Je ne serai jamais vraiment prête à te quitter

woman crying in bed

Voilà. Je me suis tue beaucoup trop longtemps. Quand j’ai finalement parlé, il était trop tard. On a réfléchi et travaillé ensemble, tu as pleuré, on a changé… un peu. Puis doucement, tout est revenu comme avant. Avant nos discussions et tes larmes, comme au temps des miennes.  C’est là que j’ai compris.

Ce n’est pas de ma faute, ni de la tienne. C’est qu’on est différents. Tellement différents que nous vivons à des lieues l’un de l’autre, même quand on se tient par la main. Ensemble, mais tout seul. Si seuls.

Je n’aime pas cette famille bâtie sur le mensonge d’un amour qui n’existe plus. Je suis tannée de te voir te sauver derrière tes écrans. Je suis épuisée par cette vie qui ne ressemble pas à celle que je désire.

Ce n’est pas de ta faute, crois-moi. J’ai besoin d’autre chose. Au-delà des attentions que tu me portes sans plus atteindre mon cœur. Ce que tu m’offres, je n’en veux plus. Si tu savais combien ça me désole. Je sais bien que tu essaies. Je sais bien que tu espères encore.

Je ne serai jamais vraiment prête à te quitter. J’aurai toujours cette peur du vide au ventre et ce maudit doute… Si jamais j’avais tort ? Si c’était vrai qu’on pouvait encore y arriver?

Je voulais que ça marche. J’espérais vraiment qu’on y arriverait. J’ai tellement de la peine.

Ce soir, le cœur caché dans mes bottines, je vais prendre mon courage par la main et aller te voir pour prononcer la phrase que nous redoutons tous les deux d’entendre : “Chéri, il faut qu’on se parle.”

Crédit : siam.pukkato/Shutterstock.com
La Collaboratrice dans l'Ombre
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