Le plus grand secret de la mère indigne

woman be quiet gesture

On le sait, ta vie de mère est marquée par la culpabilité. La culpabilité de ne pas toujours cuisiner des repas maison, celle d’avoir le goût de laisser ton p’tit brailler parce que t’es complètement vidée et celle de rester effoirée sur le divan alors que ton aîné te supplie gros comme le bras de venir jouer aux petits chars. S’ajoute à ça  la culpabilité de laisser ton plus jeune jouer au iPad pendant deux heures d’affilée, celle de laisser les graines mourir en dessous de la table de la cuisine et celle de ne pas entretenir la flamme avec ton homme à sa juste valeur. Pis pendant le temps que tu t’en veux à qui mieux-mieux, que tu culpabilises pis que tu tentes en vain d’atteindre une perfection qui ne s’atteint pas, la vie file juste assez vite pour que tu t’en veuilles de ne pas en profiter comme tu le devrais.

La vérité, c’est que la culpabilité te pourrit la vie. Pis la bonne nouvelle, c’est que ça peut s’arrêter drette-là.

La seule personne qui s’impose quelque chose sous ton toit, c’est toi. Parce qu’entre toi pis moi, on peut se l’avouer tout bas : tout le monde à part toi s’en sacre de la pile de linge sale pis de manger du pâté chinois congelé pour souper un soir de soccer. Au même titre qu’aucun de tes p’tits ne sera marqué à vie parce que t’as décidé de rester étendue sur le divan à penser à ta vie plutôt que de jouer aux Lego à quatre pattes à terre.

Le besoin de performer pis d’en faire plus, c’est de ton petit coco qu’il sort, c’est ton choix. Pas celui du voisin. Pas celui de ta mère. Ni celui de la société. Y’a personne qui est débarqué chez vous un matin en te menaçant de te couper les vivres ou de t’enlever tes enfants si tu jetais le trente-cinquième chef-d’œuvre quotidien de ta progéniture ni si tu la couchais à six heures et demie le soir juste parce que t’as besoin d’air.

À partir du moment où tu réalises que c’est à toi les oreilles, tu comprends que la seule personne qui peut déterminer les limites de l’acceptable chez vous, c’est toi. Pis ce que ta belle-mère pis la voisine en pensent, on s’en sacre un peu.

T’es en congé, mais t’as envie de prendre une journée off de tes p’tits pour écouter la télé en bobettes ? Vas-y. T’as ta journée de job dans le derrière pis t’as juste le goût de caller de la pizza ? Fais-le. C’est le bordel chez vous depuis deux semaines, mais t’es vidée pis t’as pas le goût de t’atteler à la tâche ? Laisse toute ça là. Tes p’tits te soudoient pour aller jouer au parc mais toi, tout ce que t’as envie, c’est de boire un café chaud dans le confort de ton set de patio ? Envoie-les jouer dehors pis prends-le, ton café. Fuck le parc. Tu iras demain. Ou la semaine prochaine.

Ta vie familiale ne va pas devenir chaotique parce que tu lui imposes tes limites pis que tu prends ton gaz égal. Parce que ce qui te fait d’abord carburer sera toujours l’amour inconditionnel que t’as pour tes p’tits et que tu t’écoutes ou non, tu feras toujours en sorte qu’ils soient heureux. C’est juste qu’il va te rester un tant soit peu de jus pis de bonheur à jouer ton rôle de mère. Pis maman heureuse égale enfants heureux, t’sais.

Pis quand tu y penses ben comme il faut, c’est pas mal tout ce qui compte.

 

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