Lettre à toi, la mère de mes beaux-fils

unhappy woman say stop

Je sais qu’on ne se parle pas souvent. Le moins possible même. Aujourd’hui par contre, j’ai des choses à te dire et je pense qu’on devrait en parler.

Premièrement, je ne veux pas prendre ta place. Je ne suis pas et je ne serai jamais la mère de tes gars. Ils ne vont jamais m’aimer plus que toi, tu n’as pas besoin de t’inquiéter. Je sais qu’on se connaît pas, mais je peux te dire sincèrement que tout ce que je veux, c’est leur bien. Quand parfois tu te demandes pourquoi je fais certaines choses, garde ça en tête.

Parce que oui, ce sont tes garçons, mais c’est moi qui les élève. Je ne veux pas t’insulter quand je dis ça, mais ce n’est pas à deux fins de semaine par mois que tu révolutionnes leur éducation. C’est moi qui suis avec eux au quotidien. Je fais mon possible pour leur donner de bonnes valeurs, qu’ils soient polis et respectueux. Je les élève comme le mien, du mieux que je peux.

À ta grande surprise, non, je ne parle pas en mal de toi devant les enfants. Quand j’ai besoin de ventiler, je m’isole. Ils n’ont pas à subir ça. J’espère que tu me retournes la faveur et que tu ne détruis pas mon image à leurs yeux. Je travaille tellement fort pour avoir un bon lien avec eux, ça serait dommage que j’aie à recommencer par jalousie.

Je dois te faire une confidence. Quand tu décides de ne pas prendre les enfants, c’est dur pour notre famille. C’est dur pour les gars qui ont le coeur brisé et qui comptent les dodos avant d’aller voir maman. C’est dur pour mon bébé qui n’a pas beaucoup de temps avec son papa parce que ses frères sont très insécures et colleux. Cette fin de semaine-là, c’est son moment avec lui. Égoïstement, c’est dur pour moi aussi. J’en ai besoin, de mes deux jours tranquilles avec mon chum. Une famille forte, ça passe par un couple fort.

Finalement, je sais que tu as vécu et que tu vis des choses difficiles sauf que parfois, je me demande ce qui peut bien te passer par la tête. Je ne comprends pas que tu demandes pas de nouvelles pendant deux semaines. Que tu nous dises que tu peux pas les voir parce que ton char est brisé ou que tu t’es chicanée avec ton chum et qu’on doit venir les chercher. Trop souvent.

Tu fais ton possible, mais c’est pas tout à fait suffisant. Quand les enfants partent, j’ai une grosse boule de stress dans le ventre parce que je ne sais jamais dans quel état ils vont revenir. Pourquoi ils crient, mordent, tapent? Ils ne sont plus les mêmes jusqu’à ce qu’ils se replacent après plusieurs jours de constance et de bisous.

La goutte de trop, c’est quand tu quêtes de l’argent. Si tu demandes de l’argent pour les garder vingt-quatre heures de plus quand tu n’as absolument rien à payer pour eux, ça me dégoûte.

Pour l’instant, ils ne se rendent compte de rien et on travaille pour que ça reste ainsi. Un jour, ils vont voir tout ce que tu ne fais pas pour eux.

J’espère qu’un jour tu réaliseras ce que tu manques. Tous ces instants précieux que tu perds avec eux.

En attendant, je garde le fort.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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