Et si on s’aimait pour vrai, mon amour ?

couple kissing in a field

Mon amour de tous les jours,

Je me sens choyée, de t’avoir auprès de moi. Toi, ma tendre moitié , mon compagnon de vie, mon confident, mon complice, je sais que je t’aime et que tu m’aimes aussi mais, au fil du temps, j’ai l’impression que nous nous perdons de vue. Que la routine, le brouhaha du quotidien et nos obligations diverses nous ont éloigné l’un de l’autre depuis quelque temps; j’ai peur que nous nous prenions pour acquis. Tu es tout près, physiquement, mais tu me manques. Comprends-tu? As-tu le goût qu’on s’aime pour vrai? Et si on tentait de se reconquérir? Jour après jour?

Et si on s’embrassait furtivement, à tout bout de champ, juste “parce que”? J’aurais le goût de frissonner vingt-quatre heures sur vingt-quatre, simplement en pensant à toi, de sentir ta chaleur près de mon corps, de me sentir plus femme que maman, plus séduisante que servante… J’aurais envie de me sentir désirée, aimée, belle et rebelle, à toute heure du jour, mon amour.

Et si on s’aimait pour vrai?

Et si on tentait de surprendre l’autre, avec des petites attentions, comme sa gâterie préférée après le boulot ou au lit un samedi matin? Ce n’est pas parce que notre couple est solide qu’on doit cesser de se faire plaisir. Les petites attentions sont souvent les plus grandes preuves d’amour. Un p’tit post-it dans la boîte à lunch, notre breuvage préféré, une fleur un jour quelconque, une date improvisée…

Et si on s’aimait pour vrai?

Et si on lâchait notre fou même quand les enfants ne sont pas là, parce que notre côté enfantin est si charmant? J’aurais le goût de faire un “roche-papier-ciseaux” pour savoir qui change la couche du p’tit dernier, qui va essuyer la vaisselle ou faire le neuf-cent-vingt-troisième lift de la journée. J’aurais envie de rire à gorge déployée, de danser jusqu’à “pas d’heure”, de sourire à en avoir mal aux joues et au ventre avec toi.

Et si on s’aimait pour vrai?

Et si on prenait le temps de jouer, juste toi et moi? Parce que la compétition, ça peut être agréable, tu sais! T’aurais pas envie d’être le-dernier-rendu-qui-pue? J’aurais parfois le goût de sortir les jeux de société, de me costumer, de jouer à la cachette, name it! Tu es mon partenaire, pas mon adversaire. Mais le temps d’un jeu, je te donnerais une raclée que tu ne serais pas prêt d’oublier.

Et si on s’aimait pour vrai?

Et si on partageait le plus de moments possibles à deux, même lorsque c’est évidemment un calvaire pour l’un d’entre nous? J’aurais le goût que tu sois avec moi, à la barre du jour, même les matins où tu travailles plus tard. J’aimerais ça qu’on se tienne la main dans nos rendez-vous médicaux plates, dans toutes les salles d’attente moroses du monde et même dans l’allée des conserves à l’épicerie.

Je pense que l’amour, le vrai, nous le vivons. Mais je crois aussi que nous devons nous taquiner, nous sourire en coin, nous coller. Afin de ne pas devenir, au fil des années, un élément du décor, tel une fenêtre ou un tableau, que notre regard effleure seulement, en le remarquant à peine. Aimons-nous. Plus qu’hier et moins que demain. Tous les jours. Tout le temps. Pour toujours. Parce que la tendresse au quotidien, c’est la plus douce et la plus tendre des preuves d’amour.

Pour vrai.

Lysiane Beaubien
LYSIANE BEAUBIEN

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