Les 4 moments où tu devrais t’excuser à ta mère

mother say no to kid at grocery

Avant de devenir maman, t’as passé par l’enfance et l’adolescence, toi-même. De là, t’as appris bien des leçons. C’est d’ailleurs probablement dès ton enfance que tu as commencé à t’imaginer ce que tu serais comme mère. Comme tous les enfants, y’a des moments où les décisions de tes parents t’ont paru incroyablement injustes. Tu t’es dit que toi, tu ferais autrement.

Aujourd’hui, t’es dans le camp parental, tu fais les choses à ta manière et il y a des moments où t’as l’impression que c’est ta mère qui parle quand tu ouvres la bouche. Voici quatre moments où tu devrais appeler ta mère pour la remercier de t’avoir enseigné la maternité ou pour t’excuser d’avoir été… une petite peste.

#1  “ Parce que j’ai dit non”

La fameuse réponse universelle. Ça te mettait le feu quand ta mère te répondait ça quand t’avais douze ans. Tu trouvais donc qu’elle avait pas rapport; “parce que j’ai dit”, c’est pas une réponse.

Pourtant, quand ça fait deux heures que ta fille te casse les oreilles avec les nouveaux souliers super écœurants que TOUT LE MONDE SUR LA TERRE PORTE SAUF ELLE, la pauvre enfant martyre, et que malgré tes explications sur le coût exorbitant des godasses, la non-nécessité de souliers à ce point de sa vie, le ridicule de faire comme tout le monde, elle ne lâche pas le morceau… et à court d’arguments, lorqu’elle te demande pour une énième fois pourquoi tu veux pas,  tu ouvres la bouche et tout ce qui sort c’est “Parce que j’ai dit non” ! Oups, maman avait raison. Prends le téléphone pis excuse-toi, la grande !

#2  “Fais un effort, t’es la plus vieille ! ”

Privilège réservé aux plus vieux de famille — quand faut que tu comprennes, que tu laisses ta place, que tu te la fermes parce que t’es venue au monde avant. Et que ça passait pas bien quand tu te faisais dire ça. C’était donc ben injuste ! T’avais pas demandé à être la plus vieille. Pis les plus jeunes étaient aussi tannants que toi !

Aujourd’hui, quand t’es à court d’idées pour régler la trois cent vingt-septième chicane de la journée entre tes enfants, que t’as la réserve d’énergie sur le très bas, c’est la première idée géniale qui te vient en tête — dire à ton plus vieux ou à ta plus vieille de lâcher le morceau. Ça se met tout à coup à être un argument qui tient la route. Temps de donner un autre coup de fil à ta mère pour t’excuser !

#3  “Si tu gèles, viens pas te plaindre !”

Ah, les plaisirs de l’hiver. T’étais arrivée à l’âge où c’était franchement pas cool de porter une tuque ou même des mitaines. Tu préférais te rentrer les mains dans les manches de ton manteau. T’aimais mieux geler que d’avoir l’air de la nounoune de l’école.

Aujourd’hui, tu commences à gérer les mitaines vers le mois de novembre. T’achètes en double ou en triple, pour t’assurer que la perte d’un gant ou d’une mitaine ne sera pas l’excuse, et tu pries pour que la mode soit au port de la tuque ou au moins, des cache-oreilles.

Ça n’empêche pas ta onze ans de mettre sa tuque dans son sac à dos même à -25 malgré tes arguments sur les engelures, les rhumes et la stupidité de se faire geler pour la mode ! Et quand elle passe le pas de la porte, tu lui lances « Ben si tu te gèles les oreilles, viens pas te plaindre à moi ! » Voilà, c’est dit ! T’as envie d’appeler ta mère pour te plaindre de tes enfants, mais tu sais ben que ta onze ans, son attitude, elle ne l’a pas prise chez le voisin.

#4  “Si ton amie se jette en bas d’un pont, vas-tu le faire toi aussi ?”

Phrase souvent entendue à l’adolescence alors que tu demandais les mêmes privilèges que ta meilleure amie. Rentrer plus tard, aller à une soirée, amener ton chum à la maison ! En fait, ta mère te la servait surtout quand tu insistais et qu’un simple « non » ne faisait pas ton affaire.

Fast-foward vingt-cinq ou trente ans plus tard, c’est la tienne qui insiste pour avoir les mêmes souliers à talons hauts (très trop hauts, c’est ben évident) parce que sa nouvelle meilleure amie, elle, elle en porte. Même toi, t’en portes pas des hauts comme ça !

Après quinze minutes de discussion qui ne mènent nulle part, et que les arguments sur les risques imminents de blessures quasi fatales avec de pareilles échasses ne marchent pas, tu sors l’artillerie lourde — « Si elle se jette en bas d’un pont, vas-tu la suivre ? » Fin de discussion.

Si t’étais honnête, t’appellerais ta mère pour la remercier de te l’avoir servie celle-là. Comme méthode d’enseignement sur l’indépendance de pensée, c’est dur à battre.

Pascale Paulin
PASCALE PAULIN

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