Mon enfant unique, je ne m’en veux plus de ne pas t’avoir donné de frère ni de soeur

father with daughter on the street

Mon enfant unique, je ne m’en veux plus de ne pas t’avoir donné l’opportunité de grandir à côté d’un frère ou d’une sœur.

Quand je repense à mes nombreux souvenirs de jeux avec mes frères et à toutes les heures que nous avons passées à jouer avec nos Lego,  je me désole un peu que tu ne construiras jamais de tels souvenirs.

Mais quand je te vois, indépendant, t’amuser tout seul dans le coin du salon, j’éprouve une fierté et un plaisir de voir ton imagination se développer et prendre son envol.

Quand je repense aux coups de coude de mes frères assis sur la banquette arrière à l’abri des regards de nos parents, je me désole toujours un peu que tu n’auras pas ces souvenirs.

Mais quand on est sur la route, que je suis concentré à conduire et que j’entends ta petite voix à l’arrière réciter tant bien que mal les paroles des chansons que la radio nous envoie et qu’on se met à chanter en chœur, j’admire ta mémoire, ta passion pour la musique et la complicité que nous partageons C’est merveilleux de partager cette passion avec toi et de la voir grandir.

Quand je repense à ces batailles avec mes frères où la rage menait aux coups puis laissait rapidement place aux regrets et à la compassion, je me désole un peu que ces souvenirs aussi ne prennent jamais semence dans ta mémoire.

Mais quand il nous arrive de nous disputer et qu’on parvient rapidement à se parler et se réconcilier, je me réjouis de te voir communicatif et ouvert sur tes émotions.

Je garde précieusement au plus profond de ma personne plusieurs souvenirs de mon enfance avec ma grande famille, mais je ne m’inquiète plus de ne pas te permettre la vie que tu aurais pu avoir avec une fratrie.

Je vois maintenant tous les petits avantages que t’apportera le fait d’être enfant unique, je suis confiant que tu forgeras des amitiés toutes aussi chères que celles d’avoir un frère ou une sœur à travers les années à venir et tu peux être certain que ta famille, même si elle est moins grande, sera toujours là pour toi et que ta maman et moi t’aimeront toujours plus que tout au monde.

Louis-Philippe Couto
LOUIS-PHILIPPE COUTO

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *