Probablement trop pour ta santé mentale et pas assez selon ta conscience. T’es-tu déjà demandé comment ça se fait que les autres pensent aussi rarement à toi, eux? C’est pas grave, tu ne leur en veux pas. Sur papier tu mérites un A+ pour l’effort général d’être une bonne personne (tu le sais bien qu’il n’y a personne de parfait). Les gens t’apprécient, ton patron, tes collègues. C’est officiel, tu es une bonne personne. L’univers, et surtout le karma, devraient te sourire en permanence.

Alors, veux-tu bien me dire comment ça se fait que dans la vie de tous les jours, t’sais la vraie réalité,  t’as l’impression que c’est toujours la personne qui gueule le plus fort et qui se plaint tout le temps qui finit par être la grande gagnante? Pis entre toi pis moi, elle, elle ne dit probablement ni  s’il vous plaît,  ni  merci.

Parce qu’avec les années, c’est souvent ce que tu as observé. Un collègue qui pousse tellement son point que le patron finit par plier. Une promotion ratée. Des parents qui confrontent constamment la direction de l’école et qui finissent par avoir gain de cause.  Elles sont où les victoires officielles des « bonnes personnes »?

Il y a tellement d’exemples autour de toi qu’en tant que mère, tu te poses des questions. À la naissance de ton premier enfant, tu t’es même demandé si les bonnes valeurs étaient encore de mise. Coudonc, peut-être bien que tu devrais  entraîner ton bébé chéri à revendiquer, se plaindre et se foutre de tout le monde. Il faut qu’il pense à lui, t’sais. La dernière chose que tu veux, c’est que ta progéniture se fasse manger la laine sur le dos et qu’elle soit malheureuse. Comme tous les parents, tu veux le meilleur pour tes enfants. Mais revendiquer, crier haut et fort, se plaindre pour obtenir quelque chose, est-ce que c’est vraiment ce qu’il y a de mieux? La valorisation et la réussite devraient-elles se faire au détriment des autres? L’indice du bonheur se traduit-il par une promotion?

Ça fait que t’es là pis tu regardes ton p’tit qui en pédale une shot. Qui donne sont 100% pis qui est toujours gentil, mais qui malgré tout, rencontre trop d’embûches à ton goût. Pis t’angoisses. Tu te demandes ce que le futur lui réserve et surtout si tu l’as préparé de la bonne façon.

Finalement, après réflexion, tu te dis que la politesse et le respect ne seront jamais « out ». Que tes belles valeurs, c’est ça que t’as le goût de transmettre à ton enfant. C’est dans une société avec ses valeurs-là que t’as le goût de vivre. Pis si ça veut dire qu’en plus, tu devras transmettre d’autres valeurs complémentaires comme la résilience, la persévérance et le pardon, ben t’as aucun problème avec ça.

Ça fait que les moms, à « go » transmettons des bonnes valeurs à nos enfants et surtout soyons des modèles pour eux. Faisons du monde ce qu’on veut qu’il soit pour que chaque enfant y soit heureux et y trouve sa place,  mais sans marcher sur le dos des autres. « Go! »

Geneviève L.
GENEVIÈVE L.

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