Papa, toi aussi t’as le droit

father tired on couch with baby

Hey papa!  Oui oui toi, le papa moderne qui aime ses enfants plus que tout au monde et qui donnerait sa vie pour eux.

Celui qui s’est levé la nuit pour changer les couches quand maman était à bout de force de son allaitement.  Celui qui a donné le biberon sur le shift de nuit pour laisser maman récupérer.  Celui qui a tendu les bras pour accueillir son petit lorsqu’il a fait ses premiers pas.  Celui qui s’est séparé parce que les sentiments n’y étaient plus avec maman, mais qui a pris ses responsabilités et s’occupe de ses enfants une semaine sur deux, ou même tout le temps.

Celui qui était là à l’entrée à la maternelle, et qui a essuyé discrètement ses yeux les matins suivants, lorsque son bébé a pris l’autobus, toute seule, comme une grande.  Celui qui se lève tôt la fin de semaine pour aller à la pratique de hockey ou à n’importe quelle activité qui fait tripper ses enfants.  Celui qui fait les devoirs, qui prépare des repas et qui donne les bains.  Celui qui joue dehors avec les enfants, pendant que maman relaxe, seule, en dedans.

Alors toi, ce papa-là qui fait tout ce qu’on attend du papa moderne, ben t’as le droit, toi aussi, de trouver ça dur des fois.   Nous les mères, on a pas le monopole là-dessus.  T’as le droit de trouver que tes enfants sont ben trop tannants et te tapent royalement sur les nerfs.  Quand ça fait mille fois que tu répètes la même affaire, t’as le droit de la sentir monter, ton impatience que t’essayes tant bien que mal de refouler.  Quand t’as l’impression d’être juste la police, le cuisinier, le chauffeur de taxi, le serviteur dans ta maison, t’as le droit de moins apprécier ton rôle de père.   Quand tu dois consoler ton bébé qui pleure depuis une heure, gérer ton petit qui fait le bacon ou entendre ton plus grand qui te crie après pour une niaiserie, t’as le droit d’avoir juste envie de les mettre à vendre sur Kijiji, pis de te sauver avec l’argent.  Loin, ben loin.

Mais je vais te dire une affaire que t’as pas le droit de faire et c’est la même que pour nous, les mères.  T’as pas le droit de te culpabiliser pis de t’autoflageller, parce que t’es pas toujours le père parfait que tu voudrais être.  T’as pas le droit de t’en vouloir parce que tu ne ressens pas de plaisir à être en famille quand tout ce que t’entends, c’est du chignage, du criage ou ben du chialage.  T’es humain, t’sais.  Pis je le sais que tu fais de ton mieux pis que t’essayes d’apprendre de tes erreurs, de t’améliorer et d’être un meilleur père, chaque jour.   Mais il reste que ce sont des enfants, pis que des fois, ils vident ta réserve de patience ben à sec, pis après, ils essayent même de siphonner le jus que t’as pu.  Je le sais, j’en ai moi aussi, des petits.  Père ou mère, on vit la même affaire.

Le rôle de père, comme celui de mère, c’est pas inné pour personne, t’es en apprentissage toi aussi là-dedans, pareil comme maman.  Pis quand on apprend, ça arrive qu’on tombe, qu’on se trompe pis qu’on ne fasse pas les choses exactement comme on le ferait dans l’idéal de parent qu’on avait, avant d’en être un, pour vrai.

Mais oublie pas que t’es un bon père pis que malgré les périodes plus intenses/difficiles/exaspérantes que te fait vivre ta paternité, tu fais toujours de ton mieux.  Et surtout, tu es présent, dans la vie de tes enfants.

Pis un papa présent qui apprend, ça vaut mille fois mieux qu’un papa absent.

Meliane
MELIANE

Une réflexion sur “Papa, toi aussi t’as le droit

  1. Jp Répondre

    Vraiment très beau ton texte, je suis touché . Tu écris très bien et on parle souvent des mamans mais rarement des papas . Merci 🤗

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