maman avec enfant

Je compte bien te laisser être un enfant le plus longtemps possible

Mon trésor, je compte bien te laisser être un enfant le plus longtemps possible.

Je ne te demanderai pas de toujours marcher; si tu préfères parfois être porté, je te prendrai dans mes bras aussi longtemps que mon corps me le permettra.

Je ne te demanderai pas de te préparer à dormir seul si tu préfères reposer ta tête bouclée sur mon cœur rempli d’amour pour toi.

Je ne te demanderai pas d’être indépendant si ce que tu veux, c’est tenir ma main, même sans traverser une rue.

Je ne te demanderai pas de t’asseoir à mes côtés si tu souhaites t’asseoir sur mes genoux. Même si tes jambes sont maintenant beaucoup plus longues et ton petit corps beaucoup plus lourd, je préfère encore être légèrement inconfortable car cela me permet de sentir le doux parfum de ton enfance.

Je ne te demanderai pas toujours d’être autonome lorsque tu voudras que je t’aide. Même si je sais pertinemment que tu peux faire bien des choses par toi-même, tu pourras toujours compter sur moi.

Je ne te demanderai pas de ravaler ta peine et sécher tes larmes si tu souhaites que je te console. Je serai cette caresse que tu pourras déposer n’importe où, sur tes bleus comme sur tes coupures, mais aussi sur toutes tes petites douleurs invisibles.

Je ne te demanderai pas de prendre ton bain tout seul tous les jours si, certains soirs, tu veux que nous nous amusions dans la mousse et que nous nous laissions bercer par cette belle chaleur que tu me procures bien davantage que l’eau de la baignoire.

Je ne te demanderai pas de grandir plus vite que tu ne grandis déjà, car chaque année qui passe m’éloigne de ton enfance, t’éloigne inévitablement aussi de moi.

Mon enfant, par moments, je suis peut-être surprotectrice ou même égoïste de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu ne grandisses pas trop vite, mais je sais qu’un jour tu prendras les devants.

Ce jour où tu ne me demanderas plus de te porter, de te border, où tu ne m’offriras plus cette petite main qui a déjà tellement d’assurance, je respecterai ton choix.

Ce jour où tu voudras t’asseoir un peu plus loin, où tu feras tout par toi-même, où tu ne voudras plus de mes baisers sur tes bobos et où tu préféreras te laver seul, je respecterai aussi ton choix car il viendra de toi.

Et je saurai que tous ces moments où j’ai pu profiter de ta tendre enfance, je ne les aurai pas volés à moi-même en refusant cette proximité que tu m’offres.

Tu as toute la vie pour apprendre à ne pas dépendre de moi, et je n’ai pas assez d’une vie pour me lasser de toi.

Je t’aime, mon bébé.

Crédit : AleksandarNakic/istock.com

Anilyn Paradis

Fière maman d’une petite princesse dénommée Lily grâce à laquelle je me découvre et j’évolue de jour en jour, être mère est une réalité qui me chavire autant qu’elle me comble. C’est une multitude de petits défis et de grands bonheurs et surtout de l’amour à profusion, partout, tout le temps. J’ai toujours aimé griffonner dans mon journal, mais mon grand plongeon dans le monde de la maternité m’inspire énormément et m’a donné envie de vous partager mes écrits.

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