Je suis jalouse de ceux qui n’ont qu’un seul enfant

maman avec enfant seul

Loin de moi l’idée que les parents d’un enfant unique n’ont pas de défis, mais je suis jalouse de ceux qui n’ont qu’un seul enfant.

Je suis jalouse de ces couples qui ont un enfant unique et je fantasme sur leur vie qui me paraît tellement plus simple que la mienne.

Je suis jalouse de mes amies qui passent leurs mercredis après-midi à cuisiner avec leur petit. Chez moi, c’est deux enfants qui se disputent pour savoir qui casse les œufs et le troisième pleure, accroché à ma jambe.

Je suis jalouse de mes collègues qui font du shopping avec leur enfant unique le samedi. Magasiner avec toute ma famille est tout simplement inenvisageable pour moi.

Je suis jalouse quand je vois ces parents chez le coiffeur avec leur seul enfant, la mère derrière son enfant à sourire et le père qui fait une photo alors que lorsque nous y allons, nous prenons chacun soin d’un petit en laissant l’aîné se faire coiffer seul.

Je suis jalouse quand je suis avec des amis qui n’ont qu’un seul enfant parce qu’ils sont trois fois moins interrompus par une question, un lange à changer ou un petit à consoler.

Je suis jalouse quand je dépose un de mes enfants à un anniversaire et que d’autres parents disent qu’ils vont profiter de quelques heures de repos alors qu’il m’en reste encore deux à la maison.

Je suis jalouse quand je vais manger à l’extérieur et qu’à la table à côté, les parents n’ont qu’un seul enfant à gérer. Ils arrivent à manger en même temps que leur enfant alors qu’on passe notre repas à donner, couper, beurrer, ramasser.

Je suis jalouse de ceux qui n’ont qu’un seul enfant, mais je ne peux pas le dire.

Car on me dirait à tort ou à raison que je les ai voulus;
Que d’autres mamans sont seules avec plusieurs enfants et s’en sortent;
Que ça ira mieux quand ils seront plus grands;
Que peut-être que ceux que je jalouse en voulaient plusieurs et n’ont pas pu.

Je suis jalouse de ceux qui n’ont qu’un seul enfant, mais je ne peux pas le dire. Car cela laisse à penser que mes enfants sont de trop dans ma vie alors que ça ne m’empêche en aucun cas de les aimer d’un amour infini.

Crédit : Olga Kri/Shutterstock.com
Harmony Sondag
HARMONY SONDAG

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