À toi qui veut accoucher en maison de naissance, je ne te comprends pas

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ATTENTION : La Dure-Mère est la nouvelle couverture controversée utilisée par toutes les mamans qui ont envie de partager leurs opinions les plus arrêtées sur la maternité. Fracassante, sans nuances, aux limites caricaturales, La Dure-Mère juge, dérange, choque, soulève les passions et suscite des débats. Vous l’aimerez jusqu’au jour où vous ne l’aimerez plus parce qu’elle aura effleuré un sujet qui vous tient à coeur sans partager votre vision. Mais plutôt que de sortir de vos gonds, pourquoi ne pas utiliser sa couverture pour défendre votre opinion à votre tour ?

Quand tu me dis que tu veux accoucher ailleurs qu’à l’hôpital, j’ai de la difficulté à comprendre ton choix parce que pour moi, c’est la place la plus sûre pour toi et ton enfant.

Tu vas me dire que dans l’ancien temps, les femmes accouchaient à la maison. C’est vrai. Mais dans ce temps-là, le taux de mortalité infantile et de femmes qui décédaient lors de l’accouchement était beaucoup plus élevé. Si ce n’est plus une pratique si courante aujourd’hui, c’est qu’il doit bien y avoir une raison. Pour être honnête, je ne comprends pas pourquoi des femmes préféreraient accoucher à la maison.

Tu vas aussi me dire qu’en accouchant dans une maison de naissance, tu peux permettre à ta famille de venir assister à l’accouchement. Même tes autres enfants peuvent venir si tu le souhaites. C’est vrai. Mais je me demande si un enfant de cinq ans veut vraiment voir sa mère accoucher. Je pense qu’il peut très bien attendre de se faire expliquer comment les enfants viennent au monde de façon verbale comme les autres enfants de son âge l’apprendront. Pour être honnête, je ne comprends pas pourquoi un enfant assisterait à un accouchement.

Tu me diras qu’en maison de naissance, tu es suivie par une seule sage-femme du début à la fin de ta grossesse et qu’elle sera présente à ton accouchement plutôt que d’avoir des infirmières en rotation à tour de rôle autour de toi à l’hôpital. C’est vrai, mais je préfère tout de même être à l’hôpital et côtoyer plusieurs personnes différentes dans un endroit où se trouvent justement une multitude de spécialistes de la santé équipés et prêts à me secourir ainsi que mon bébé en cas de besoin.

Et s’il y a une complication? En maison de naissance, tu es juste à côté de l’hôpital, c’est vrai, mais tu n’y es pas et parfois, quelques minutes peuvent tout changer, autant pour toi, la mère, que pour ton enfant. Pour être honnête, je ne comprends pas pourquoi prendre ce risque.

Est-ce que l’expérience vaut vraiment les risques encourus? Personnellement, si je n’avais pas eu une équipe médicale complète ainsi que des appareils médicaux adaptés à mon bébé, il ne serait pas là aujourd’hui, alors je suis vraiment contente d’avoir accouché dans un hôpital.

À toi, la maman qui accouche en maison de naissance, je ne te comprends pas. Peux-tu m’expliquer ce qui motive tes choix ?

Lisez aussi À toi, qui as été critiquée parce que tu as décidé d’accoucher en maison de naissance.

La Dure-Mère
LA DURE-MÈRE

23 thoughts on “À toi qui veut accoucher en maison de naissance, je ne te comprends pas

  1. Tania Répondre

    Je répondrai simplement que tu ne connais rien sur le sujet et c’est ce qui fait que tu es pleine de peur irrationnel. Accoucher avec une sage femme est la plus belle façon de vivre un naissance. ❤️

    1. Valerie Répondre

      J’imagine que vous n’avez jamais été obligée d’avoir une cesarienne d’urgence ( urgence= dans les 15 prochaines minutes) que vous vous permettez de dire qu’elle est pleines de peurs IRRATIONNELLES

      1. Chloe-Kim

        Pour avoir une cesarienne le bloc opératoire doit être préparer chose qui ne ce fait pas en 30 seconde alors si tu est en maison des naissance et que tu a besoin d’un césarienne il appele l’hôpital et le temps que ti te rende en ambulance parfois le bloc n’est meme pas encore prêt pour toi

  2. Helene Répondre

    Je me suis arrêtée à “Quand tu me dis que tu veux accoucher ailleurs qu’à l’hôpital, j’ai de la difficulté à comprendre ton choix parce que pour moi, c’est la place la plus sûre pour toi et ton enfant.”

    Parce que avec “pour moi” on est du ressort de l’anecdote qui na aucun poids face aux études scientifiques et recommandations qui changent (basées sur celles ci) faites depuis des années. Dommage.

    Peut être qu’avec des lectures référencées comme “Accouchement. Les femmes méritent mieux. Livre de Marie-Hélène Lahaye” le “pour moi” aura simplement valeur de ressenti face à vos peurs, manque de confiance ou d’information, vision simplement différente de l’accouchement. (Oui le fameux “si je n’avais pas été à l’hôpital mon bébé serait mort” y passe aussi, le taux de mortalité…). Le site des sage femmes du Québec ne seraient pas un luxe face à ta désinformation (tsé elles suivent des grossesses à bas risques et ont fait 4 ans d’études sur le sujet vs les médecins qui quand ils étudient ça c’est principalement pr les pathologies et donc appliquent à la plupart des femmes des choses inutiles, et la collaboration avec eux est là pr palier aux problèmes qui surviennent on ne dit pas qu’ils sont inutiles). Les recommandations de l’ONU très accessibles aussi ou cet article du devoir:https://www.ledevoir.com/societe/sante/411775/maternite-la-science-plaide-pour-les-sages-femmes et le dossier de planete f https://www.planetef.com/dossier/abus-dans-la-salle-daccouchement/

    Si j’avais été à l’hôpital, j’aurai accouché sans doute dans des etriers, à me faire douter de moi car petite carure (bassin trop petit blablabla), à flancher pour avoir de la médication (important de savoir que pr la péridurale c’est là là hein), dans une chambre avec des va et vient constant et en jaquette. Avec un peu de chance j’aurais évité l’episiotomie et la cascade d’intervention avec l’ocytocine etc.
    Sans compte l’accompagnement de la 1ere infirmière ou médecin qui passait ds le couloir ou un changement de chambre en plein travail (lol).

    Toutefois, je lis bcp sur l’histoire de la médecine, la science et le feminisme.

    À toi qui veux accoucher à l’hôpital, je comprends quand même ton choix mais je sais pourquoi, moi.

  3. Stéphanie Répondre

    Je vous inviterais à vous renseigner sur la pratique sage-femme, sur l’histoire de obstétrique et à lire sur les statistiques entourant les naissances, statistiques qui parlent en faveur de la pratique sage-femme.

    Il y a beaucoup de méconnaissance et de fausses croyances dans votre propos.

    Après, chacune accouche où elle se sent en confiance, par contre, faut-il encore que ce choix un choix éclairé et non pas basé sur la peur.

  4. Émilie Mendoza Répondre

    À toi, maman qui ne comprend pas: je comprend ton point de vue et surtout, je vois que tu ne comprend pas ce qu’est un suivi avec une sage-femme. Si j’en avais su aussi peu, j’aurais sans doutes, moi aussi, la peur de ma vie. Tout ce que je peux te dire, moi qui aie eu 2 suivi sage-femme c’est informe-toi si ça te tiens à coeur de comprendre. Les informations sont là, les statistiques disponibles facilement. Non, je ne te le dirai pas, tout cuit dans le bec. Je ne dirai rien de plus car j’ai comme l’impression que si tu es prête à écrire de manière anonyme sur un sujet dont tu ne connais visiblement rien, une discussion avec ouverture d’esprit pour voir des faits n’est pas possible.

  5. Mylene Répondre

    Oh, quel triste texte qui colporte tant d’ignorance. Je te répondrais que les sage femme sont des professionnelles de la santé, spécialistes de l’accouchement normal, titulaires de 4 année d’études universitaires et formées à la réanimation et à toute intervention d’urgence. Elles intubent les bébés, recousent les déchirures, arrêtent les hémorragies, pansent le cœur et respectent chaque femme dans ses choix.

