Je t’ai quitté, mais ce n’est pas juste de ma faute

empty walkin

Aux yeux de tous, je suis la méchante. C’est moi qui ai brisé la famille. C’est moi qui suis partie. C’est du moins ta description des événements lorsque quelqu’un te demande pourquoi nous ne sommes plus ensemble. Tu as décidé de balayer du revers de la main toutes les fautes que tu aurais pu t’attribuer, préférant m’accorder tout l’odieux de cette finalité. Te dire à quel point je trouve la situation injuste me provoque, encore aujourd’hui, un serrement au cœur lorsque je pense à toutes ces personnes et aussi, à toi-même, qui oublient qu’il y a deux côtés à une médaille.

Je ne vais pas faire semblant que je n’ai pas de torts, mais j’aurais aimé savoir que tu partages certaines responsabilités de cette séparation. Je ne cherche pas à me défiler d’une culpabilité qui me ronge depuis la fin de notre histoire, mais je voudrais être capable d’avancer sans haine lorsque je repense à toi et à nous deux. L’injustice de savoir que c’est l’unique raison que tu retiens de notre séparation me dérange. Je le sais que c’est moi qui ai donné le coup de hache qui a fait tomber l’arbre. C’est moi qui ai provoqué notre séparation. La décision de te quitter, c’est moi qui l’ai prise et j’assume cette responsabilité.

Mais la partie qui t’appartient, c’est de m’avoir fait passer en dernier dans ta vie alors que combien de fois, je t’ai crié mon existence. Ces milliers de fois où j’avais l’impression que nous vivions comme deux colocataires et mes wake-up call qui ne te faisaient jamais réagir plus que deux semaines. Le naturel revenait toujours au galop le temps de t’acheter du temps. Ces fins de soirée que tu passais sur ton téléphone cellulaire alors que je ne demandais qu’à nous coller. Ces trop rares soirées où tu lâchais ton cellulaire que pour me baiser. Tu étais tellement prévisible, c’était à mourir d’ennui. Ces interminables journées que tu passais au travail me faisaient me demander à chaque semaine si tu préférais passer du temps à ta job plutôt qu’avec ta femme et tes enfants. Ces années à avoir l’impression d’être davantage pour toi une mère qu’une épouse n’ont pas aidé à ce que, peu à peu, l’étincelle s’éteigne entre nous. C’est ça la vérité. J’ai provoqué la séparation, mais tu as provoqué le désamour qui s’est installé bien avant que je mette définitivement fin à notre relation.

J’aurais sincèrement voulu que nous puissions poursuivre notre route ou que notre histoire se termine d’une façon plus douce, mais après tout ce que nous avons vécu, je n’ai aucun regret d’y avoir mis fin.

Tu as eu des dizaines d’avertissements, il est maintenant trop tard pour nous deux, mais sache que je souhaite tout de même qu’avec le temps et du recul, tu arrives à faire le cheminement qu’il faut pour ne pas refaire les mêmes erreurs avec la prochaine personne qui entra dans ta vie.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

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