Cher parent, laisse-moi faire ma job de prof

classroom

Cher parent,

Je suis l’enseignante de ton p’tit et je t’avoue que ces temps-ci, j’ai plus de misère à te gérer qu’à gérer mes trente élèves un vendredi dernière période.

Mon principal problème est que tu remets toujours en doute mes décisions et ça, ce n’est pas génial, même que ça m’irrite vraiment. Si je ne te dis pas comment élever ton enfant chez toi parce que ça serait déplacé de ma part, sache que je m’attends au même traitement de ta part. Sache donc que je n’ai pas besoin ni envie de recevoir des conseils sur la façon de gérer ma classe et ton enfant lorsqu’il est sous ma responsabilité. Accorde-moi un minimum de confiance et rappelle-toi que je connais ma job et que ton enfant n’est pas le premier à s’asseoir devant moi.

Quand je t’écris que ton enfant a fait des petites (ou parfois même des grosses) conneries durant la journée, je crois que tu ne comprends pas vraiment mon objectif. Je ne chercher à punir personne, mais plutôt à t’informer et à te faire savoir que ce n’était pas une bonne journée de façon à ce que tu ne sois pas surpris à la rencontre de parents si on en parle parce que ces comportements ont tendance à se répéter, THAT’S IT ! Tu peux avoir une discussion avec ton enfant si ça te plaît, mais de grâce, ne me réécris pas pour défendre ton enfant ou remettre mon jugement en question.

Aussi, si nous devons avoir une discussion sur les problèmes de ton p’tit, ne va pas croire que je suis sur son dos parce que je ne l’aime pas; de tous les élèves que j’ai eus dans ma carrière, il n’y en a aucun que je ne serais pas contente de croiser sur la rue. Je vais peut-être te surprendre en te disant que j’ai deux enfants, un mari, une maison (avec ben du ménage), une tonne de corrections, de la planification de cours et mon horaire étant donc particulièrement chargé, je te confirme que je n’ai pas le temps d’haïr mes élèves. Ça me demanderait trop de temps et d’énergie et ça, je n’en ai pas à gaspiller. Alors non, je ne me lève pas la nuit pour haïr ton enfant. Je dors pour récupérer de mes journées de fou pendant lesquelles je prends soin de ton p’tit et de ceux des autres que j’aime et j’apprécie sans quoi je ne ferais pas le métier que je fais.

Dans ma classe, j’essaie d’être juste, équitable envers tous parce que je sais que les enfants sont sensibles à ça, mais je te défie tout de même de venir surveiller un groupe de trente élèves pour voir si tu vas pouvoir être capable d’appliquer le concept de justice à la lettre en tout temps. Tu risques dangereusement de réaliser que c’est plus facile à dire qu’à faire.

Finalement, quand tu remets mes paroles et mes actions en doute devant ton petit, garde en tête que tu lui nuis autant qu’à moi. Un contexte d’apprentissage est favorisé lorsque l’élève a confiance en son enseignant; en me rabaissant tout le monde perd et personne ne gagne.

Bonne suite d’année scolaire.

La Collaboratrice dans l'Ombre
LA COLLABORATRICE DANS L'OMBRE

43 thoughts on “Cher parent, laisse-moi faire ma job de prof

  1. Clara Répondre

    Tellement ça!

    1. Chantal Répondre

      Tellement vrai!
      Bravo pour ton article!
      Un gros wow
      Merci

  2. Genevieve Répondre

    Chère professeure, le ton agressif de cet article est désolant. Peut-être n’as-tu pas signé pour cette raison? Dans la vie on a généralement confiance en ceux qui font preuve de professionnalisme.
    Ceci dit, si le problème que tu cites se reproduit, peut-être que revoir le mode de communication serait à explorer. Lorsque des sujets sont plus sensibles, ça peut être payant d’en discuter verbalement.
    Bon courage

    1. Diane Poirier Répondre

      Pour les personnes qui travaillent au primaire on parle d’enseignants et pour ceux du cégep on parle de professeur.