  6. Géraldine Répondre

    Tu vois si j’avais accouché en milieu hospitalier sur le dos les pieds dans les étriers, je n’aurai pas accouché, j’aurai eu une cesarienne. Au lieu de ça, j’ai eu un accouchement vaginale. Certe long et pas tjrs pénible mais j’ai eu pleine conscience de la naissance de ma fille et je peux dire que je sais ce que veux dire “donner la vie”.

  7. Olivia Répondre

    Pour commencer je ne vous juge pas de preferer l’hôpital. Chacun son choix. Mais merci de ne pas insinuer que je met la vie de mon enfant en danger a moins d’en etre certaine svp. Faites vos recherches si ca vous interesse vous verrez que les statistiques parlent d’elle même. Si jamais quelque chose de malheureux arrive les sages femmes sont aussi bien équipées et formées pour prendre en charge. Je suis desolee d’entendre que vous avez eu des complications avec votre accouchement par contre mais ca me surprendrais beaucoup que les sages femmes n’auraient rien pu faire…

  8. Mélanie Répondre

    La société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié en février 2019 une déclaration sur l’accouchement prévu à domicile. On comprend que dans “domicile”, on peut inclure tout lieu adéquat qui n’est pas l’hôpital, donc la maison de Naissance. Cette déclaration conclue 6 messages-clé, dont celui-ci :
    “Au Canada, la planification d’un accouchement à domicile avec une sage-femme autorisée ou un médecin adéquatement formé dans le système intégré (arrimés avec des soins hospitaliers) CONSTITUE UN CHOIX RAISONNABLE pour les personnes à faible risque (…).”
    Les majuscules sont de moi. La SOGC s’appuie sur des données probantes pour écrire ses déclarations.

  9. Mira Lupdur Répondre

    Pourquoi accoucher à la maison de naissance ou à domicile? Pourquoi une sage femme plutôt qu’un gynécologue? Avant de se prononcer, mieux vaut se renseigner et consulter les études faites sur le sujet. La pensée populaire que vous véhiculez est celle de ceux qui n’ont pas pris connaissance des recherches et des statistiques et de ce qu’est la pratique sage femme. Que quelqu’un se sente plus à l’aise à l’hôpital est tout à fait correct, mais l’inverse est aussi vrai. Je vous invite à vous poser plutôt la question “pourquoi la pratique sage femme a-t-elle été légalisée au Québec”. Cela répondra à votre question.

  10. Audrey Tanguay Daigle Répondre

    Je peux comprendre que tu ne comprend pas. Que dans ta tête et dans celles de plusieurs l’hôpital est le lieu de plus sur.
    Maia si tu cherches loin dans l’histoire tu trouvera pourquoi aujourd’hui nous avons cette mentalité. Au fil du temps les femmes on perdu leur voix et même droit! Je parle de moyen age a aujourd’hui. Oui dans le temps de mon arrière grand mère le taux de mortalités étaient plus élevés. Mais les loeux n’était pas adapter non plus. Avec une sage-femme on accouche pas dans une grange! Non on accouche dans un lieu contrôlé. Mais qui na pas laspect dune chambre d’hôpital. Ben non pas de néon, de lit d’hôpital, un petit bain. Nous avons une grande chambre, lit double, gros bain, une salle de bain, des armoires pour défaire nos bagages, une cuisine pour la famille et nos deux sage-femmes. As tu déjà pris le temps de visiter une maison de naissance. Il y a rien de barbarre la! Il y a aussi le suivie de grossesse qui n’est pas comparable. Par exemple j’ai les même sage-femme du début a la fin. Chaque rendez vous peuvent prendre jusqu’à 1 heure si tu le désire pour prendre le temps de crée un lien fort avec ta sage-femme, pour que papa puisse lui aussi partager ces inquiétudes, pour qu’elle te partage des recherches , des ressources pour prendre les décisions qui respecte tes valeurs les plus profondes . Elles ne toucheront pas ton col a moins que tu le demande. Parce quelle part du principe que ton corps sait ce qu’il fait. Il est bâti pour enfanté! À mon premier j’avoue avoir vécue un transfert en milieu hospitalier. Et j’avoue avoir détesté mon expérience. Quand tu passe d’un lieu intime a un lieu sous les néons avec pleins de résidents, d’infirmières et gényco qui te dise quoi faire et son même pas foutu de te nommer par ton nom. Ben oui j’ai subis de la violence obstétricales. Oui sa existe!!! Moi on m’appelait la fille de maison de naissance, elles prenaient mon bébé la nuit sans m’avertir. Combien de fois j’ai chercher mon fils dans la maternité!!! On m’a intimidé dans ma chambre parce que je n’ai pas voulu administré des vaccins. Ils m’ont obligé a avoir des (5) résidents qui assite a mon accouchement pourtant dans mon plan de naissance je refusais des stagiaires. On m’a coupé sans demandé mon avis!!! Alors oui à ma deuxième j’ai accouché dans l’eau à la maison de naissance. Merci à tout les merveilleuses sage-femme !!!

