À toi qui te plains des enfants du voisinage

little boy screams summer

À toi qui te plains des enfants du voisinage;

À toi qui gardes tes rideaux fermés en tout temps;

À toi qui cries aux enfants dans la rue de faire moins de bruit;

À toi, le grincheux de la rue, qui penses que les enfants sont des démons mis au monde pour déranger TON univers;

Je vais te donner un petit cours de savoir-vivre.

Un enfant, ça court, ça crie et ça vit. Tu en as déjà été un toi-même, même si tu ne sembles pas t’en souvenir, et je te confirme que tu n’as pas passé ton enfance assis sur une botte de foin sans jamais dire un mot.

De mon côté, je n’ai en aucun cas envie de passer l’été à dire à mes enfants de faire moins de bruit et à les museler pour te faire plaisir. Alors, merci de ne pas venir sonner à ma porte vingt fois par jour pour me dire que les enfants te dérangent dans la piscine ou que leur rire sincère t’exaspère quand tu essaies de faire la sieste. Va te coucher dans ton garage, dans un hamac au fond de ta cour avec des écouteurs, je m’en fous, mais laisse ma progéniture tranquille.

Pour être tout à fait honnête avec toi, je ne comprends pas les gens comme toi qui ne saisissent pas le bonheur des petits et le plaisir de l’enfance. Les gens comme toi qui ont goûté l’amertume et qui devraient peut-être prendre des pilules pour voir la vie plus en rose. Les gens comme toi qui ont pourtant été enfants, et qui, dans plusieurs cas, en ont aussi eus.

Sur ce, je te souhaite un bel été. Et quitte à te décourager davantage, sache qu’il ne fait que commencer.

Crédit : Brocreative/Shutterstock.com
Audrey Latour
AUDREY LATOUR

2 thoughts on “À toi qui te plains des enfants du voisinage

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