Merci de m’accompagner dans la maternité, mon amie

pregnant woman with friends

Je me souviens autrefois, au moment où nous envisagions de fonder une famille, chacune de notre côté. On s’imaginait maman, on n’avait aucune idée de ce qui nous attendait, on avait seulement hâte d’avoir un bébé, d’avoir notre famille. On se faisait des plans, on souhaitait tomber enceintes en même temps, on s’imaginait passer notre congé de maternité ensemble. On rêvait à notre avenir, et dans cet avenir, notre amitié demeurait. À ce moment-là, on était naïves, on ne connaissait rien de la vie. On ne pouvait pas savoir…

En fait, on ne pouvait pas savoir que tout ça allait réellement se passer. Pas tout à fait comme prévu, non, encore mieux. Et je ne pouvais pas savoir à quel point notre amitié deviendrait si importante à mes yeux.

Quand tu m’as appris la grande nouvelle, j’ai partagé tes joies et tes craintes. J’ai eu peur moi aussi. Je me suis remise en question, étais-je vraiment prête pour cette grande aventure ? Puis je t’ai regardée aller et ça m’a rassurée. Quand j’ai tenu pour la première fois ton nouveau-né dans mes bras, j’ai compris que nos vies changeraient. J’ai espéré que mon tour viendrait. Puis il est venu.

Nos vies ont effectivement changé. Nous avons bâti nos familles, eu deux, puis trois enfants. Nous avons appris le vrai métier de maman. Celui qui nous fait sourire, douter, rire et même pleurer. Mais nous avons continué à être là, l’une pour l’autre, différemment.

Aujourd’hui, c’est toute la gang que nous trimballons l’une chez l’autre, repartant encore seulement parfois aux petites heures du matin. Il y a maintenant deux tablées, celle des petits, et celles des grands. Nous mangeons sur une nappe tachée de sauce spaghetti, et ça, c’est juste normal. Les sujets chauds à table ont laissé place aux mille et une histoires sur nos enfants, sur nos familles. Ce n’est plus le son de nos fous rires qui remplissent la pièce, mais bien le bruit de nos enfants qui crient et courent autours de nous. Ce n’est pas seulement la cuisine qui est sens dessus dessous à la fin de la soirée, mais la maison complète.

Nos sorties entre couples ou entre filles sont encore plus précieuses, parce que nous avons réellement besoin de décrocher. Nos lendemains de veille sont plus difficiles, certes, mais les soirées encore plus méritées. Nous avons ajouté à nos rituels des sorties en famille, où les préparatifs sont multipliés, mais où le plaisir l’est tout autant. Nos road trips en vacances se font maintenant dans deux voitures séparées, bondées de bagages et d’enfants qui se promènent d’une voiture à l’autre à chaque arrêt.  Nos réservations au restaurant se font plus rares, mais quand elles ont lieu, la majorité des mets commandés proviennent maintenant des menus enfants.

Et même si parfois on est épuisées, fatiguées et cernées, et bien tout ça, on l’apprécie. Parce que c’est encore mieux que ce qu’on avait imaginé.

Je ne te remercierai jamais assez d’être encore là, malgré les moments plus tranquilles, malgré les semaines sans nouvelles, malgré les hauts et les bas de la vie. Notre amitié est non seulement demeurée, mais j’ai maintenant la certitude qu’elle est essentielle à ma vie.

Merci de donner la chance à mes enfants de grandir auprès des tiens, de leur permettre de vivre des moments merveilleux qui seront gravés à tout jamais dans leurs souvenirs d’enfance. Merci de me permettre de faire partie de votre merveilleuse famille, on vous adore tout simplement.

Et comme on sait si bien le dire après un verre de trop, je t’aime mon amie !

 

Maman Yin Yang
MAMAN YIN YANG

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