  11. Cynthia Répondre

    La meilleure explication que j’aurais à te donner, c’est que tu n’as aucun renseignements qui te permettrais d’y comprendre quelque chose…
    si tu mettais le même nombre d’heure en recherche sur le service sage femmes et les statistiques d’accouchement vaginale naturel vs l’accouchement contrôlé médicalement, tu n’aurais même pas écrit cet article!

  12. Marie Répondre

    Tout simplement parce-que je me suis renseigné sur TOUS les positifs ET négatifs d’avoir un suivi obstétrical avec sage-femme vs avec gynécologue/obstétricien et que suite à ces nombreuses lectures, discussions et recherches j’ai compris que, pour moi, il n’y avait rien de mieux que l’accouchement en maison de naissance avec sage-femme.
    Par contre il est désolant que suite à la lecture de ce texte, force est de constater que l’auteure n’a malheureusement aucune idée de ce qu’est une sage-femme, une maison de naissance et même un accouchement, tristement. Je te parle donc à toi personnellement la “dure-mère” qui a composé ce texte: je pense sincèrement que tu n’as simplement jamais tenté de comprendre et le mieux serait de te renseigner réellement sur ce qu’est un suivi obstétrique avec une équipe de sage-femme, puis de revenir ici nous donner une opinion juste, qui j’espère sera plus nuancée, mais surtout basé sur la réalité et non pas sur des mythes et des craintes infondées. S’il vous plaît, par respect pour la profession de sage-femme et toutes ces familles qui les ont choisi pour la venue au monde de leurs enfants Merci

  13. Mélanie Répondre

    La Société des gynécologues et obstétriciens du Canada (SOGC) vient de publier en février 2019 une déclaration sur l’accouchement à domicile planifié. Par extension, on peut comprendre que ce qui s’applique au domicile s’applique aussi à la Maison de Naissance, puisqu’il est principalement question d’être “hors centre-hospitalier”. La déclaration lance 6 messages-clé, dont le suivant :
    “Au Canada, la planification d’un accouchement a domicile avec une
    sage-femme autorisée ou un médecin adéquatement formé dans le
    système intégré décrit (c-à-d dans un système de santé où l’accès à l’hôpital est facile en cas de besoin) CONSTITUE UN CHOIX RAISONNABLE pour les personnes dont le risque est faible(…)”
    Les majuscules sont de moi.
    La SOGC ainsi que l’OSFQ s’appuient sur des données probantes, des preuves scientifiques pour soutenir les accouchements hors-CH. Personne ne veut mettre la vie d’une personne enceinte ou de son bébé en danger. Certainement pas la personne enceinte, pas plus que les sages-femmes. La sécurité et la santé sont PRIMORDIALES. Et parfois, les données scientifiques le démontrent, les résultats de santé sont égaux ou meilleurs hors-CH. Mais pas pour tout le monde. Le premier critère, c’est de le vouloir. Viennent ensuite tout un tas de critères de santé très serrés qui font l’objet d’une loi au Québec à laquelle toutes les sages-femmes se doivent de se conformer.
    À toi qui ne comprend pas, si tu te sens davantage en sécurité à l’hôpital, c’est que l’hôpital est le meilleur endroit pour toi pour accoucher. On n’essaiera jamais de te convaincre du contraire. Ait l’élégance d’avoir la même attitude envers ceux et celles qui n’ont pas le même sentiment de sécurité de toi.

