Les 3 types de mamans

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En tant que mamans, nous intervenons de toutes sortes de façons auprès de notre progéniture. Si les scientifiques nous classifient dans trois grandes catégories, ils oublient souvent de mentionner les milliers de zones grises qui se trouvent entre elles.

Dans leurs études, on retrouve la maman permissive, celle qui va laisser ses enfants faire ce qu’ils veulent dans la maison sans trop se soucier des conséquences, parce que les conséquences ne la dérangent pas, tant que ses enfants sont heureux et en sécurité. Chez elle, ça crie, ça court, c’est constamment le bordel, mais la maison est aussi remplie d’éclats de rires et de beaux souvenirs. Il y a ensuite la maman autoritaire. À l’opposé extrême de la permissive, l’autoritaire vit dans un univers de règles, de tableaux de tâches et d’horaires rythmés d’une routine à laquelle elle ne déroge que très rarement. La conciliation ne fait pas partie de ses valeurs et ses enfants doivent se plier à ses demandes avant même d’avoir compté jusqu’à deux sous peine de conséquences sévères. Ses enfants sont calmes, discrets et bien élevés.

Selon les scientifiques, dans le meilleur des mondes, la maman parfaite devrait se trouver exactement entre les deux. Ils appellent ça la maman modérée. Elle devrait manier douceur et fermeté jour après jour, sans jamais déroger et sans jamais pousser à l’extrême. Elle devrait dire oui quand c’est possible et non quand ça ne l’est pas. Elle devrait toujours garder un ton calme, mais assez clair pour faire comprendre la limite à sa progéniture. Tu vois le topo?

En tout cas, c’est ce qu’on comprend en lisant les (trop?) nombreux livres sur la maternité.

Mais toi et moi, on connaît la vérité. En tant que maman, tu sais que c’est impossible de toujours intervenir de la même façon, jour après jour, avec chacun de tes enfants, pour un paquet de bonnes raisons.

Y’a la fatigue d’une nuit de marde, où tes rejetons se sont relayés à toutes les heures avec toutes les raisons du monde pour te garder réveillée. Y’a les hormones de SPM, de grossesse ou rien que les hormones tout court. Y’a les journées de job difficiles où ton boss te fait clairement sentir que tu n’es pas assez disponible. Et tout ça, c’est des facteurs qui jouent sur ton humeur et ta patience.

Ça se peut que t’aies juste envie de coucher tout ton beau monde à six heures pour avoir un break. Ça se peut aussi que t’aies envie de les laisser manger des chips pis des grilled-cheese devant la télé pour souper un soir de semaine juste parce que ça leur fait plaisir.

Souvent Des fois tu te sens coupable d’avoir perdu patience et d’autres fois, tu te dis que t’aurais – peut-être – dû le faire avant. Parfois, tu laisses passer des choses que tu n’accepterais normalement pas, juste parce qu’aujourd’hui, tu n’as ni l’envie, ni l’énergie de t’obstiner avec un terrible two ou une pré-ado de sept ans, puis d’autres jours, tu te sens comme une lionne prête à tout pour enseigner le droit chemin à ta progéniture.

L’important ma belle, c’est que tu sois bien avec ta propre manière d’élever tes enfants.

Il y aura toujours une voisine, une matante, une inconnue pour critiquer, pour te dire quoi faire ou pour lever les yeux au ciel. Mais rappelle-toi qu’il y a juste toi pour savoir de quoi ton enfant a vraiment besoin et que t’es assurément la meilleure personne pour le lui donner.

Même si des fois, t’es pas fière de toi. Même si des fois, tu voudrais le mettre devant la porte avec une pancarte « À vendre ».

Tu peux ben te promener dans les zones grises autant que tu veux.

L’important, c’est de faire de ton mieux.

Myriam Gélinas
MYRIAM GÉLINAS

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