      1. B.C

        Enseignants c’est pour le préscolaire, primaire, secondaire et cégep. C’est à l’université qu’il y a le terme professeur. De plus, on appelle “élèves ceux qui fréquentes préscolaire, primaire, secondaire et cegep. À l’université ce sont des “étudiants”.

    2. Geneviève Répondre

      Bravo pour ce texte!!! C’est exactement ça!!! Les personnes qui ne travaillent pas dans les écoles ne comprennent pas cela. De nos jours, il n’est pas toujours évident de travailler avec des enfants ou devrais-dire les parents des enfants. Les parents hélicoptères et les enfants rois, pas toujours évident!!!!!! Heureusement ce n’est pas la majorité mais malheureusement c’est avec eux qu’on a le plus souvent affaire! Ne lâche pas!!!! Bonne année scolaire!!!

    3. Pierre Répondre

      Hahahahaha !! Chère Geneviève,

      Le ton condescendant de ta réponse à cet article démontre grandement que tu n’as jamais enseigné à des jeunes et que tu n’as jamais eu à négocier avec des parents qui croient dur comme fer que leur petit rejeton est la dernière merveille de l’univers.
      Et si parfois des enseignantes ne signent pas des articles référant aux comportements des petites princesses et des petits princes de leurs parents rois, c’est tout simplement qu’ils n’ont pas de temps à perdre avec tous les commentaires de haines qui surgiront ensuite.
      Donne-toi un mandat de bienfaiteur cette année et va faire 2-3 semaines de suppléance dans des écoles en manque d’enseignant ET ensuite viens parler de communication. Plusieurs enseignants seraient ravis de recevoir une formation professionnelle de TA part en ce qui concerne le régime pédagogique et l’application de la gestion de la communication des parents dans le système scolaire.
      Ensuite tu pourrais faire le tour du système de santé ET enseigner la communication aux médecins envers leurs patients, ensuite tu pourrais aussi t’attaquer au système politique et ainsi de suite.

      Bonne chance et surtout bonne carrière 😉

    4. Maxime Répondre

      Hé ben Genevieve, je pense que cette articles à été écrit justement pour des parents comme toi loll…l! Je lisait ton commentaire en me disant.. sa va finir par: je niaise ou c’est une blague.. mais non..!

    5. Vincent Répondre

      Chère Genevieve, à mon avis, il s’agit plutôt d’un problème de société que d’un cas isolé. D’où le message public de l’enseignante. Je me demande bien où vous détectez de l’agressivité. Chapeau à l’enseignante pour ce message qui devrait être lu par bien des parents que je côtoie.

    6. Judith Répondre

      Très d’accord avec le commentaire de Geneviève. Ceci dit, on voit souvent des prof qui ne savent pas gérer les enfants aussitôt qu’ils ne sont pas à 100% dans le cadre. Peut-être que les prof manque d’originalité de nos jours pour enseigner. Dans les années 80, du temps que j’étais au primaire, les prof ne parlais pas autant d’enfants “problématiques” et pourtant nous étions pas loins de 30 élèves su je me fis au photos scolaires et les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas moins intelligent. Il faut sortir de vos livres. Les enfants ont changé et il serait temps de changé votre formation pour faire face à la situation des nouvelles générations et d’être un peu plus créatif dans votre façon de faire

      1. Samuel

        Il etait dans des classes spécial, c’est tout le problème des réformes pour sauver des couts et favoriser l’intégration des “enfants à problème “ en espérant que les autres élèves les tires vers le haut, mais ca marche pas vraiment parce que les ressources qui aurait du épauler ce changement pour les enseignants sont jamais venu avec. Bref dans les années 80, les enfants problematiques n’étaient pas visibles parce qu’il n’était pas dans les classes régulières

      2. Cecile BONET

        Peut être que dans les années 80 les parents faisaient encore leur taff, et laissaient les enseignants faire le leur avec respect ? Lol… Le problème de base : de plus en plus d’enfants difficile à gérer, vous le remplacez par les profs sont incompétents ? Bin voyons…..

