Chère maman en manque criant de sommeil

tired mother with baby

Chère maman en manque criant de sommeil,

Pendant ta grossesse et même avant, tu pensais savoir ce qu’était le manque de sommeil. Mais bien que tu avais déjà connu la fatigue, tu ignorais alors ce que représentait réellement le fait de devoir rester éveillée des dizaines de nuits d’affilée à t’occuper d’un petit être inconsolable alors que ton corps te supplie d’aller te coucher.

Chère maman en manque criant de sommeil, depuis que ton bébé tant attendu est arrivé, tu te demandes à tous les jours comment tu vas passer à travers ta journée. Pendant que ta priorité est de t’occuper de ton bébé, tout le reste t’attend patiemment : lavage, ménage, bouffe et bien plus. Mais plutôt que de te sentir coupable et de penser à ce que tu ne fais pendant que bébé fait encore la sieste sur toi, pense plutôt à ce que tu accomplis : te reposer et surtout, aimer et rassurer ton petit miracle.

Chère maman en manque criant de sommeil, si tu dors à coups de quarante-cinq minutes pendant plusieurs semaines, tu finiras inévitablement par douter de toi. Mais lorsque les doutes prendront de plus en plus de place, j’aimerais que tu te rappelles de ne pas laisser cette fatigue intense avoir raison de toi. Tu es humaine, un point c’est tout. Donne-toi la chance de te poser. Donne-toi la chance de fermer les yeux. Donne-toi le droit à l’erreur. C’est une passe difficile, une passe sûrement plus longue que tu l’avais espérée, mais tu finiras tôt ou tard par dormir assez pour te retrouver comme mère, comme femme et comme amoureuse.

Chère maman en manque criant de sommeil, ce n’est pas le temps de te lancer dans les gros projets ni de te sentir mal de tourner les coins ronds. Prends soin de ton bébé, prends soin de toi comme c’est possible de le faire et surtout, accepte de te faire aider autant que possible. Tu n’es pas faible, tu n’es pas une mauvaise mère ; tu es juste crevée.

Chère maman en manque criant de sommeil, n’essaie pas d’additionner les heures de sommeil accumulées dans les dernières vingt-quatre heures car elles se comptent probablement sur les doigts d’une seule main et tu seras d’autant plus atterrée. Laisse tomber le décompte, tu n’y gagneras rien de bon.

Chère maman en manque criant de sommeil, je sais que tu te sens seule et que tu as l’impression que tous les bébés autour de toi dorment mieux que le tien, mais ce n’est pas le cas. Malgré les livres et les gens compétents pour t’aider avec le sommeil de ton poupon, n’en demeure pas moins qu’aucune solution n’est miraculeuse et certains bébés dorment moins facilement que d’autres.

Chère maman en manque criant de sommeil, je sais que tu détestes te le faire répéter mais puisqu’au final, cela pourrait bien te sauver, essaie de lâcher prise et de laisser le temps faire son œuvre.

Chère maman qui comprend maintenant pourquoi tenir les gens éveillés au Moyen-Âge était une torture, ne doute jamais que tu es la meilleure personne pour t’occuper de ton bébé au sommeil difficile. On ne s’habitue peut-être jamais à la fatigue extrême mais avec de la patience, des efforts et du temps, je te promets que dans un futur plus rapproché que tu ne le crois, tu réussiras à dormir plus de deux heures d’affilée et tu te retrouveras enfin.

D’ici là, je t’interdis de douter de tes compétences de maman.

Audrey Morin
AUDREY MORIN

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