Voici tout ce que j’ignorais que j’allais vivre avant d’être maman

maman fatiguée avec bébé

Avant d’être maman, j’ignorais que le manque de sommeil allait peu à peu gruger chaque fibre de mon être mais que je resterais debout, coûte que coûte, tantôt le sourire aux lèvres en me sentant choyée de partager ma vie avec un si petit être, tantôt les yeux remplis de larmes en me sentant dépassée par mon nouveau rôle de mère.

Avant d’être maman, j’ignorais qu’il était à ce point possible de douter de soi et de se remettre perpétuellement en question. De craindre que l’incidence de mes erreurs puisse casser mon bébé en lui causant des traumatismes irréversibles. Je ne savais pas non plus que je serais si fragile et vulnérable devant les jugements et les critiques, faute de confiance en mes moyens de maman.

Avant d’être maman, j’ignorais que la culpabilité était un puits sans fond dans lequel pouvaient s’entasser des milliers de regrets et de remords à propos de tout et de rien. J’ignorais que je me flagellerais chaque jour, estimant ne pas en avoir fait assez même quand j’en avais fait plus qu’il était humainement possible de faire. Je ne savais pas non plus que j’avais peut-être le pardon facile quand il s’agissait des autres, mais que j’avais tant de mal à me pardonner moi-même.

Avant d’être maman, j’ignorais qu’il m’arriverait fréquemment de m’effondrer. De pleurer en boule dans la douche et de sangloter dans l’obscurité de ma chambre une fois la maisonnée endormie. Pleurer en craignant de ne pas y arriver. Pleurer parce que c’est trop dur. Trop confrontant. Pleurer de doute, de peine, de culpabilité, d’amour. Pleurer jusqu’à ce que ma réserve de larmes s’épuise et que je m’endorme à bout de souffle.

Avant d’être maman, j’ignorais qu’avoir un bébé aurait l’effet d’une bombe dans mon couple. Que notre enfant nous unirait à jamais, son père et moi, mais qu’il nous séparerait aussi à jamais de ce que nous étions avant sa venue. Je ne savais pas à quel point nous allions vivre des montagnes russes d’émotions au cours nos premières années en tant que parents. Je ne savais pas non plus tous les efforts qu’il faudrait faire pour continuer de s’aimer et entretenir la flamme malgré la fatigue, la routine et nos nouvelles responsabilités.

Avant d’être maman, j’ignorais que je naviguerais à jamais dans le brouillard avec mon enfant. Sans jamais savoir exactement quoi faire. En avançant de deux pas puis en reculant d’un. En m’adaptant à une nouvelle phase pour réaliser qu’elle était déjà terminée et que de nouveaux défis pointaient déjà le bout de leur nez.

Avant d’être maman, j’ignorais qu’il était possible d’aimer quelqu’un davantage qu’on aimait sa mère, sa meilleure amie ou son âme soeur. Je ne savais pas que le coeur était capable d’un amour si grand qu’il fait mal. Un amour pour lequel je serais prête à tout donner, même ma vie. Un amour qui ferait de mon existence l’une des choses les plus précieuses qui soient car jamais, au grand jamais, je ne pourrais abandonner mon bébé.

Avant d’être maman, j’ignorais bien des choses qui ont chamboulé ma vie. Pourtant, si c’était à recommencer, je n’y changerais rien.

Telle est la raison pour laquelle je me lève chaque matin malgré la fatigue.

Telle est la raison pour laquelle je me relève toujours malgré les jugements, les doutes et les journées difficiles.

Tel est la raison pour laquelle je suis maman.

Crédit : Natalia Deriabina/Shutterstock.com
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