Lettre d’une employée de la DPJ

adult hold kid's hand

Dès qu’il est question de la DPJ, ça frappe fort aux nouvelles, le sensationnalisme et la désinformation se font aller à grands coups de reportages théâtraux, la politique s’en mêle et ça ne vole pas haut. Je ne perdrai pas d’énergie à tenter de nuancer ce qui est rapporté. J’ai juste envie de vous dire du positif.

J’ai envie de féliciter mes collègues qui font tellement pour les enfants, si vous saviez.

J’ai envie de vous dire que je vois tous les jours des humains pleins d’empathie. Des intervenants qui tendent la main malgré l’agressivité et l’adversité.

Je veux vous dire que je vois tous les jours des intervenants qui s’efforcent par tous les moyens du monde d’atteindre une famille.

Je veux vous dire qu’on a du plaisir aussi parfois avec “nos” parents, malgré tout. Que parfois, on arrive à créer un lien qui nous permet de rire un peu, de se taquiner mutuellement, entre deux crises.

Je veux vous dire aussi qu’il y a des parents et des enfants qui nous rappellent parfois, après la fermeture de leur dossier, pour nous dire qu’ils se rappellent encore d’une phrase qu’on leur a dite, qui les a marqués plus qu’on pensait.

Je veux vous dire qu’il y a des parents qui sont tristes, pour vrai, quand leur dossier ferme, parce qu’ils trouvent qu’après et malgré tout, on les a aidés.

Je veux vous dire qu’on voit des belles réussites. Des enfants qui grandissent bien. Des parents qui se reprennent en main, qui évoluent, qui cheminent.

Je veux vous dire que mes collègues ont le coeur sur la main. Que malgré leur débordement, ils trouvent le temps d’offrir leur aide pour soutenir un collègue qui va moins bien.

Je veux vous dire que je côtoie tous les jours des intervenants qui sont respectueux, sensibles, attentionnés.

Je veux vous dire que ma job j’en suis fière, même si c’est pas parfait. Même si c’est lourd par boutte. Malgré tout ce qu’on en dit, je suis fière de travailler à la DPJ.

Je veux vous dire qu’on va garder la tête haute, qu’on va tendre l’autre joue et qu’on va continuer de faire de notre mieux, pour eux. Pour leurs petites têtes blondes, rousses ou brunes. Pour leurs yeux innocents malgré leur vécu, leur vécu qui lui n’a rien d’innocent. Pour leur résilience. Pour leur enfance.

Pour les enfants qui suivront, et encore ceux d’après.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

9 thoughts on “Lettre d’une employée de la DPJ

  1. Bebe34556 Répondre

    Ah Bien a date sur les 7 travailleuse social jai pas vu dampathie de leur part…. Et c’est la dpj de Montréal…. aucune émotion et il taide pas non plus il écrive d’après eux sans avoir tout…. Et ça prend souvent le côté du père ou pour le parent qui n’est pas apte …. Et qui a beaucoup d’argent…..pas eu des très bonnes expériences !

    1. Amorphologie Répondre

      Ben si tout le monde est en faute sauf vous…faudrait peut être regarder à l’intérieur, non?

  2. Pasdvosaffaire Répondre

    Jsais pas dans quel monde vous vivez mais moi j’ai rien connu de tout ça au contraire pi encore pire ont ma la enlever pour absolument aucune raison valable. Ils ont aucun coeur ça pris presque 2 ans avant je revois ma fille… Ils ont inventer pleins de trucs, leur rapport avaient aucun sens et j’en passe bcp….et se taquiner mutuellement… Mais vous avez quel âge 😂😂😂 c’est loin très loin d’être ça. C’est bcp plus de critique et de jugement en réalité…. Non mais…

  3. Bout-en-train Répondre

    C’est sur que quand on s’appelle ça parle sur la façon dont on se présente aux autres! On le voit bien dans le style de réponse que vous amenez😐Vous ne voyez que votre expérience qui semble être mauvaise. Vous ne semblez pas être quelqu’un qui se remet en question à voir comment tout ce qui vous est arrivé est de la faute des autres. Je ne connais personne qui s’est sorti d’une mauvaise situation sans se responsabiliser. Vous devriez essayer ça, vous enseigneriez aussi à votre fille que dans la vie, il faut prendre ses responsabilités et ne pas attribuer tous nos malheurs à une cause extérieure. Je vous souhaite bonne chance