  14. Laurie Répondre

    Décidément avant d’écrire cet article, avant de poser la question dans « l’univers » (internet) vous ne vous êtes certainement pas informé sur la formation et l’équipement « médical » dont les sage-femme sont équipées pour accompagner la mère dans son accouchement. Moins il y a d’intervention médicale (déclenchement, péridurale), mieux un accouchement se déroule. En effet il peut y avoir des complications lors d’un accouchement et les sage-femme sont formées pour intervenir au bon moment. Par exemple, à l’hôpital l’intervention sera plus « dernière minute » dans les interventions vu la proximité des soins d’urgence, et en maison de naissance leur seuil d’attente est différent, si urgence il y a. Et on parle ici d’urgence médicale, dont les sage femme ne peuvent intervenir.

    De mon côté je me suis sentie 100% en confiance lors de mes à ccouchements. En contrôle de mon corps aussi. Après la naissance, j’ai pu dormir avec mon conjoint dans un lit king dans notre grande chambre à la maison de naissance pour me reposer le plus possible avant le retour à la maison, et nous avions de l’aide 24h sur 24 aussi si besoin. On ne venait pas nous réveiller aux 3h pour s’assurer que bébé avait bien bu, on était bien informé. Lors du suivi, je pouvais appeler durant les 6 premières semaines ma sage femme 24h sur 24 pour diverses questions sur mon bébé, et l’allaitement. Je me suis sentie épaulée à tous les niveaux. Le suivi sage-femme n’est pas uniquement exceptionnel pour l’accouchement en soi, mais le suivi avant et après l’accouchement également.

    Il faut le vivre pour le comprendre et je crois que comme dans n’importe quoi, il ne faut pas juger avant de s’être vraiment bien informé. Décidément cet article a été écrit sans s’être informé à ce sujet et est rempli de jugement. Je ne juge pas quelqu’un qui décide d’en ne pas faire d’AVAC, quelqu’un qui décide de ne pas allaiter, quelqu’un qui décide d’avoir la péridurale, bref je crois que le lieu de naissance de son enfant revient aux parents et qu’il est important de s’informer avant de faire un choix (et/ou de juger les autres!)

  15. Andrea Houle Répondre

    Tu n’es certainement pas la seule qui pense comme ça. Mais bravo d’avoir posé la question, C’est vrai que ça doit être questionnant pour quelqu’un qui a vécu une naissance stressante dans un hôpital.

    En tant que sage-femme, je ne pourrais pas faire mon travail si je n’avais pas l’évidence statistique, bio-médicale, expérientielle et évolutionnaire que les naissances chez les familles en santé et à bas risque vont *généralement* très bien et même mieux quand elles sont vécus à l’extérieur de l’hôpital.

    Pas toujours… Généralement. Y’a rien de parfait, il y aura toujours des erreurs dans la nature et des erreurs humains mais que ce soit les sages-femmes, les infirmières, les omnis, les gynecos ou les pédiatres – on fait tous notre gros possible pour que les femmes et bébés aillent le mieux qu’ils peuvent.

    Les sages-femmes ne font pas n’importe quoi, n’importe comment et on a les preuves que ce qu’on fait et la façon qu’on le fait contribue à un haut niveau de sécurité pour les familles. Mais câline des fois quand on arrive en fureur à l’hôpital avec une urgence, ça paraît pas! Merci à nos collègues hospitaliers qui nous épaulent là-dedans. C’est grâce à nos ententes et le soutien des équipes dans les hôpitaux qu’on peut avoir des accouchements si extraordinaires ailleurs qu’à l’hôpital!

    Parceque quand ça va bien, la plupart du temps – C’est extraordinaire. On va être une présence discrète et bienveillante. On surveille et on soutient dans la pénombre et la tendresse. 70 à 85% des naissances hors CH vont comme ça.

