Les maudites finances

woman upset money

T’sais. Ouin. Méchante affaire que de parler finances. Si tu es comme moi, tu règles tes factures en soupirant ou bedon tu les déchires et les pitches dans la poubelle sans les regarder, c’est selon. À prime abord, on est d’accord que le budget, les dépenses qui se multiplient, les revenus inversement proportionnels, les économies qui brillent par leur absence – bref, tant de choses lourdes – ben, ça donne plusse le goût d’aller déféquer allègrement que de sourire à pleines dents.

À tout cela s’ajoute le facteur « chum » ou « ex » (ou les deux), qui complique un-peu-beaucoup la fabuleuse patate chaude nommée ARGENT. Parce qu’on se le cachera pas, toutes les belles inventions telles que « compte conjoint », « pension alimentaire », « hypothèque » – pour n’en nommer que quelques-unes et préserver un tant soit peu notre santé mentale – , ça peut provoquer la même sensation qu’un tour de montagnes russes post-brosse/poutine/trip d’acide ou autre. Un genre de p’tit arrière-goût de vomi plein de mottons dans le gorgoton.

Parce que t’sais, c’est QUI qui doit payer ceci? QUI doit payer cela? Et la même rengaine revient à chaque mois/semaine/jour/heure. De superbes discussions en perspective, toutes chacune digne de mention selon le cahier Spécial Budget du Devoir. Tu as le goût de jouer cette cassette trop usée sur le fast-forward ou te boucher les oreilles en chantant à tue-tête quand la rubrique économique est à l’ordre du jour. Mettons.

C’est pas aujourd’hui qu’on va réinventer la roue. Mais en parlant de roue, je trouve à propos de préciser que ceux qui l’ont inventée, (jadis naguère, y’a ben ben longtemps, il me semble) vivaient du troc. La superbe idée! Dans le genre j’échange ma bébelle contre la tienne. Pis mon ami a plus de bébelles que moi, ben il peut s’en servir pour m’aider à obtenir plus d’autres patentes? C’est génial l’entraide.

Peut-être que je rêve. Peut-être que je vis dans un champ où gambadent trop de gens souriants qui virevoltent main dans la main. Mais j’aime ça rêver. T’sais, j’ai ouï-dire que ça aide à avancer. Fait que je rêve du jour où on va être capables de ressortir la fameuse idée de base, que s’aider dans la vie, c’est ben correct, que c’est ben normal, pis que c’est humain, par-dessus le marché. Que l’argent, c’est rien d’autre qu’une bébelle qui sert à obtenir d’autres bébelles. Mais, surtout, que les GENS avec qui on a le bonheur de partager lesdits cossins obtenus, sont bien plus plus précieux que tout l’argent amassé à la sueur de notre front.

Je dis ça de même.

Lysiane Beaubien
LYSIANE BEAUBIEN

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