Toi, tes enfants et la violence conjugale

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À toi, mon amie vraiment incroyable. L’exemple vivant du mot résilience. Toute jeune déjà, tu as eu une réalité familiale un peu plus complexe que ce que la plupart des gens traversent. On t’a filé des responsabilités d’adulte alors que tu étais enfant. Ça force quelqu’un à vieillir, c’est le moins qu’on puisse dire.

Bref, tu as rencontré le père de tes enfants et rapidement, vous avez fondé une famille. Vous n’y êtes pas allés de main morte, chose. Un pis deux pis trois pis quatre.

Ce papa-là, ce n’est pas le modèle le mieux équipé de ceux qui sont disponibles sur le marché, mettons. Son idée d’une conjointe, c’est une bobonne de maison qui a le devoir de gérer/faire manger/consoler/changer les couches/guérir/réprimander/reconduire/autres tâches connexes les enfants. Lui, sa tâche principale consiste à étamper la forme de son corps dans le divan en critiquant au passage tous les faits et gestes de bobonne, en rabaissant les enfants quand ils font des erreurs, des mauvais coups ou qui ne se comportent pas comme il le faudrait dans son monde idéal de gars rigide à qui tout le monde, bobonne incluse, doit obéir.

Bobonne, après des années de manipulation, de menaces, de sautes d’humeur et de pétages de coche astronomiques, elle s’est mise à réfléchir. Réfléchir longuement, même. Pourquoi traîner un pareil boulet de canon? De toute façon, tu te tapes tout toute seule, ça changerait quoi d’être officiellement seule dans ce cas? Pour la première fois, Bobonne confronte monsieur et tu lui annonces ton départ.

Les femmes victimes de violence conjugale psychologique sont difficiles à identifier aux yeux des proches parce que ça ne laisse pas de traces apparentes. L’empreinte psychologique, elle, guérit solidement moins vite que les ecchymoses.

Mon amie, après avoir reçu des menaces de mort, tu as cheminé avec des intervenantes. On t’a fait réaliser que tu avais vécu pendant des années de la violence psychologique à la maison. La prise de conscience assomme autant qu’un coup de poing.

Ma résiliente amie, tu as cheminé pendant trois ans avec la DPJ dans ta vie parce que le père de tes enfants faisait des interventions inappropriées auprès d’eux. Même avec la DPJ au dossier, plusieurs proches et membres de ta famille et ex belle-famille ont remis en cause l’existence de ce climat de violence psychologique.

Mon amie, tu es un phénix. De tes cendres, tu es née à nouveau, le feu dans les yeux. Une force de caractère jusque-là inconnue est apparue.

Ma belle, j’apprécie cette force que tu as maintenant en toi. Tu es une femme exceptionnelle, une maman battante, une survivante de la violence conjugale. Je suis tellement fière de tout le chemin que tu as parcouru en te choisissant lorsque tu as décidé de quitter un environnement familial toxique. En misant sur toi, c’est un cadeau que tu as fait à tes 4 enfants qui vivent maintenant dans un contexte beaucoup plus sain, grâce à toi! Il te reste du chemin à faire, ce n’est pas gagné d’avance, mais chose certaine, tu as traversé le gros de la tempête et le bateau tient encore.

Catherine I.
CATHERINE I.

Une réflexion sur “Toi, tes enfants et la violence conjugale

  1. Bobonne Répondre

    Ohhhhh merde ça ressemble beaucoup TROP à ce que je vis… sauf la fin où elle part, car j’y suis encore, paralysée par la peur..

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