    Quand ça vire croche on change le plan et on va là où on va avoir les grosses interventions. Mais en attendant d’y être, les sages-femmes ne font pas des incantations et brûler d’la sauge… Les urgences obstétricales et les réanimations néonatales sont une grande partie de notre champ de compétences et de professionalisme – c’est juste pas LA chose qui nous défini le plus.

    Peu de personnes vont dire: “En tout cas, moi je veux une sage-femme parce que check-là ben sortir un bébé pris dans une dystocie des épaules avec ses petites mains ambidextres et hyper-agiles…” Mais elles devraient! C’est pas juste pour avoir l’assiette de fruit qu’on fait affaire avec la maison de naissance!

    Crois moi, qu’il n’y en aurait pas de sages-femmes ou de maison de naissance si on avait pas les indicateurs statistiques preuves de notre dévouement envers le bien-être ET la sécurité des femmes et de leurs bébés.

    J’espère que ça t’aide un peu plus à comprendre que les naissances hors CH avec SF ne sont pas dangereuses pour les femmes à bas risque et qu’elles ne mettent pas la vie de leurs bébés en danger.

  16. Jenny-fleur Répondre

    Simplement pour répondre que de mon côté, tous les accouchements des femmes de mon entourage (qui ont eu lieu à l’hôpital), ont finis en complications et AUCUN de ceux qui ont eu lieu à domicile ne s’est mal déroulé.

    À préciser aussi que la plupart des femmes que je connais qui accouchent à l’hôpital sont des femmes qui ne se sont jamais informée sur l’accouchement et les moyens de reduire la douleur des contractions. Alors c’est sûr que si tu crois que le médecin t’accouche, que tu subis un accouchement et que tu peux MOURIR en accouchant, on peux dire que ta confiance en ton corps et en la vie est assez basse. Se faire manquer une epidurale peut paralyser un de tes membres, une episiotomie peut te rendre incontinente, l’ocytocine peut te rendre les contractions insupportable et un médecin qui te regarde avec impatience ou te questionne sans arrêt durant ton moment le plus vulnérable peut te déstabiliser mentalement plus que jamais. Ce sont toutes des situations que tu ne verra jamais avec une sage-femme. Par contre elles ne surmedicalisent pas les accouchements mais elles savent très bien toutes les complications possibles et transfèrent les accouchements qui nécessite VÉRITABLEMENT d’être médicalisés

    Car la plupart des femmes qui accouchent avec un SF, veulent ce qu’il y a de mieux pour leur accouchement, pour leur enfant et pour elles-mêmes. Elles s’informent et prennent les meilleures décisions basées sur des données probantes et sur des recherches plutôt que de se basées sur la peur et la méconnaissance. J’ai confiance en la capacité de corps des femmes d’accoucher et j’ai confiance au suivi sage-femme, elles ont un ordre qui veille à la sécurité de leur pratique et je oense fondamentalement que toutes les femmes doivent s’approprier leur accouchement pour le vivre et non le survivre ou le subir!

  17. Marie-Eve Répondre

    Quand je lis un texte de ce type c’est là que je vois que de ne pas se renseigner et d’écrire “at large” est donné à n’importe qui … ma fille de 2ans et demi à vu la naissance de son petit frère il y a tout juste 3semaines et tu sais quoi ! Elle en est aucunement dérangé, et même qu’elle y a pris part en écoutant le coeur, en aidant ma sage-femme ! Elle nous en parle chaque jour avec des yeux pétillants, ici c’est un évènement en petit cocon familial que d’accueillir un nouveau membre. Quand on ne connais pas quelque chose on ne prétend pas pouvoir écrire un article dessus.

  18. Caroline Répondre

    Je te demanderais plutôt:
    Pourquoi fais-tu plus confiance aux autres qu’à toi-même?
    Pourquoi remets-tu entre les mains d’inconnus, toute ta confiance et que tu ne te fais pas plus confiance?
    Pourquoi n’as-tu pas plus confiance en la vie que ça?
    D’où provient ton insécurité profonde au point de plus penser aux “au cas où” que à tout ce qui ne pourrait pas arriver?
    Penses-tu tout pouvoir contrôler?

    Crois-tu que parce que tu es dans le milieu que tu considères le seul endroit juste pour accoucher, il n’arrive rien?
    D’où provient ta peur d’aller au-delà de ta peur?

