Merci de ne pas juger les mères, mais…

mother dont wanna ear

Maintenant, dans ton fil Facebook, en plus des photos de famille parfaite, de couchers de soleil de paysages paradisiaques ou de citations sur la vie, tu as maintenant accès à des groupes de mamans. Certains de ventes, certains de partages de trucs et de recettes et d’autres pour ventiler. Une chose est toutefois commune à tous les groupes : pour préserver l’harmonie, il ne faut pas qu’il y ait de jugement.

L’affaire, c’est que quand tu veux simplement te défouler sur lesdits groupes parce que ta belle-mère essaie de te gérer, que ton chum a pris une brosse la veille et qu’il est complètement inutile couché sur le divan ou que t’as un problème de garderie qui ferme, il y a toujours une mère quelque part pour débarquer avec son commentaire désagréable qui vise clairement à te faire sentir mal. Quelque chose du genre :”Ouin mais MOI LÀ, ma belle-mère est absente donc tu devrais te sentir chanceuse même si elle désagréable” ou “Ben t’as juste à sacrer ton chum dehors si t’es pas contente!”.

C’est choquant parce que le but est de sortir le méchant et de passer à autre chose. Quand tu publies sur ces groupes, tu veux seulement partager un moment de marde dans une communauté où il y a sûrement quelqu’un pour te dire qu’il te comprend. Pas te faire dire ce que tu fais de mal, ce que tu devrais faire pour que ça marche ou te faire traiter de tous les noms.

Ceci étant dit, quand une publication ne fait pas ton bonheur, l’idée, c’est de passer à autre chose et merci bonsoir; pas besoin de ramasser quelqu’un qui n’a pas la même opinion que toi.

Par contre, si tu ventiles sur quelque chose qui dépasse la simple opinion et le gros bon sens et que tu racontes ouvertement avoir fait quelque chose mettant la sécurité de ton enfant en danger, c’est possible que tu ne reçoives pas les commentaires auxquels tu t’attendais.

Si tu écris que tu attaches ton enfant, c’est possible que tu te fasses répondre que tu devrais aller chercher de l’aide et que ça n’a pas d’allure.

Si tu écris pour chialer contre une madame qui a appelé les autorités alors que tu as laissé ton enfant seul dans l’auto en pleine canicule pendant trente minutes, c’est évident que personne ne va être de ton bord et que tout le monde va te demander à quoi tu as pensé et te rappeler à quel point c’est dangereux.

Si tu écris que tu n’as plus le goût de vivre et que le monde serait mieux si tu n’étais plus là, ne sois pas surprise que les gens se mobilisent et s’inquiètent pour toi, allant même jusqu’à appeler la police.

Il y a une différence entre le jugement et le gros bon sens. Le jugement est gratuit et son objectif est de rabaisser. Mais dans bien des cas, il n’en est pas question; des inconnues bien intentionnées peuvent aussi être tout simplement inquiètes et préférer réagir avant qu’il n’arrive une catastrophe.

Ce n’est pas agréable, j’en conviens, mais c’est parfois nécessaire. Tes décisions comme les miennes ne sont pas toujours les bonnes et ce n’est pas un problème en soi. Mais, si tu mets ton bien-être ou celui de ta famille en danger, il faut bien que les gens réagissent.

Si ça t’arrive dans l’avenir, rappelle-toi que ça ne donne rien de t’emballer et de crier au jugement; essaie plutôt d’accepter le commentaire et de réfléchir à savoir s’il fait du sens pour toi.

Maman Ours
MAMAN OURS

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