À toi qui ne comprends pas ma décision de mettre mon enfant aux couches lavables

baby with washable diaper

ATTENTION : ce texte reflète l’opinion de son auteure et non l’opinion de la plateforme de La Parfaite Maman Cinglante dont le but n’est pas de prendre position mais d’offrir une tribune à toutes les mamans souhaitant faire part de leur vision de la maternité ainsi que de leur expérience personnelle. Par ailleurs, si vous souhaitez écrire un texte en réponse à ce billet, notez que vous pouvez le faire en tout temps et le faire parvenir à collabo@parfaitemamancinglante.com.

Aujourd’hui, c’est bien connu, il y a un interminable débat entre les couches lavables et les couches jetables. Alors ce texte est pour toi, toi qui ne comprends pas quel genre de créature je suis pour mettre mon enfant aux couches lavables.

Avant tout, j’aimerais commencer par te dire que non, je ne joue pas dans les excréments de mon enfant. Que les selles soient dures, molles, jaunes ou brunes, mon but n’est pas de jouer dans la merde. Aussi dédaigneuses que puissent être certaines mamans, il y a toujours possibilité de mettre de beaux petits gants de latex pour la manipulation des couches, au cas où.

La première raison qui a motivé mon choix est écologique. Avant de prendre ma décision, je me suis arrêtée un instant et je me suis questionnée sur le nombre de couches jetables que mon enfant utiliserait jusqu’à la propreté. Ça fait beaucoup de couches. Le temps de décomposition d’une seule couche a aussi pesé dans ma balance. Pour moi, c’était inconcevable de faire vivre ça à notre belle planète qui souffre déjà bien assez de la pollution.

Ensuite, est venu le côté économique de la chose. J’avais fait mes recherches et selon une étude, jusqu’à la propreté, un parent paie plus de 1000$ de couches jetables. Il était hors de question pour ma famille d’investir ce montant d’argent pour les voir finir aux poubelles chaque jour considérant qu’un lot de couches lavables coûte 200$ maximum pour une vingtaine de couches. L’économie est grande. De plus, plusieurs dizaines de villes au Québec offrent des subventions et repaient jusqu’à 100$ et plus de couches par enfant.

Évidemment, j’ai aussi fait ce choix pour le côté esthétique. Non mais, on va se le dire. C’est-tu assez beau des fesses de bébé en couches lavables? J’aimais le principe de pouvoir avoir des couches personnalisées, à l’image de notre famille, de qui nous sommes.

J’ai également choisi les couches lavables pour leur douceur. Je voulais que mon enfant soit couvert de ce qu’il y a de plus doux. J’ai eu l’idée, un soir, d’aller lire la liste d’ingrédients que contiennent les couches jetables. Bien franchement, je n’avais jamais pensé qu’elles contenaient autant d’agents en tout genre et je ne trouvais vraiment pas ça sain pour de la minuscule peau de fesses ultra fragile.

Je ne te le cacherai pas, j’avais une phobie assez élevée des débordements de caca. Tu sais de quoi je parle n’est-ce pas? Oui oui, je parle de ceux qui débordent jusque dans le milieu du dos, par les cuisses et qui tachent ses beaux pantalons neufs à tous les coups. Grâce aux élastiques des couches lavables, c’est très rare qu’arrivent les débordements. Évidemment, rien est impossible.

Alors voilà, à toi qui ne comprends pas ma décision d’avoir mis mon enfant aux couches lavables, je voulais éclairer ta lanterne. Mon but, ici, n’est pas de convaincre personne de faire la transition. Bon honnêtement, peut-être un peu. Mais au final, jetables ou lavables, on s’en fout. Tant que bébé a les fesses cachées et au sec, c’est l’important.

Je ne prétends pas avoir la science infuse. Je ne prétends pas avoir fait un meilleur choix que ma voisine. Mais je sais que j’ai fait le meilleur choix pour moi.

Alyson Laroche
ALYSON LAROCHE

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