      3. Lunique

        Chere Judith,

        Je trouve interessant que vous expliquiez que les enfants aujourd’hui sont different (et les parents!), mais que vous disiez “dans mon temps, les enseignants ne se plaignaient pas tant”. Peut-Être que c’est justement parce que les enfants étaient différents? Et/ou que les parents supportaient davantage les enseignants?

        Dans les années 80, les systèmes éducatifs et la preparation des enseignants étaient beaucoup moins rigoureuse aussi. Par exemple, un mathématicien pouvait devenir un enseignant, sans aucune base en education. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, alors ne croyez-vous pas que justement, les façons de faire et le professionnalisme a augmente?

    7. Cecile BONET Répondre

      Le ton condescendant de votre réponse est désolant….tout autant que votre absence de sensibilité à l’humour ironique…. Bonne réflexion.

    8. Christèle Répondre

      Je suis moi-même enseignante, et je n’aime pas du ton de cet article… Ce qui est dit a du bon mais est très mal formulé selon moi! Les enseignants ont besoin de la collaboration des parents afin d’aider l’enfant à l’intérieur de sa classe à bien évoluer. Je pense que l’attitude de l’enfant peut souvent découler de celle du parent… Un parent qui respecte et valorise notre tâche d’enseignante, collaborera avec nous et ne cherchera pas à nous contester. Dans le cas contraire, il est difficile de demander autrement à l’enfant… C’est à ce moment que nous ferons souvent une gestion à l’interne. Je lis les commentaires et trouve ça désolant de voir des gens penser que l’on manque de créativité et qu’on ne sait pas comment gérer un groupe! En 10 ans de carrière, les groupes sont de plus en plus difficiles et collaborent de moins en moins. Les enfants manquent beaucoup de respect envers les enseignants et il est difficile de les aider alors que ceux-ci cherchent à nous confronter! Nous sommes rendus spécialistes d’enfants à besoins particuliers et déployons tellement d’efforts à tenter de faire réussir nos jeunes! Si vous saviez comment on est drainé à la fin d’une journée à force d’essayer, d’éduquer, d’enseigner, de leur transmettre nos valeurs, de gérer des conflits, de jouer à l’infirmière, au psychologue et j’en passe!! Bref Merci de nous encourager au lieu de nous rabaisser! 🙂

    9. Marie Répondre

      Chère Geneviève,
      Je ne suis pas enseignante, mais maman de deux enfants qui naviguent depuis déjà quelques années dans le milieu scolaire et crois-moi, ce n’est habituellement pas le professionnalisme ou la communication qui est le problème, mais bien ces parents-parapluies. Et oui, c’est épuisant pour les enseignants (c’est même épuisant pour les autres parents!! ) Et lorsqu’on écrit un article sur un site se nommant parfaitemamancinglante, il y a de fortes chances que le ton de l’article soit un brin sarcastique, à moins qu’il serve à défouler l’auteure. C’est un peu le but, non? Permettons à nos enseignants d’être humain, d’en avoir marre à l’occasion (avec raison;)) 🙂

  3. Lyne Répondre

    Je ne crois que cela soit un ton agressif de dire ce que qui peut être un irritant. De toute façon, ceux qui remettent en question notre jugement professionnel n’y vont généralement pas avec le dos de la cuillère. Alors avant de juger le ton, il faudrait être une fois devant ce genre de comportement pour voir qui a le ton le plus désolant! Un ton vrai, plein de sincérité et de désarroi, voilà ce que c’est, rien de plus!
    Merci la Madame dans l’ombre!😉
    Lyne

  4. Lyne Daunais Répondre

    Je ne crois que cela soit un ton agressif de dire ce que qui peut être un irritant. De toute façon, ceux qui remettent en question notre jugement professionnel n’y vont généralement pas avec le dos de la cuillère. Alors avant de juger le ton, il faudrait être une fois devant ce genre de comportement pour voir qui a le ton le plus désolant! Un ton vrai, plein de sincérité et de désarroi, voilà ce que c’est, rien de plus!
    Merci la Madame dans l’ombre!😉

  5. Caroline Répondre

    Tellement la réalité!
    J’adore ma profession ….mais je n’enseigne presque plus. J’éduque et en effet, certains parents remettent mes compétences en doute.
    Remet-on en doute les dires des médecins, des avocats !!!! Mais mon expertise à moi et trop souvent remise en question.

