Hommage à ma mère

mother and baby vintage

La job de maman, on commence à la comprendre le jour où une belle petite face entre dans notre vie. Ça ne vient pas avec un manuel d’instruction. Si on a de la chance, l’instinct maternel s’installera rapidement. Mais la vraie chance, c’est d’avoir des modèles de maman inspirants. Et quand le meilleur modèle est ta propre mère, t’as une base solide comme le roc.

Je dis souvent à mes trois trésors que ce sont eux qui m’ont appris à être une maman. Et je le crois fermement. Comme toutes les autres, j’étais une excellente mère… AVANT d’avoir des enfants.  Quand j’ai eu les deux mains dedans, mettons que je cherchais d’autres ressources que mes grandes théories de femme-pas-d’enfant!

Mais moi, je suis la plus chanceuse.  Parce que j’ai eu le modèle parfait en ma propre maman.

Dans mon enfance, il y a eu les dessins de cœur ou de poule autour des gros bobos pour chasser la pluie et faire revenir le soleil à grands coups de rire.

Il y a eu les innombrables décorations de Noël faites par moi et mon frère sous la supervision de maman qui nous laissait faire tous les dégâts possibles et exprimer notre créativité. Et chacune de ces merveilles avait sa place dans le sapin pendant des années.

Il y a aussi eu, à l’adolescence, les fous rires dans le lit de nos parents tard le soir ou tôt dans la nuit, à leur raconter nos histoires qui ne tenaient pas debout… des fois après avoir réveillé papa pour qu’il vienne nous chercher parce qu’on avait bu.

Ensuite, sont venus les départs pour les études, loin de la maison. Au moment de se quitter, là où les larmes de peine, de fierté et de tout l’espoir que ces nouvelles étapes se confondent, maman nous a montré la force de la fragilité et nous a donné l’un des plus beaux cadeaux : celui de nous faire confiance et d’accepter de lâcher ses petits oiseaux seuls dans le grand monde.

Quand mes enfants sont arrivés, maman était là pour me montrer à emmailloter mes petits paquets hurlants, pour les calmer et les rassurer.  Mais surtout pour me dire que j’allais y arriver même quand j’avais l’impression de ne plus savoir où donner de la tête.

Et là, s’est produit quelque chose de magique.  Mon cœur s’est souvenu de tous ces petits gestes que maman faisait pour moi et tout mon être les a reproduits naturellement.

Les chansons douces que ma mère m’avaient jadis chantées. Ces chansons qui durent parfois des heures pour endormir bébé et le bercer à un rythme qui s’impose de lui-même. Le nicher près de mon cœur dans la pénombre et avoir la certitude d’avoir vu ma mère faire ça avec mon petit frère.

Prendre le temps de regarder mes enfants découvrir le monde, sans parler, sans intervenir, simplement pour le plaisir de les voir devenir des petites personnes autonomes… comme maman l’a si souvent fait pour moi.

Me rappeler que maman ne levait pas souvent le ton, que j’ai assez des doigts d’une main pour compter le nombre de fois où je suis allée en punition.  Savoir dans mon cœur que malgré ça ou grâce à ça, je suis devenue une femme forte, fonceuse, une maman qui s’en tire assez bien. Regarder mes enfants et me dire que oui, j’ai eu un bon modèle.

Et la consécration finale : recevoir une carte de la fête des mères de ma maman où elle a écrit: “Tu es une excellente maman. Ne l’oublie jamais. Tes trois enfants sont chanceux de t’avoir.”

Et vous savez ce que l’on dit des bonnes mamans? Elles deviennent des grands-mamans hors du commun.

Pascale Paulin
PASCALE PAULIN

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