À tous les papas qui font de leur mieux, quel qu’il soit

papa et enfants

Il y a ces papas tellement formidables de soutien au quotidien, qui font tourner les machines à laver, qui se lèvent donner les biberons la nuit, qui font les courses sans liste, qui sont à la sortie de l’école tous les jours, qui sont les premiers supporters de leurs petits champions en herbe au bord du terrain deux fois par semaine, qui préparent le sac à langer mieux que quiconque. Oh oui, ces papas-là sont formidables, admirables, tellement convaincus que l’intendance de la maison et la gestion des enfants se jouent à parts égales avec leur moitié.

Et puis il y les autres papas, ceux qui partent au travail avant le lever du soleil sans jamais entendre un « bonne journée mon papa d’amour », ceux qui ne peuvent pas prendre la moitié de leurs congés chaque année parce que les obligations professionnelles sont là, ceux qui rentrent le soir sans jamais entendre un « bonne nuit mon papa que j’aime », ceux qui ne connaissent pas les samedis en famille. Il y a ces papas qui ont fait le choix, ou pas, d’une vie professionnelle intense pour répondre aux besoins de leur famille. Ces papas qui ressentent le besoin viscéral de mettre à l’abri financièrement et matériellement femme et enfant. Ces papas-là ont des convictions plein la tête, ils ont ce besoin d’avancer et de produire qui ne s’explique pas forcément, mais c’est leur droit et bien souvent leur équilibre. Ces papas-là donnent toute leur énergie et ne comptent pas leurs heures pour protéger leur famille, leur assurer un avenir serein et éviter bon nombre de difficultés à leur foyer.

Mais voilà, à l’heure d’une société où l’on admire les papas qui font autant que maman à la maison, on montre du doigt ces papas qui ne mettent pas la table par automatisme quand ils rentrent le soir, ces papas qui ne sentent rien lorsque la couche est pleine, ces papas qui ne savent pas où sont rangés les vêtements et ne connaissent pas la maîtresse d’école.

Faut-il les montrer du doigt pour autant ? Faut-il plaindre leur moitié sans d’abord lui demander si elle est heureuse ? Cela fait-il de lui un goujat, un égoïste, un immature ? La réussite professionnelle et le goût du travail ne sont-ils pas des valeurs honorables ? Est-ce que cela fait d’eux des mauvais papas ?

Ce qu’on omet bien souvent de dire, c’est que ces papas-là aiment à 100% leurs enfants eux aussi, ils aiment à 100% leur moitié et admire cette Wonder woman avec qui ils ont concrétisé le plus beau projet de leur vie : leur famille. Ce que l’on ne dit pas, c’est que ces papas souffrent de ces matchs manqués, de ces galas de danse qu’ils ne verront qu’en replay. Ce que l’on ne dit pas, c’est que la culpabilité les habite bien plus souvent qu’on ne le pense. Ce que l’on ne dit pas, c’est que ces papas-là ont un besoin de protéger ceux qu’ils aiment, à leur manière certes, mais ils sont tout aussi honorables que ces papas qui préparent le repas ou étendent le linge par réflexe en passant devant le panier. Ce que l’on ne dit pas, c’est que ces papas ont un cœur grand comme ça et qu’ils sont des vrais piliers pour leur famille.

Alors quand je vois les yeux de mes petits qui pétillent d’admiration quand on leur parle de leur papa, quand je vois leur sourire quand ils sont avec lui. Quand je vois l’implication qu’il a avec eux, que même moi je n’ai parfois plus. Quand je l’attends le soir et le vois arriver les yeux rouges de fatigue, mais avec un bouquet de pâquerettes dans les mains et les soucis du travail sur son dos. Quand il me pose ses milliers de questions sur la journée de nos enfants, quand il me souffle dans l’oreille « Ah qu’on est bien à la maison… « . Quand je l’entends monter les escaliers tout doucement pour déposer le plus doux des baisers sur le front de chacun de nos petits en espérant secrètement que ça les réveillera pour qu’il entende « papa tu peux dormir avec moi ? », alors je me dis que toutes ces choses que je dois faire sans lui n’enlèvent pas les étoiles dans les yeux de mes enfants.

Je me dis que ses chaussures qui trainent dans l’entrée, je les rangerai encore et encore tant qu’il rentrera pour nous le soir.

Je me dis que je suis la plus fière du monde entier. Je me dis que je ne le changerai pas pour me soulager de cette intendance.

Je me dis qu’il est admirable d’attentions pour nous, formidable papa et amoureux à tout point de vue.

Il n’y a pas de mode d’emploi pour élever des enfants, il n’y a pas de mode d’emploi pour construire un foyer parfait, il n’y a que les convictions de deux personnes qui s’aiment et qui se respectent pour élever au mieux leurs enfants dans un foyer où ils se sentent bien mieux que nulle part ailleurs.

Crédit : DGLimages/Shutterstock.com
Coralie Bel
CORALIE BEL

2 thoughts on “À tous les papas qui font de leur mieux, quel qu’il soit

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