Tu n’es pas encore né, mon bébé

newborn in bed

Tu n’es pas encore né, mon bébé; le décompte des jours avant ta naissance n’est pas entamé. Mais pourtant, tous les jours, j’imagine les traits de ton visage, je me perds dans la lueur de tes grands yeux et je détaille la délicatesse de tes petits orteils. Toutes les fois que mon esprit a besoin d’un moment de répit, c’est vers toi qu’il se tourne car rien ne le rend plus paisible que de penser au jour où il te rencontrera enfin.

Tu n’es pas encore né, mon bébé; il m’est impossible de savoir combien de jours me séparent de ton premier cri. Mais pourtant, lorsque le silence emplit la maison, il me semble t’entendre pleurer, il me semble t’entendre m’appeler en babillant, les bras tendus, souriant, dans ton pyjama à pattes.  Et le son de ta voix, même s’il n’est pas défini, est déjà la plus douce mélodie qu’il m’ait été donné d’entendre.

Tu n’es pas encore né, mon bébé; mon ventre ne s’est pas encore arrondi dans l’attente ta naissance. Mais je peux déjà sentir l’odeur de tes cheveux et la douceur de ta peau. Je parviens même à enfouir mon nez dans ton cou pour mieux en respirer le parfum et ce parfum n’a rien à envier aux plus beaux jours du printemps, mon bébé. Parce que ce sera toi, mon printemps.

Tu n’es pas encore né, mon bébé; tu n’existes pas et ta chambre croule sous un bureau, un classeur et une tonne de boîtes. Mais pourtant, j’en peins déjà les murs du regard, je vois la petite commode dans laquelle je déposerai tous tes cache-couches sous la fenêtre et j’entends le mobile de ta chambre murmurer sa berceuse en tournoyant sous ton regard émerveillé. Tu n’es pas là, c’est vrai, mais la maison est déjà remplie de toi.

Tu n’es pas encore né, mon bébé; notre désir ardent de te chérir est connu de très peu de gens. Mais quand je regarde ton père, je le vois te prendre dans ses bras. Je l’entends te murmurer une comptine. Je le vois plonger son regard dans le tien, son bébé, le nôtre, persuadé que rien ni personne ne sera jamais plus grand ni plus fort que l’amour qui nous unit et mon cœur se gonfle déjà d’un bonheur si grand qu’il menace d’exploser.

Tu n’es pas encore né, mon bébé. Mais à chaque moment qui passe, je t’imagine au creux de mes bras, endormi. Je te vois dans notre lit, assoiffé, au petit matin, les yeux grands ouverts alors que la ville dort encore. Je t’entends éclater de ton petit rire en mangeant ta purée. Je te vois marcher à quatre pattes, le cœur battant par crainte que tu te blesses. Je t’entends grandir en prononçant tes premiers mots, le cœur gonflé de fierté devant tes petits progrès. Je sens ton parfum de bébé s’envoler pour faire place à celui de la grande personne que tu deviendras, mais qui demeurera à jamais mon petit bébé à mes yeux.

Tu n’es pas encore né, mon bébé. Mais je t’attends et je sais que chaque jour qui passe me rapproche un peu plus du moment où je te rencontrerai. De celui où mon cœur flanchera d’amour pour toi. Car personne ne saura mieux t’aimer.

Je t’en fais la promesse.

 

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