Merci à toi, papa absent qui travaille à l’extérieur pendant la crise

dad hug daughter

Merci à toi, papa absent qui travaille au loin et qui nous permet à nous, petite famille, de vivre confortablement, collés-collés, en ce temps de crise, isolés, mais paisibles. On se sent seuls par moment dans le confort de notre foyer, ne pouvant pas trop sortir sauf pour aller prendre des belles marches en plein air, mais on continue d’être heureux. En famille. Tu sais, on peut compter les arcs-en-ciel maintenant, dans les fenêtres.

Toi, tu es loin, tu ne peux pas faire ce que tu veux quand tu veux. Tu t’ennuies. Tu travailles. Tout le temps. Mais lorsque j’ai appris que j’étais mise à pied temporairement, comme une grande partie de la population, ça ne m’a pas rendue anxieuse parce que je savais que notre famille pourrait continuer de compter sur toi. Je savais qu’on s’en sortirait grâce à toi. Grâce à tes sacrifices. Grâce à tes gros sacrifices.

Celui de partir travailler au loin pour ta famille.

Celui d’aller faire ce que tu dois faire même quand tu pleures à trois heures du matin parce que tu dois quitter pour le travail et tu te sens égoïste d’aller réveiller ton bébé qui dort pour essayer faire le plein de calins pour on se sait pas combien de jours.

Celui de tout manquer : les premiers mots, les premiers pas, les premiers bisous, la première fête. La première fois que ton petit a réussi le casse-tête qu’il avait tant de difficulté à faire le mois dernier. La première fois qu’il a ouvert le frigo, tu sais, comme il essayait de le faire depuis si longtemps. La première fois qu’il a dit caca avec ses yeux remplis de fierté! La première fois… et la deuxième… mais qui sait, peut-être seras-tu présent pour la troisième ?

Je te remercie, mon homme, mon mari, le papa de notre trésor, mon amant, mon ami, mon confident. Nous nous ennuyons, mais nous savons que tu t’ennuies encore plus même si tu essaies de rester et paraître fort.

Merci de tenir le coup au prix de nombreux efforts, d’innombrables sacrifices et de toutes ces nuits où tu t’endors au loin, seul, en pensant à nous.

Sache qu’on pense à toi aussi.

 

Anamom
ANAMOM

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