Mon corps m’a fait comprendre que ça en était assez

depressed woman

Un bon matin, je me suis levée du lit avec l’envie d’y rester.

Un autre matin où j’aurais souhaité qu’il m’engloutisse car ma tête avait roulé toute la nuit, prenant un nombre de routes qui ne se comptent même pas.

Un autre matin où j’ai pris soin de mon enfant alors que j’aurais eu besoin qu’on prenne soin de moi. Une autre journée à devoir quitter ma grotte et affronter le monde extérieur qui me rend de plus en plus anxieuse.

Un autre matin où j’ai affiché mon plus beau sourire et rangé mes peines dans le creux de mon coeur.

La journée s’annonçait comme les autres, mais elle a pris un tournant auquel je ne m’attendais pas. Mon corps m’a fait comprendre qu’il m’avait donné assez de signes que j’avais balayés du revers de la main et que maintenant, ça en était assez. Mon corps a pris le contrôle sur ma tête qui, je croyais, était sur le droit chemin.

Lorsque j’ai perdu tous mes repères, le monde autour de moi s’est mis à tourner. Quand je me suis sentie tomber de si haut sans pouvoir jamais m’arrêter, j’ai compris que mon corps avait décidé d’écouter ma tête. J’ai compris qu’il avait écouté les cris que mon coeur lui lançait depuis trop longtemps déjà mais qui restaient enfouis tout au fond de moi.

Cette journée où mon corps m’a demandé de m’écouter, j’ai réalisé qu’avant d’être une mère, une soeur, une fille et une amie, je suis une humaine. Une humaine avec des sentiments et des envies. J’ai compris que je devais prendre soin de moi, de la femme que je suis, de l’humaine que je suis. Car je suis la seule personne qui peut prendre soin de mon esprit.

Cette journée où mon corps m’a fait comprendre que ça en était assez, je me suis rendu compte que j’avais trop longtemps attendu avant de prendre soin de moi. J’ai compris que j’avais remis trop souvent mon bien-être à plus tard. Que j’aurais dû faire attention aux nombreux signes que ma tête m’envoyait.

Cette journée où mon corps m’a fait comprendre que ça en était assez, j’ai toutefois aussi compris qu’il n’était jamais trop tard pour être bien.

Mais que le plus tôt sera le mieux.

Stéphanie Godbout
JORDANE

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