  6. Ninelly Répondre

    Tres irrespectueux !!!!

  7. Aicha Répondre

    Alors si tel est le cas, ne m’appelle pas 2 ou 3 Soirs dans la semaine pour me dire que ma petite à crier dans la toilette par ce que c’est écho et c’est drôle, qu’elle a fait un dessein dans un livre de biblio, qu’elle n’a pas finit son devoir, qu’elle n’a pas écouté…..Tu veux gérer ta classe ben gère la et ne me demande plus 3x semaine d’intervenir auprès de mon enfant. Si elle se bat dans la cours, appelle moi, le reste ça relève de ta gestion de classe donc assume.

    1. Cecile BONET Répondre

      Euh….c’est juste pour vous informer…. Pour que vous soyez au courant… Pas pour que vous régliez le problème ! Juste pour que vous ayiez conscience qu’il y en a un. Elle fait vraiment tout ça en une semaine ? Roooooo……y a un vrai souci, bon courage.

    2. Isabelle D. Répondre

      Le travail de l’enseignante est d’enseigner, pas d’éduquer votre enfant. Si elle est mal élevée, ce n’est pas le problème de l’enseignante seulement, mais de toute la classe et, bientôt, de la société.

  8. Catherine Répondre

    Wow quel beau dénigrement envers les parents. Je ne dit pas que de passer son temps a dénigrer un enseignant est une bonne chose. Par contre il ne faut pas oublier que normalement les parents connaissent leurs enfants et que des fois une echange d’info parents-enseignant peut être benifique pour tous. A vous lire il serait peu être temps de revoir votre choix de profession, car malheureusement les enfants ont tous des parents, avec leurs propres personnalité et idéologie. Il faut aussi apprendre a être ouvert aux autres. Les parents n’ont peu être pas a douter de l’enseignant, l’inverse est aussi vrai.

    1. Cecile BONET Répondre

      Vous ne connaissez pas Loulou-élève…..vous n’avez aucune idée de ce qu’il peut être dans un groupe. Vous connaissez Loulou-câlin avec maman, Loulou-complice avec papa, Loulou-taquin avec la fratrie….mais pas Loulou-élève. C’est ce qu’essaye de vous faire comprendre ce billet ….

  9. claire legault Répondre

    Pour ma part , je crois que la personne qui a écris cette lettre sait de quoi elle parle et personne mieux qu’elle ou un autre prof. peux être d’accord.
    C’est très difficille de juger lorsque l’on n’a pas fait l’expérience dans ce domaine ou un autre similaire.

    Aujourd’hui nous vivons dans un monde qui critique continuellement pour tout et pour rien . Les gens disent tout ce qui leur passe par la tête sans aucun égard pour les autres. Cela est très dommage . Il y a place à amélioration mais tout le monde ou presque se foute des autres malheureusement.

    1. Stéphane Répondre

      Pourquoi cette personne saurait mieux que les autres de quoi elle parle. Comme parents qui connaissons nos enfants pas mal mieux que ceux qui ne les voient qu’une seule année de leur vie, nous nous faisons présenter de beaux programmes scolaires et finalement après des mois….aucun résultat!
      L’on voit certains profs impliqués alors que d’autres ne sont clairement là que pour leur paye.

  10. Marie Répondre

    Merci pour cet article. Ça fait du bien de constater que nous ne sommes pas seuls à affronter cette triste réalité. Encore hier, une maman exigeait du temps, pendant ma période libre ( elle m’avait organisé mon horaire) pour que je lui enseigne comment enseigner les notions à son fils. L’année passé, un parent entourait en rouge une erreur dans un examen parce qu’il n’était pas d’accord avec ma correction!!

    1. Cecile BONET Répondre

      Sans blague ??? Je ne me plaindrais plus jamais des parents français…..

  11. Thomas Répondre

    Effectivement le ton est un peu uniformément agressif. Même si je comprends la colère, et que je la trouve légitime, je trouve qu’il manque un aspect constructif dans cet article.

