10 choses que vivent toutes les femmes en clinique de fertilité

Depuis toujours, on te dit que pour être enceinte, il suffit simplement que tu aies une relation sexuelle complète pendant l’ovulation. Malheureusement, en voulant fonder ta famille, tu as vite réalisé que ta réalité ne serait pas aussi simple et lorsque tu as commencé à multiplier les tests et consultations en fertilité, tu as vite fait plusieurs constats.

#1  Tu te demandes régulièrement pourquoi ça t’arrive à toi

Comme si la vie voulait te punir d’une quelconque façon. Tu sais bien que ce n’est pas le cas et tu tentes de rationnaliser,  mais c’est plus fort que toi, lorsque chacun des milliers de tests de grossesse sont négatifs, tu te dis que c’est un signe et tu t’en veux.

#2  Tu n’en peux plus des questions sur ton poids, ton corps et des jugements du corps médical

Lors des premiers rendez-vous en clinique de fertilité, tu passes une batterie de tests avec un nombre impressionnant de spécialistes et tu répètes vraiment souvent les mêmes informations. Combien tu pèses, tes habitudes de vie, ta consommation d’alcool, de drogue, de tabac. Au final, tout passe sous la loupe à tout bout de champ et tu te questionnes fréquemment à savoir pourquoi tous ces gens que tu rencontres ne se passent pas l’information entre eux.

#3  Tu ressens de la haine envers ton propre corps

Même si tu acceptes ton corps et que tu entretiens une saine relation avec lui, alors que tu tentes de faire un enfant et que ton corps te le refuse, tu en arrives à perdre confiance en lui et à le détester. Chaque mois est synonyme d’un nouvel échec; ton corps te refuse encore ton plus grand rêve.

#4  Toute ta pudeur qui disparaît

Le nombre de gens qui passent entre tes cuisses ouvertes est incalculable. Examen des trompes, échographies endovaginales, examens gynécologiques. Que tu le veuilles ou non, tu as l’impression de perdre le contrôle de ton propre corps dans le processus.

#5  Ton cycle menstruel régit ta vie entière

Tu sais à quel jour de ton cycle menstruel tu en es à tout moment car dans la première moitié de ton cycle menstruel, avant l’ovulation, les tests s’enchaînent à un rythme effréné! Une échographie au début jour trois pour s’assurer que tu peux débuter la médication. Des prises de sang aux deux jours entre le jour trois et douze pour s’assurer que la dose de médication à t’injecter est la bonne. Des échographies endovaginales du jour dix au jour quinze pour s’assurer que tu n’as pas trop de follicules qui grossissent, qu’il n’y a pas trop de risques de grossesse multiple.  Et enfin, une insémination le jour de ton ovulation. Ensuite, c’est la longue attente qui commence. Celle où tu sondes sans arrêt ton corps, le moindre petit changement ou signe qui indiquerait une grossesse. Signes qui, soit dit en passant, sont presque identiques lors de la phase prémenstruelle que lors du début d’une grossesse. Et ça recommence…

#6  Ton pharmacien te reconnaît et t’appelle par ton prénom

La liste des médicaments qui te sont prescrits est impressionnante. Et ils coûtent une fortune. Comme les pharmacies ne les tiennent généralement pas en stock, ton pharmacien doit s’assurer d’avoir une petite réserve pour toi. Il est donc au fait de ton nom, mais aussi de ton cycle menstruel au même titre que ton chum et ton médecin.

#7  Tu mens constamment à ta famille, tes amis et tes collègues

Tu disposes d’une série de réponses toutes faites que tu sers aux gens qui te demandent à quand un enfant. Tu as aussi appris à mentir aux gens lorsque tu refuses leurs invitations à souper parce que tu ne te sens pas bien à cause des hormones ainsi qu’à tes amies quand tu te mets à pleurer à chaudes larmes à l’annonce de leur grossesse. Tout ça, sans compter les mensonges que tu improvises dans ton milieu de travail pour justifier les milliers de rendez-vous en clinique et tes faces de lendemain de brosse à cause des nausées dues à la médication.

#8  Tu as peur que les hormones tuent ton couple

Si tu étais jadis victime du syndrome prémenstruel, maintenant, avec les traitements hormonaux, c’est mille fois pire et tu crains parfois que ton couple n’y résiste pas. Tu n’oses même pas imaginer quand les deux partenaires doivent être sous traitement.

#9  Les rendez-vous médicaux te laissent penser que tu vas mourir sous peu tellement ils sont nombreux

Un cycle d’un mois en clinique de fertilité pouvant facilement compter trois à cinq rendez-vous médicaux et plus de dix selon ta médication, tu as l’impression de passer ta vie dans les cliniques et les hôpitaux. Et chaque mois, c’est à recommencer.

#10  Quand tu obtiens finalement un test positif, tu vis dans l’angoisse et le déni

Si tu obtiens enfin un test de grossesse positif, l’angoisse et le déni se mêlent de la partie. Les tests s’enchaînent dans les premières semaines. Les prises de sang pour confirmer la grossesse, une échographie de viabilité. Tu sais que les chances de perdre ce bébé tant désiré sont grandes dans les premières semaines et c’est un véritable enfer pour tes nerfs.

Personne ne souhaite devoir passer par un processus comme celui-là pour réaliser son rêve. Par contre, bien que difficile et extrêmement exigeant, d’être passée par toutes ces étapes pour avoir tes enfants te permettra de profiter davantage de la chance et du miracle qu’ils soient dans ta vie. Tu fais preuve d’une grande force et de beaucoup de résilience et de persévérance et ce sont de belles qualités à transmettre aux merveilles qui viendront se joindre à votre cocon pour faire de vous une famille.

Crédit : anatoliy_gleb/Shutterstock.com
Katherine Thibault
KATHERINE THIBAULT

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