Non les enfants, nous n’aurons pas de chien

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Les enfants,

Comme tous les enfants de votre âge, vous adorez les animaux. Les petits, puis les gros. Ceux qui ont des plumes, ceux qui ont du poil, ceux qui ont un pelage, ceux à écailles. Les animaux aquatiques, les reptiles, les rongeurs et les félins, sans oublier les canins. Comme tous les enfants, donc, vous nous avez demandé si c’était possible d’avoir un chien. Comme la discussion revient souvent, j’ai envie, les enfants, de régler le point une fois pour toutes. Laissez-moi vous dire pourquoi on n’aura pas d’animaux, mais surtout pas de chien, pas rien pantoute.

On va arrêter de se compter des histoires, les enfants, le sens des responsabilités ne vous viendra pas subitement en adoptant une petite bête à quatre pattes. Vos « Mais, on s’en occupera nous-mêmes ! » ou encore vos « Ça nous fera quelque chose à faire. En plus, tu aimes quand on va prendre l’air! » ne me font pas plier les genoux. Ça ne plait à personne de ramasser des cacas tout chauds à la main avec pour seule séparation un vulgaire sac de plastique d’épicerie à cinq sous. Ça ne plaît à personne de partir en course folle derrière un chien amusé par un écureuil. Ça ne plaît ni à toi, ni à ladite bête de sortir à -42 le temps d’un sournois pipi doré de fin de soirée. Toutes ces fois où vous devrez sortir le chien s’estomperont et je sais très bien que nous, les parents, devront prendre le relais. Mon sens des responsabilités à moi est déjà bien aiguisé. Pas besoin d’un chien pour le démontrer !

Imaginez un peu la pauvre bête qui aura passé toute la journée seule dans la maison à tourner en rond… ou à faire le party. Un chien qui s’ennuie, ça fait des folies. Ça mange des coussins, des meubles, des souliers, des murs ou des tapis. Ça fait ses besoins où ça en a envie. Ça fait comme ça lui plaît puisqu’il n’y a personne pour le superviser et malheureusement, c’est au retour qu’on doit réparer les pots cassés, ou du moins, essayer! Est-ce qu’on peut en vouloir à cette boule de poils de s’emmerder alors qu’elle ne voit ni n’entend personne lui parler, qu’elle ne se fait pas flatter et qu’elle attend désespérément quelqu’un pour jouer? Bien sûr que non!

Un chien, c’est fait pour être aimé. Ça a besoin d’affection, d’entretien et d’exercice. S’ajoute à ces besoins gratuits tous ceux qui sont payants : la bouffe, les enregistrements, les vaccins, les occasionnels maux qui obligent un passage chez le vétérinaire et j’en passe. Un vrai poste de dépenses au budget familial! Que diriez-vous si on devait laisser tomber les activités spéciales ou vacances promises parce que la bête aura coûté plus cher que prévu en frais imprévus? C’est chien ça, non?

Certaines familles voient bien au-delà de la dépense récurrente que leur chien leur occasionne. C’est bien vrai qu’on s’attache à nos animaux comme s’ils étaient membres à part entière de notre famille et qu’on pleure leur décès tout autant (sinon plus!). Chez nous, on aime beaucoup les animaux. Mais c’est parce qu’on les aime autant qu’on doit renoncer à en avoir. C’est vrai qu’ils sont beaux, fins et doux, qu’ils écoutent sans juger et qu’ils sont toujours prêts à nous coller, ces toutous. Notre bon jugement nous dicte, les enfants, que nous ne sommes pas assez disponibles pour pouvoir mettre le temps nécessaire pour bien s’en occuper. Aussi, c’est pourquoi nous vous annonçons, les petits, que nous n’aurons pas de chien. On n’en parle plus, c’est fini!

Catherine I.
CATHERINE I.

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