À mon enfant qui grandit

little boy and mother

Hier, tu étais petit et tu tenais dans le creux de mes bras qui te transportaient partout où j’allais. Aujourd’hui, tu es si grand que tes pas me réveillent au petit matin et je ne pourrai bientôt plus te porter. Tes pieds potelés me manquent par moments, mais te voir courir sur le trottoir me rappelle à quel point tu es en santé.

Hier, tu prenais ma main sans même que je te le demande quand venait le temps de traverser la rue. Aujourd’hui, tu te contentes de frôler ma hanche et demain, je sais que tu t’aventureras seul sur les avenues et les boulevards. Ta nouvelle assurance me chamboule parce que j’ai peur que tu n’aies bientôt plus besoin de moi, mais elle me confirme aussi que j’ai bien su jouer mon rôle en t’apprenant à avoir confiance en toi.

Hier, je devais te border, te chanter une chanson et te lire une histoire pour que tu trouves le sommeil. Aujourd’hui, j’ai encore droit à mon baiser de bonne nuit mais je sais que bientôt, il rejoindra le rang des souvenirs comme l’histoire du Petit Poucet et la chanson de la Reine des neiges. Cette pensée me brise toujours un peu le cœur, mais elle me rassure aussi car tu deviens de plus en plus indépendant et cette indépendance te sera nécessaire tôt ou tard pour poursuivre ta route.

Hier, tu voulais toujours jouer avec moi. Aux blocs, à la poupée, tu souriais toujours de bonheur lorsque je m’asseyais sur le plancher de ta chambre pour pousser les petites voitures en imitant le bruit de leur moteur. Aujourd’hui, tu es entouré d’amis, tu aimes bien la solitude de ta chambre et tu passerais des heures devant un écran si je te laissais le faire. Nos séances de jeux me manquent parfois, mais je suis comblée de voir que tu sais si bien t’entourer et que tu as découvert des passions qui te font vibrer, quelles qu’elles soient.

Hier, à tes yeux, toutes mes idées d’activités étaient géniales. Tu souriais de toutes tes dents de lait quand nous nous installions devant un film que nous avions déjà vu mille fois et tu étais fou de joie lorsque je t’annonçais que nous allions au parc. Aujourd’hui, il t’arrive encore de pousser des cris de joie à l’idée d’une sortie en famille, mais il me faut faire preuve de beaucoup plus d’imagination pour arriver à mes fins. Une partie de moi regrette cette époque où tout t’émerveillait, mais je sais que ce sont ta personnalité plus définie et tes intérêts plus nets qui font de toi l’incroyable humain que tu deviens.

Hier, tu pleurais lorsque je quittais la garderie, effrayé à l’idée d’être séparé de moi. Aujourd’hui, tu vas dormir chez tes amis et il t’arrive de ne pas te retourner pour me dire au revoir lorsque je t’y dépose, trop excité à l’idée de passer la soirée à t’amuser. Une partie un peu égoïste de moi aimerait savoir que je te manque, mais l’autre est ravie de te voir nager dans le bonheur, que j’en fasse ou non partie.

Hier, tu avais besoin de moi pour manger, pour marcher, pour apprendre. Aujourd’hui, tu y arrives très bien sans mon aide. Je ne suis plus et ne serai plus jamais cette maman qui couve et protège son bébé et je sens parfois mon cœur se fendre lorsque j’y pense. Puis je me rappelle que je suis maintenant cette maman qui t’accompagne et te guide pour devenir un merveilleux adulte et mon cœur se remplit du même bonheur qu’il s’est rempli lorsque tu es né.

Crédit : dekazigzag/Shutterstock.com
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