À toi, la maman qui vit encore un échec amoureux

sad mother with baby

C’est fini avec le gars que tu fréquentais depuis quelques mois. Tes enfants ne l’ont vu que quelques fois. Ils l’auront vite oublié. Mais pas toi.

C’est encore un autre qui quitte ta vie en arrachant au passage un p’tit bout de ton espoir. À chaque fois, tu te demandes s’il en reste encore, de l’espoir. Parce que malgré toute ta déception et ta douleur, tu veux encore y croire, à l’idée de refaire ta vie.

Ça fait un bout de temps que tu t’es séparée du père de tes enfants. Quand tu t’es sentie prête à affronter le marché du célibat, t’étais aussi naïve qu’une adolescente. Tu pensais que ce serait donc le fun de redécouvrir ton sex-appeal et de réveiller les petits papillons qui sommeillaient dans ton ventre depuis trop longtemps. Puis, le temps a passé. Un, deux, trois, quatre, dix, douze échecs amoureux se sont succédé. Tu as arrêté de les compter.

Pour toi, aujourd’hui, former un couple est devenu aussi probable que de gagner à la loterie. Il t’arrive encore de te dire que tu es une fille intéressante et que ce serait dans la normalité des choses de te trouver un bon match, mais le cumul de tous tes échecs échappe à cette logique. Comment ça se fait ? T’en viens même à te demander si tu ne serais pas victime d’un mauvais karma. Le premier gars à qui t’as brisé le cœur t’aurait-il jeté un mauvais sort? Le cosmos semble avoir aligné ses planètes pour t’empêcher d’être heureuse en amour.

À nouveau ce soir, tu as le cœur brisé. Mais tu ne peux pas te permettre de t’écrouler. Non, non. Tu as encore des enfants à t’occuper. Tu ravales tes sanglots, tu souris et tu pries pour ne pas que ta marmaille devine qu’à l’intérieur de toi, tout est brisé car tu ne veux pas traumatiser tes enfants et leur laisser entrevoir l’image d’une mère déprimée quand ils te regardent. Pendant que tu t’affaires à préparer le souper, faire les lunchs, superviser les bains, ramasser ce qui traîne, tu combats telle une guerrière, l’envie de fixer le mur pendant des heures. Et pendant que tu passes la balayeuse, fais faire les devoirs et sors les poubelles, tout ce dont tu rêves, c’est de te rouler en petite boule dans ton lit.

Mais dis-toi bien une chose : si ce n’est pas le dernier ou l’avant-dernier ou même celui de l’an passé, c’est qu’il est quelque part ailleurs, ton prince charmant. Et quand tu l’auras trouvé, toutes les larmes que tu auras versées ces dernières années prendront un sens. Parce que je te comprends; je sais que ce que tu vis ne fait pas de sens aujourd’hui. En attendant, range ton petit mouchoir dans ta poche et va jouer avec tes enfants. Danse, cours et ris avec eux, mais donne-toi aussi le droit de pleurer quand ils dormiront à poings fermés.

Tant qu’il y aura une larme dans le coin de ton œil, il faudra l’essuyer. Mais un jour probablement beaucoup plus près que tu ne le penses, tes yeux seront secs et ton coeur respirera de bonheur.

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