Toute la vérité sur l’arrivée d’un nouveau bébé dans une famille recomposée

baby and father hands

À toi, la mère en couple avec un nouveau conjoint sans enfant et avec qui tu songes remettre une brioche au four,

Dans quelques années,  tu te souviendras de cette journée où l’angoisse montait en toi puisque l’horloge de tes règles affichait retard. Tu te souviendras de tes mains tremblantes tenant le test de grossesse, un bâton qui rend le tout tellement « frette », mais sur lequel tu as lentement vu cette ligne rosée apparaître. Tu te souviendras d’avoir douté de la décision et ce, malgré le fait que tu te sentes entre bonnes mains avec ton nouvel amoureux, la flamme de ta vie. Tu te reverras flattant les cheveux de tes enfants issus d’une ancienne relation en te disant que ce bébé neuf viendra souder un lien particulier et fort au sein de ton couple et faire de vous une  « vraie de vraie famille recomposée ».

Malgré la peur qui t’habitera de devoir voir ton ventre redevenir aussi gros qu’un ballon de plage et sachant que neuf mois plus tard tu seras entrain d’accoucher, ce qui signifie en version imagée, faire sortir un cantaloup d’une narine, tu te laisseras porter par ta grossesse. À ce moment, ton amoureux sera présent, affectueux et tellement plus délicat que ton ancien conjoint.

Ce que tu ignoreras toujours à ce moment-là, c’est qu’en donnant naissance à ta progéniture, tu resteras la maman de toute cette jolie marmaille d’enfants avec qui tu te devras de diviser ton temps, ton énergie et ton argent pour que ce soit équivalent à l’un comme à l’autre et étant le bout de chou unique de papa, le nouveau bébé aura la chance d’avoir un papa présent et fou de chacun de ses sourires.

À tes yeux, ce sera le plus jeune. À ses yeux, ce sera possiblement son trésor unique et « parfait ».

À tes yeux, il se doit d’apprendre le partage. À ses yeux, les plus vieux de la famille pourraient faire un effort continu.

À tes yeux, la rentrée scolaire est un déboursement calculé sur ton budget. À ses yeux, l’école privée pour que les études du p’tit dernier soient les meilleures fait déjà partie des options.

Tu trouveras le tout injuste puisque, égoïstement,  tu donnerais n’importe quoi pour que vous soyez ensemble, dans le même portrait. Cela dit, il y aura potentiellement toujours papa et bébé  contre toi et les « autres ». L’unicité que tu recherchais et souhaitais pourrait bien n’être qu’un mirage en raison de cette ligne mince, voire invisible, mais possiblement présente qui définit sa famille et la tienne.

Quoiqu’il en soit, les choses se replaceront. Mine de rien, le bébé ne manquera d’absolument rien et tu verras que tes plus vieux non plus. Ton conjoint les aimera tous comme si c’était les siens à quelques détails près. Comme les matins cauchemardesques où ton plus vieux fera un crise de bacon pour une histoire de pantalon.

Comprends-moi bien, je ne méprise pas la situation puisque, comme toi, je referais exactement les mêmes choix si j’avais à remonter dans le temps. Je n’en veux pas non plus à mes attentes un peu déçues. Ce qui me dérange, c’est l’image préconçue de la famille parfaite. Parce que la perfection n’existe que dans l’œil de celui qui la voit de l’extérieur.

Mais reste que le dernier biscuit, c’est clairement le p’tit dernier qui va l’avoir, parole de papa.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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