Je suis une mère et voici pourquoi je déteste l’hiver

unhappy baby and mother winter

Je suis une maman et j’haïs l’hiver, le frette et la neige. Je suis de celles qui chialent à chaque tempête et à chacune des journées où il fait moins vingt pour huit bonnes raisons.

#1  Le froid

Y a-t-il vraiment quelqu’un qui aime se faire geler le corps à des températures aussi frettes ? T’as beau avoir trois couches de vêtements (chandail, veste, manteau), des mitaines double épaisseur, des bottes qui, supposément, peuvent aller jusqu’à moins quarante (mais c’est jamais le cas), tu gèles quand même à coup sûr.

#2  Les jours de tempête

Il y a aussi les jours de tempêtes. Ces matins où tu ouvres la télé et que la première chose que tu apprends est : écoles fermées. Ah ben tab…. Journée de congé forcé. Obstination avec le chum à savoir qui reste. Ou plutôt, qui a le moins de job cette journée-là pour pouvoir rester à la maison.

Ben oui, t’en as des journées maladie, des journées “raisons familiales”, mais t’aimerais ça pouvoir les prendre au moment que ça TE tente et non par obligation ! “OK, les cocos aujourd’hui, on va faire du bricolage” (yeux en l’air!!!).

#3  Le pelletage

À chaque hiver, tu hésites à faire ouvrir ta cour par un déneigeur. Payer les deux cent cinquante dollars ou non ? L’année que tu le prends, il ne tombe pratiquement pas de neige et tu as un peu l’impression d’avoir payé pour rien et l’année que tu ne le prends pas, il tombe vingt pieds de neige, tu pellettes à pu finir et tu finis par te barrer le dos en marmonnant dans ton foulard remonté jusqu’aux yeux et le nez coulant que le voisin te fait ben chier avec sa souffleuse.

#4  Les habits de neige

Ça coûte une fortune pour tes enfants, et ça dure quoi, deux hivers si t’es chanceuse? Tu veux pas acheter le plus cheap (parce que tu te dis que plus ça coûte cher, plus ça doit être chaud) mais en même temps, tu trouves ridicule de payer trois cents piastres pour un habit qui va lui faire au maximum deux hivers; pis ça, c’est s’il n’a pas une poussée de croissance de fou.

#5  Les mitaines

Ça, c’est comme les bas dans une sécheuse : jamais moyen de retrouver une paire complète. Tu as même prévu le coup en achetant trois paires supplémentaires, au cas où. Mais même ce “au cas où” là, n’est pas suffisant et tu te retrouves avec quatre paires dépareillées au beau milieu de l’hiver. Ton gars partira avec une mitaine noire et l’autre rose, tant pis.

#6  Les virus

Non mais, c’est un cycle sans fin ces bibittes-là ? Rhume, grippe, influenza, name it. Ça fait le tour de la maison en un rien de temps et quand tu penses que c’est fini, ça recommence en boucle. La morve au nez, la gorge qui brûle, le corps qui frissonne; tu passes le sirop contre la toux comme tu passes une bouteille de vin. C’est-à-dire beaucoup trop vite.

#7  La poudrerie

Tu te mets toute belle, beau brushing qui t’a pris ben du temps à faire et tu te sens au top. Tu sors dehors à peine deux minutes que te voilà toute échevelée, les cheveux humides et cotonnés, le mascara en dessous du nez. Comment mal partir une journée.

#8  Ton auto

Même si tu as un démarreur à distance, t’essaies d’être écologique et de pas partir ton auto vingt minutes d’avance. Mais cinq d’avance, ça ne donne absolument rien; tu rentres dans ton auto gelée (banc en cuir, outch!!) et tu dois gratter et encore gratter tes fenêtres. Une fois sur la route, tu sacres après tes essuie-glaces qui fonctionnent jamais comme il faut.

Heureusement, ce qui met un baume à tout ça, c’est de voir des étoiles dans les yeux de tes enfants qui s’émerveillent en regardant les premiers flocons tomber. C’est de les voir rire à n’en plus finir en se lançant des boules de neige ou en essayant de faire des anges dans la neige et de rentrer à la maison, après des heures passées à l’air frais, les joues toutes rosées et de leur préparer un bon chocolat chaud.

Valérie Bousquet
VALÉRIE BOUSQUET

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