Mes beaux-enfants, je ne veux pas vous quitter

woman and stedaughter

C’était il y a bien des années que vous êtes entrés dans ma vie. En tombant amoureuse de votre papa, je me suis retrouvée sans le vouloir belle-maman d’une grande fille de quatre ans et d’un petit bonhomme de deux ans à peine, alors que moi je n’avais pas d’enfants.

Je ne vous le cacherai pas, malgré que vous étiez si mignons, ça n’a pas été facile au début. Vous, mes beaux-enfants espiègles, vous salissiez tout dans mon bel appartement, et il m’arrivait de trouver votre comportement plutôt insupportable. Vous qui ne voyiez votre papa qu’une fin de semaine sur deux, vous deviez en plus le partager avec moi… Vous aviez tant besoin de lui, et moi à cette époque, je ne le comprenais pas toujours.

Maintenant, ma grande fille, à dix-sept ans, tu es presque une adulte. Mon grand garçon, du haut de tes quinze ans, tu me dépasses d’une bonne tête. À cause des kilomètres qui nous séparent depuis quelques années, je vous ai vus grandir le plus souvent à distance, vous accueillant dans notre maison une ou deux fois par saison. Chaque fois que vous reveniez chez nous, je constatais comme vous aviez grandi, maturé, et comme votre maman faisait du bon travail avec vous. Pour vos deux petites sœurs, votre père et moi, votre venue était toujours une fête, et jamais assez longue. Sans trop m’en apercevoir, vous étiez au fil des ans devenus ma famille, et ce sentiment de fierté maternelle, j’ai commencé à le ressentir pour vous aussi.

Ma belle grande fille, quand je t’ai écrit pour t’annoncer notre séparation, à ton père et moi, tes mots d’amour m’ont fait pleurer. Dans ta peine, tu as déclaré que je serais toujours ta belle-mère.

Oui, je serai toujours votre belle-mère.

Un an plus tard, je me sens privilégiée que malgré la rupture, notre lien soit demeuré. Mon beau grand garçon, t’avoir assis à ma table me fait tant plaisir. Je suis comblée de t’entendre me raconter un peu ta vie d’adolescent, et touchée que tu t’intéresses à comment tes soeurs et moi nous allons. Ma belle grande fille au seuil de ta vie de femme, je t’avoue que j’ai versé une larme d’émotion lorsque tu m’as envoyé des photos au lendemain de ton bal de graduation. C’était toi la plus belle…

J’ai confiance que même si votre père et moi avons pris des chemins séparés, nous  saurons prendre soin de ce lien qui nous lie, et que nous avons mis tant d’années à développer. Vous êtes le frère et la sœur de mes filles, et nous serons unis à jamais, car au-delà de ce lien de sang se grave aussi un attachement profond, tissé au fil des ans. Malgré la séparation, je serai toujours fière de vous, mes beaux-enfants, et privilégiée d’avoir une place dans le coeur des personnes merveilleuses que vous êtes.

Je vous aime.

Votre belle-mère pour toujours

Sophie Perron
SOPHIE PERRON

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