    Tu dis que tu penses au bien-être de l’enfant à venir et ça, je n’en doute absolument pas… mais je ne suis pas certaine que tu as pleinement conscience que ce que tu fais subir à l’enfant dès qu’il sort de son univers pour entrer dans notre univers de lumière vive, de froid, de bruit ainsi de suite.

    Si j’avais écouté toute la machinerie médicale qui “confirmait” sur papier que j’avais une très grosse contraction mais que dans mon corps, je n’avais que le ventre très tendu.. Que selon les infirmières, lorsque j’avais une très grosse contraction, mais que la machine disait que non…. donc, je mentais… Je crois que je me serais défoncée le bas du corps à pousser alors que le corps n’était pas prêt car…. la machine et les infirmières auraient dit que ce devait être le temps tsé…. C’est lorsque j’ai réalisé que la machine ne représentait rien de vrai, j’ai mis dehors l’anesthésiste très insistant malgré les nombreux refus… Pas question que je remette ma confiance envers une machine qui n’a rien de véridique….

    Que le personnel médical te posera 3 fois une question et que tu te mettras à douter de toi…. et qu’au final, ils feront ce qu’ils veulent de toi…

    Je crois que derrière ton texte qui cherche clairement des réactions, se cache un manque profond de confiance envers la vie, envers soi-même et envers les capacités du corps humain. Le mental domine par les peurs qui sont nourris en nourrissant le jugement sur les idées que le texte alimente.

  19. Sand Ca Répondre

    Géraldine.. celles qui accouchent par césarienne savent également ce qu’est donner la vie…

  20. Pauline Répondre

    Et moi je ne comprends pas celles qui veulent accoucher à l’hôpital. Et je suis pas mal certaine d’être bien plus informée sur les conditions en hôpital que toi sur les sages-femmes et maison de naissance. Car tu saurais qu’elles sont professionnelles de la santé comme les médecins. Qu’elles ont tous les équipements adaptés pour en cas d’urgence gérer cela. Elles font des transferts en moins de 5 minutes. C’est pas mal le temps que met un bébé entre le service de maternité et celui de soins néonat. Ici, c’est ma sage-femme qui a décelé que mon bébé n’allait pas bien. Et le médecin spécialiste en néo natalité a été impressionné. Il ne comprenait pas comment sans aucun signe, elle avait pu déceler cela. Elle m’a toujours dit qu’elle a tout simplement suivi mon instinct de mère. Et certains médecins ne savent pas faire cela. Ils ne t’écoutent même pas. Etre enceinte et accoucher ne sont pas une maladie. Alors oui, il y a des cas graves mais les sages-femmes sont parfaitement formées pour répondre à ce genre de situations. Mon accouchement naturel en maison de naissance est le plus beau jour de ma vie. Je suis fière aujourd’hui de partager cela avec ma fille. Et j’espère qu’elle sera présente à l’accouchement du second. Ce n’est pas montrer comment on fait des bébés. Car les enfants ne sont pas présents à l’acte sexuel. C’est vivre et être là pour assister à l’arrivée et la rencontre de son petit frère (ou petite sœur). C’est vivre l’un des moments familiales des plus intenses. Alors, sans doute, tous les commentaires ne feront pas changer d’avis mais avant de dire n’importe quoi, le minimum c’est qu’on s’informe. Et après les autres femmes ont l’obligation de respecter ton choix. Mais sans aucune information, tu n’as tout simplement pas fait de choix. La société te pousse juste à faire cela comme ça car “c’est comme ça depuis tant de temps” et notre société est médicalisée pour tout et rien. Je suis pas mal triste au final pour toi (et les autres) car tu n’as pas eu le choix. Et avant de nous juger, merci de t’informer sur ce qu’est un accouchement naturel et un suivi avec une sage-femme.

  21. Valerie picard Répondre

    Un manque frappant de connaissances sur la pratique sage femme… dommage que des articles comme ceux ci continuent de faire vehiculer de fausses croyances.

    Ne pas comprendre le choix de certaines mères c’est une chose mais d’affirmer des choses complètement fausses s’en est une autre.

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