  4. Arrêtezdechialer Répondre

    Et bien moi, en tout cas, j’ai été placé en centre de réadaptation par la DPJ et je peux vous dire qu’ils mon grandement aidés.
    Je suis très reconnaissante envers ma travailleuse social qui, malgré mes sauts d’humeurs et crises, à toujours tout fait pour me venir en aide et me donner les outils pour mieux apprendre à me gerer. MERCI LA DPJ ❤

    1. educateur cj Répondre

      C’est des témoignages comme le tiens qui changerait la vision sociale négative de la DPJ.
      Bonne chance pour la suite 😉

  5. France Lalonde Répondre

    Merci pour ce beau texte qui est véridique. J’ai oeuvré pour la DPJ et je le disais avec fierté. Comme dans tous les domaines, il y a des gens qui travaillent avec tout leur coeur et d’autres moins. Chose certaine, personne ne fait ce travail par facilité, il n’y a absolument rien de facile dans ce travail! Travailler auprès de gens en souffrance, blessés par la vie, souvent isolés, quelquefois malades, ouf tellement de soufrance…
    Il est vrai que nous pouvons réussir à créer de tràs belles relation qui laisse une grande place à la confiance. Lorsque l’honnêteté est présente de part et d’autres.
    Oui, il est aussi vrai que certains parents sont tristes à la fermeture de leur dossier car, comme on me l’a déjà dit: “Pour la première fois de ma vie, on croit en moi, on m’encourage et me donne l’heure juste” . Certains pleurent, oui…et on a aussi la larme à l’oeil car nous aussi nous sommes attachées à “nos familles de coeur”,
    Vous faites ce travail et continuer à le faire parce que vous avez du coeur et que vous croyez et espérez apporter un peu de mieux être aux enfants qui vous sont confiés ainsi qu’à leurs parents.
    Vous avez raison lorsque vous faites mention du support entre employées, c’est quelquefois le seul dont on bénéficie et il nous permet souvent de continuer malgré tout.
    Prenez bien soin de vous. Vous jouez un rôle très important dans notre société.

  6. Jc Répondre

    Ben en tout cas moi,pour toutes les fois que j’ai essayé de faire des signalements pour sortir mon frère et ma soeur du milieu toxique de leur père,je me fait récurer à chaque fois.une dizaine de plaintes,de plusieurs personnes et vous avez jamais fait les choses nécessaires.résultat?ma soeur est « scrapp » mentalement à cause des mauvais traitements psychologiques qu’elle a vécu.
    Fake je suis désolée mais votre beau texte je n’y croit pas.jai perdu tout espoir en la DPJ

  7. Joanne Brunet Répondre

    Les enfants ne sont pas enlevés à leurs parents sans raison valable. Les travailleurs de la DPJ étoffent un dossier à partir des négligences, abus, violences que subissent l’enfant avant d’amener le dossier devant un juge qui lui tranche. De plus, dépendamment de la gravité de la situation, ils vont essayer de travailler avec les parents sur les points à corriger ou améliorer pour le bien-être des enfants. Lorsque les enfants sont enlevés à leurs parents, vous savez très bien pourquoi, ça n’arrive pas subitement, à moins qu’ils découvrent des violences ou négligences graves que l’enfant subit et que sa sécurité soit en danger.

    Cessez de blamer la DPJ pour votre incompétence parentale. Ils sont là pour protéger les enfants et non pas les parents sur la drogue, l’alcool, les abuseurs, les violents ou négligents. J’ai connu dans mon enfance un père violent et j’aurais bien aimé que la DPJ existe à mon époque pour me protéger de la peur qu’il m’inspirait et du stresse que je vivais avec ce que je subissais.

    Si vous ne comblez pas les besoins de base de vos enfants avec des repas adéquats à leur développement physique, des vêtements adaptés à la température, des soins appropriés en santé, en hygiène, en développement intellectuel et moral, etc… que vous ne leur offrez pas une présence rassurante et aimante, sans abus, sans violence, sans négligence, pour l’amener graduellement à devenir un adulte responsable et équilibré. Si vous n’avez pas su répondre aux besoins de base de vos enfants ou en les protégeant adéquatement, la DPJ a sûrement eu raison de leur trouver un foyer capable de le faire. Le manque d’argent n’est pas une raison, même plusieurs personnes pauvres savent très bien s’occuper de leurs enfants. Un enfant demande du temps et de l’amour. Ce n’est pas un objet qu’on dompe dans un coin et qu’on laisse se démerder tout seul. Faites un examen de conscience réel et souvenez-vous pourquoi on vous l’a enlevé, vous trouverez certainement la raison pour laquelle vous ne l’avez plus à vos côtés.

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