Lettre à toi, la belle-maman de mes enfants que je déteste

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Il faut l’avouer, les familles reconstituées sont de plus en plus populaires.  Quand un enfant a des parents qui sont encore ensemble, c’est presque trop beau. Ce n’est plus comme dans le temps de nos parents. Maintenant, on se doit d’endurer celle que papa a choisie pour devenir belle-maman.

Toi, la belle-maman qui est dans le portrait depuis dix minutes, comment oses-tu juger la relation que j’ai avec mes enfants ?  Parce qu’on va se le dire, une belle-mère de vingt-quatre ans travaillant chez Maxi n’ayant aucun enfant ou expérience à part le baby-sitting  qu’elle a fait pour payer son premier jeans est clairement plus pertinente et a plus de jugement qu’une mère aimant ses enfants depuis douze belles longues années. Tu  juges les vêtements que mes enfants portent et tu poses cent millions de questions à mon ex pour savoir si le moindre picot sur la peau de mes minis signifie qu’ils sont maltraités. Parce que, toi, tu as eu une enfance difficile, ça ne veut pas dire nécessairement que mes enfants issus d’une famille éclatée vont subir le même sort.

Toi, la belle-maman qui appelle mes enfants ses trésors, mais qui affirme en même temps ne pas vouloir imposer sa présence trop rapidement. Même si depuis le jour -10, oui oui, parce que je ne suis pas dupe, je sais bien que tu étais dans le décor avant notre séparation, tu demandes à mon ex de déménager avec toi pour offrir un « meilleur » environnement pour NOS enfants. Parce que je dois clairement lire ici que tu juges que mes enfants ne sont pas bien avec moi?

Le jour où tu es rentrée dans ma vie est le jour où j’ai su qu’on ne mourait pas de vouloir étriper quelqu’un tellement fort que ça me faisait presque plaisir d’essayer.

Toi, la belle-maman qui ose me parler, parce que tu sais que ça va m’irriter à la puissance mille, pour me montrer des photos de souliers ou de manteaux que tu veux acheter pour mes enfants même si je t’ai déjà dit que j’en avais déjà. Je ne sais pas trop tu veux me prouver quoi, mais tu as réalisé ta quête, tu m’irrites solide.

C’est ben cute les collants de Pat’Patrouille sur le mur de leur chambre et tes sorties ultra spéciales en famille, mais ils ne t’appelleront pas maman pour autant. Ça fait que décroche.  En passant, merci ben pour tes achats et ton implication, mais pousse pas mes limites la petite.

Toi, la belle-maman qui juge mon verre de vin (lire ici bouteille) pour décompresser le vendredi soir parce que toi, tu ne veux pas boire. Tu sais-tu c’est quoi être une maman, toi? Le sais-tu ce que c’est d’entendre vingt mille fois le mot maman, gérer quarante mille crises et changer le lit vingt fois parce que le petit dernier que tu essaies de mettre propre t’a fait un beau cadeau nocturne? Ben non parce que tu es là depuis dix minutes et que « tu ne veux pas trop t’impliquer rapidement ».

Toi, la belle-maman qui croit tout savoir et qui s’obstine, s’impose, s’oppose. Garde ton opinion de belle-maman pour le jour où à ton tour, tu porteras le chapeau de maman.

Le jour viendra peut-être où tu relégueras ton arrogance au placard et tu admettras que tu ne peux pas toujours avoir raison et que mes enfants ne seront jamais les tiens.  On va peut-être finir par prendre notre verre de vin du vendredi ensemble et se dire qu’on a vécu des moments difficiles.

Mais pour le moment, je te hais du plus profond de mes tripes.

 

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

2 thoughts on “Lettre à toi, la belle-maman de mes enfants que je déteste

  1. Sophie Belhumeur Répondre

    J’ai été une enfant dont les parents se sont séparés et dont le papa a déménagé de la maison familiale pour emménager avec sa maîtresse. Ma meilleure alliée dans tout ce bordel.
    J’ai été dans ma jeune vingtaine une belle-maman très impliquée de 2 magnifiques enfants que je considère toujours comme en partie les miens 20 ans plus tard.
    J’ai été dans ma fin trentaine une belle-maman blessée et frustrée de 2 adolescents (pas les mêmes) parce que je n’avais pas droit de parole et ce, même dans ma propre maison.
    Je suis maintenant maman, séparée et dans mon début quarantaine du plus merveilleux et désiré des enfants.
    À titre de tous ces rôles (enfant, belle-mère et mère séparée), je peux dire que ce qui fait mal, c’est pas la place que la belle-mère prends dans la vie de nos enfants qui fait mal (au contraire, c’est rassurant qu’une femme soit là pour consoler, cajoler parce que souvent les papas… C’est pas leur force.), ce qui fait mal, c’est la place dans la famille qu’elle a et qu’on a pas.

  2. Melissa Répondre

    Mais quel mauvaise façon de communiquer, étaler ses problèmes de frustrations et de jalousie sur internet, au lieu d’aller en parler au personne concerné…. classique. Les gens aujourd’hui passe beaucoup trop de temps à haïr la nouvelle blonde ou le nouveau chum de l’autre, mais ça c’est peut etre juste parce qu il y a de la jalousie et des sentiment encore présent. Il faudrait peut être à ce moment là ce regarder en face et réfléchir à ce que le problème est et regarder le pourquoi on haï autant cette personne ….le problème ne vient pas de la belle mère, mais bien de la personne qui a tant de haine envers elle. Peut être que l’énergie dépensé à haïr cette femme serait mieux placé à essayer de s’entendre avec cette personne, car que tu le veulent ou pas elle fit partie de la vie de tes enfants et c’est au enfants qu’ils faut penser avant tout….pas à notre jalousie et notre frustration personnelle. Peut être que les famille nucléaire se porterais mieux aujourd’hui si les gens mettaient leur effort pour faire en sorte que les choses aillent bien même après une séparation, pour les enfants. Mais bon, ça prend une extrême maturité pour accomplir ça, ça l’air .

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