Les 9 moments où ta progéniture te tape sur les nerfs

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#1 Quand il négocie à l’infini

Ton p’tit remporte la palme de la négociation. Il passe sa vie à négocier à grands coups de nombre de bouchées de souper pour avoir droit à un dessert manges-en-trois-non-j’en-mange-deux, de supplications pour gagner deux minutes de plus pour écouter un film qu’il a déjà vu trente fois pis d’obstinage pour avoir le droit de manger un bonbon pis jouer au iPad à cinq heures et demie le samedi matin. C’est ton éternel combat pis chaque fois, la jugulaire te démange un peu.

#2 Quand il fait la baboune pour des raisons toutes plus douteuses les unes que les autres

Il en arrive des choses épouvantables pis ben frustrantes à un enfant de cinq ans. Tout est propice à une belle grosse baboune pis une face de carême qui retrouve finalement son sourire à peu près une demi-heure après s’être rendu compte qu’elle se rappelle pu du problème d’origine.

Y’a rien de pire que d’être le dernier à sortir du bain ou le premier à y entrer, de manger du spaghetti quand t’avais envie d’un pâté chinois, pis d’avoir le verre rose à la place du verre jaune, t’sais. Quand t’as cinq ans, ta vie est rien de moins qu’un drame perpétuel pis ça mérite d’être clamé haut, fort, pis longtemps, question de pourrir la vie de toute la famille un bon vingt minutes.

#3 Quand il te raconte une histoire pas de sens pis pas de fin ou une blague pas mal longue pis pas mal plate

Son intention est bonne t’sais. Mais quand t’es en plein rush de souper pis que ton p’tit débarque avec son histoire qui se tient pas trop pis qui n’a pas de fin, à un bon moment donné, ça se peut que tu décroches pis que tu lèves plus ou moins subtilement les yeux au ciel en te retournant vers tes chaudrons dans un oui-oui-je-t’écoute pas tout à fait honnête qui se voudrait davantage un embraye-c’pas-clair-pis-ça-finit-tu-ton-affaire-chose bien senti. Pis là, je t’épargne le volet de ses bonnes blagues toujours particulièrement longues et hilarantes (not) qui le font mourir de rire pendant vingt minutes pendant lesquelles il atteint le paroxysme de l’énervement.

#4 Quand il veut que tu regardes ses nombreuses prouesses

C’est à se demander comment ça se fait que tu n’as pas inscrit ta progéniture à une émission de talents pis de variétés. Elle fait des chandelles du tonnerre – son pied sort de l’eau pis sa tête reste à moitié dedans – , elle saute sur un pied comme personne – d’une façon assez chambranlante merci qui te laisse croire qu’elle va se casser la gueule à tout moment -, elle danse comme une ballerine – de six ans qui n’a pas le sens du rythme – pis elle peinture comme Monet – ou le chien de Monet, difficile à déterminer vite de même. Bref, pendant tous ses exploits plus abracadabrants et fascinants les uns que les autres, elle veut que tu la regardes. Tout le temps. Pis ce qui est cute deux minutes devient lourd après trente-huit prouesses exceptionnelles dans une même demi-heure.

#5 Quand il se pogne en boucle avec son frère

T’as mis le deuxième au monde pour entertainer le premier pis t’as pas manqué ton coup. Tes enfants sont fusionnels pis ils passent leur vie côte-à-côte dont la moitié à se pogner pis le quart à venir te voir pour te rapporter tout ce que l’autre fait de pas d’allure pendant que ledit autre boude dans son coin, crie, pleure ou fait le bacon, c’est selon. T’as beau leur dire de se lâcher pis de jouer chacun de leur bord, ils ont visiblement un aimant implanté dans le derrière qui fait en sorte qu’ils sont scientifiquement incapables de se laisser tranquilles. Ça fait que tu gères des chicanes de ballon, de poupée Barbie, de p’tits chars pis de Pat’ Patrouille, toutes plus futiles les unes que les autres à la journée longue à ton grand dam en te demandant comment c’est possible de chercher volontairement le trouble à ce point-là.

#6 Quand il pleure pour une raison qui lui échappe à lui-même

Ça se produit normalement le soir après le souper ou juste avant la sieste de l’après-midi. Arrive le moment ultime où ta progéniture ne se comprend plus et se met à pleurer sous un paquet de prétextes tous plus créatifs les uns que les autres en passant par la peur du feu, le goût de voir Grand-Maman, le besoin imminent de se coller pendant une demi-heure et toute forme de mal-quelque-part passant par une douleur accrue aux cheveux, un coude accroché vite fait sur le bord du comptoir et pouvant s’étendre jusqu’à un vieux bobo de v’là deux semaines qui recommence soudainement à faire ben mal.

#7 Quand il se relève quarante-huit fois quand tu le couches

C’est universel. Ils le font tous et le tien n’y échappe pas; ton p’tit se relève un paquet de fois quand tu le couches chaque soir pour cause de soif, de pipi, de faim, de froid, de chaleur, de douleur, name it. Le jour où il va vouloir se partir à son compte, son succès est clairement garanti s’il ne dépend que de sa créativité. Entre temps, il bousille bien ton heure quotidienne de quiétude pour plier du linge en écoutant des programmes en te mettant dans un état de crissitude incontrôlable.

#8 Quand il refuse de sentir/manger/goûter le souper que tu as préparé pendant une demi-heure 

Tu fais rien que penser à la petite face pincée qu’il te fait suivi d’un ah-non-j’aime-pas-ça avant même d’avoir levé sa fourchette quand tu déposes un souper que t’as mis ben du temps pis de la vaisselle à préparer devant lui pis t’as le goût de le passer par la fenêtre. Enterre la reconnaissance pour une couple d’années pis retour au point un pour une négociation musclée.

#9 Quand il prend ben que trop son temps même si ça fait dix-huit fois que tu lui demandes de se dépêcher

Il court partout ton p’tit. Il se prend pour un char de course pis le tigre le plus rapide au monde à ses heures mais quand t’es en retard pis que c’est le temps de se dépêcher, il se transforme systématiquement en tortue avec les yeux dans la graisse de bines, il prend vingt minutes pour attacher son coat pis dix autres pour se brosser les dents. Plus tu lui demandes de se grouiller le derrière et plus il pèse sur le break. C’est à croire qu’il te cherche et tu te demandes sincèrement s’il fait exprès. Mais un enfant de cinq ans, c’est innocent et plein de bonté non ?

Ça fait que c’est ça. V’là neuf moments où ton p’tit te tape sur le système.

Mais t’sais, c’est rien que pour créer un équilibre avec les milliers de moments où il te comble de bonheur… hen ?

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2 thoughts on “Les 9 moments où ta progéniture te tape sur les nerfs

  1. sandra Répondre

    Juste parfait ce texte!

  2. Virginie frenette-pilote Répondre

    Il manque, quand il se lève avc le soleil, ou avant, et qu’il réveille sa soeur pis finalement tout le monde en mangeant le gâteau sous la cloche.

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