À toi, la fille qui se plaint tout le temps

woman complain

Salut, toi la fille qui se plaint tout le temps,

Oui, oui, c’est à toi que je parle. De derrière ton écran, tu te crois peut-être à l’abri… mais non, je t’ai vue. En fait, nous sommes plusieurs à t’avoir repérée. Si tu crois que ton écran, voire les quatre murs de ta maison (ou ceux de ton bureau, c’est selon), m’empêche de te repérer, tu as tort. Je te sens à des lieux à la ronde, toi la fille qui se plaint tout le temps, de tout, de rien, de tout le monde pis de tout ce qui se passe autour de toi.

T’sais, dans la vie, il y a plusieurs types de personnes. Il y a celles qui mènent la parade, celles qui sont dedans, pis celles qui la regardent passer. Mais une quatrième race a fait son apparition au cours des dernières décennies : la race de celles qui vont même pas à la parade, celles-là même qui la critiquent à qui mieux-mieux pis qui se gênent pas pour dire à qui veut bien l’entendre combien elle-était-donc-ben-poche-ladite-parade.

Le problème, je vais te le dire c’est quoi.

Le bug, c’est qu’à force de se plaindre, on ne règle rien. Pis, par expérience, je peux t’assurer que les personne qui se plaignent du matin jusqu’au soir ne sont pas les plus proactifs de la planète. Et toi, la fille qui se plaint tout le temps, tu ne sais peut-être pas que la solution à tes O-combien-terribles-problèmes, elle est DEDANS TOI.

Je ne suis pas psychologue (ou autre dérivé de l’espèce), loin de là. Mais, je vais te faire une petite confidence : j’ai jadis-naguère été ZE fefille qui se plaint tout le temps. Oui, oui. Puis, par un beau jour gris (comme tous les autres jours), j’ai eu le bonheur de croiser quelqu’un qui m’a dit quelque chose d’horrible que j’ai envie de partager avec toi aujourd’hui : « Ton attitude envers ton environnement a le pouvoir de changer celui-ci. » En croisant mon regard de merlan frit suite à cette sage parole, il a cru bon d’ajouter : « Si tu souris, si tu dédramatises, si tu lâches prise sur certaines choses, tu vas passer de bien plus belles journées. Pense à ça.» Après avoir grogné intérieurement pour la 56246ième fois de la journée, j’y ai pas pensé pantoute.

Pas tout de suite.

Mais, force est d’admettre qu’il avait raison. Pis pas rien qu’à peu près. Bien des jours  années plus tard, j’ai changé mon fusil d’épaule. Aujourd’hui, j’avais le goût de te partager ça, à toi la fille qui se plaint tout le temps. J’avais envie de te dire que la vie est pomal belle. Pis qu’il te suffit juste de mettre tes lunettes roses pour voir que y’a pas grand-chose à changer autour de toi pour l’apprécier.

Pense à ça.

Lysiane Beaubien
LYSIANE BEAUBIEN

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