Mon amie qui n’arrive pas à avoir d’enfant, tu es ma super-héroïne

infertily problem

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Après avoir survécu à une année de déceptions et de tests négatifs répétés, tu as gardé le sourire quand je t’ai annoncé, apeurée, que je portais la vie.

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Parce que tu t’es informée de ma grossesse, de mes nausées et de mes inquiétudes comme si elles étaient les tiennes. Tu m’as même permis de me plaindre par moments des défis que m’imposait ma grossesse, pourtant si minimes comparativement à ce que tu vivais.

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Car tu as pris soin de moi et de mon bébé après l’accouchement. Tu t’es informée de notre état et tu m’as apporté des bons petits plats pour t’assurer que je mange assez. Tu as aimé mon enfant comme s’il était le tien, tu m’as écoutée raconter à quel point je trouvais parfois difficile d’être maman et tu ne m’as pas permis de m’excuser de me plaindre, car tu es une amie formidable et que tu voulais être là pour moi.

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Car je sais bien que tu as versé quelques larmes en partant de chez moi ou en voyant les photos de mon poupon dodu. Malgré tout, tu as continué à demander des nouvelles et à t’informer de comment je me sentais.

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Car tu as choisi de te dérégler le corps, de réhypothéquer ta maison et de réorganiser ton horaire en fonction de tous tes traitements de fertilité. Tu t’es complètement oubliée pour tenter de devenir maman.

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Car tu fais face aux jugements des autres tous les jours ou presque pour avoir choisi qu’on te “fabrique” un bébé in vitro, alors que tu aurais pu adopter ou oublier la maternité.

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Car même si tu es fâchée, déçue et triste de ne pas pouvoir tomber enceinte naturellement, tu gardes le sourire et tu fais confiance à la vie et malgré les hormones des nombreux traitements que tu suis qui ont pris le contrôle de ton corps, tu te plains timidement car, pour toi, c’est peu cher payé pour avoir un beau bébé en santé.

Mon amie, tu es ma super-héroïne.

Et sache surtout que lorsque tu l’auras enfin dans tes bras, ton bébé tant désiré, je serai là à mon tour pour t’écouter.

Car, entre toi et moi, tu n’auras pas moins le droit de trouver ça difficile par moments, même si tu ne comptes plus les nuits où tu auras rêvé d’avoir un poupon à aimer.

Audrey Morin
AUDREY MORIN

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *