Mes enfants, vous ne serez plus les mêmes demain matin

mother kiss kid at night

Mes amours,

Chaque soir quand je vous dis bonne nuit, je me rends compte que les enfants que je couche ce soir ne seront plus les mêmes demain.

Que les mots sur lesquels vous butez et qui nous font tant rire seront dits un peu plus parfaitement à votre réveil.

Que chaque matin, vous faites un pas de plus vers votre indépendance et que bientôt, vous ne me réclamerez plus de câlins.

Que tôt ou tard, je ne verrai plus de petits visages me suppliant de les prendre dans mes bras au moment le moins opportun : quand j’ai de l’huile sur le feu et que j’essaie désespérément de finir le repas, quand je me brosse les dents ou que je range les courses.

Alors je mets ma fatigue, ma colère et mon exaspération de côté, parce qu’au fond de moi, je sais. Je sais que le jour où vos cris et vos petits pas ne résonneront plus dans le couloir et que le calme tant réclamé régnera dans cette maison, mon cœur se serrera en repensant à tous ces moments.

Il n’y aura plus de porte qui s’ouvre lorsque je suis aux toilettes, de « Mamaaaaaaan !!!! » crié à tue-tête un million de fois par jour, de questions à la chaîne auxquelles il m’est parfois impossible de répondre (vous, savez-vous qui est le plus fort entre Hulk ou Obélix ou si les géants puent des pieds ?).

Il n’y aura plus de petits yeux qui brillent et de larges sourires lorsque vous m’apercevez devant la porte de l’école ou de la crèche, comme si ma simple présence illuminait votre journée et que vous n’attendiez que moi.

Alors j’essaie de profiter de chaque moment.

Je fais, sur vos joues moelleuses, les millions de bisous que je ne pourrai bientôt plus faire.

Je vous câline à deux heures du matin parce que les dents poussent, que les boutons de varicelle grattent ou qu’un monstre est caché sous votre lit, même si mes yeux se ferment de fatigue.

J’essaie d’imprimer dans mon esprit vos rires, vos petites bouilles, vos expressions, la chaleur de votre petite main que je serre sur le chemin de l’école.

Pour ne rien oublier.

Jamais.

Bonne nuit mes chéris, vous me manquez déjà.

Rachel Stoppini
RACHEL STOPPINI

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