  12. Chantal Répondre

    Pour avoir longtemps travailler dans les écoles comme TES, oui les parents sont difficiles, mais certains profs ne sont pas là pour les bonnes raisons malheureusement et ce sont les enfants qui en payent le prix! Mon enfant à crié dans le vestiaire cette semaine (7 ans) car la porte du vestiaire c’est ouverte. Conséquence = pas le droit de participer au prochain cours privilège d’educ!!! C’est constructif selon vous?
    Je n’ai pas montré mon désaccord avec cette décision à mon enfant, mais je ne suis pas du tout en accord! Pourquoi priver les enfants à un cours où ils peuvent s’amuser, dépenser leur énergie?
    Les profs ont tous les droits, mais il ne faut surtout rien leur dire, ils savent ce qu’ils font 🤨

    1. Dominic Bourassa Répondre

      Chantal merci de ton commentaire très à propos. C’est représentatif de ce que j’ai entendu à date pendant mes 9 ans d’implication comme parents dans les écoles de mes 4 enfants. Si les parents passaient un peu de temps en classe dans l’année ils comprendraient mieux la dynamique en même temps certains professeurs sont tellement ancrés sur leurs positions, ils ne tiennent pas comptes des pratiques probantes en éducation. Sans compter de l’intimidation entre professeurs quand il y a trop de dynamisme de certains ça peut faire de la pression et ils n’aiment pas ça. Et si ton enfant a une difficulté d’apprentissage à l’école, tu es mieux d’être informé pour le bien de ton enfant car le tier des profs se compliquent pas trop la vie avec un plan d’intervention.

  13. Chappie Répondre

    Mes parents ont toujours eu une confiance aveugle envers mes enseignants et ça m’a toujours fait chier. Pas parce qu’ils étaient nécessairement dans le tord mais bien parce que c’est arrivé qu’ils étaient dans le tord.

    Avoir une position d’autorité ne donne pas automatiquement la vérité infuse et je ne vois pas pourquoi les parents devraient nécessairement vous faire une confiance aveugle juste parce que vous êtes son enseignante.

    Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, ne l’oubliez jamais. Ils sont tout a fait dans leur droit de se questionner sur ce qui se passe a l’école et a ne pas faire confiance aveuglément a une enseignante simplement parce qu’elle porte le titre.

  14. Marie Répondre

    Mon Dieu, Ne partons pas en peur!

    Je ne suis pas enseignante. Je suis technicienne en documentation, responsable d’une bibliothèque qui reçoit toutes les classes de l’école primaire à chaque semaine. Sérieusement, je lève mon chapeau aux enseignants et enseignantes! J’adore les recevoir et leur parler mais je suis contente quand la période se termine et qu’un nouveau groupe entre.

    Je n’ai pas vu d’agressivité dans les propos de cette enseignante. J’ai souvent entendu des parents dire “Bon, qu’est-ce qu’elle veut encore, elle? Si elle n’est pas capable de gérer sa classe toute seule, ben qu’elle change de job!” MAIS! J’ai aussi entendu “Ben non, c’est pas grave si tu as déchiré le livre. C’est juste un livre, ça se remplace! Je vais lui parler à ton prof pour qu’elle arrête de te chicaner pour des niaiseries. Quoi? Ben oui mon minou, on s’en va au McDo quand même!” Et on a autant de réactions différentes que d’élèves!

    Je connais des enseignants à qui des parents ont demandé de changer les notes de leur enfant pour qu’il soit accepté dans l’école de son choix ou juste parce que ça lui fait de la peine de ne pas avoir 100%. Quand on parle d’autorité, on ne parle pas nécessairement de gestion du comportement.

    Personnellement, je ne voudrais pas me retrouver au milieu d’un groupe de personnes où chacune de mes interventions est dénigrée par au moins une personne. Oui, c’est sa classe, c’est son autorité. Vous ne voulez pas savoir que votre petite Clothilde a colorié sur toutes les pages d’un livre avec un stylo bleu? Vous voulez juste recevoir la facture sans explication? Ne préférez-vous pas discuter avec l’enseignante pour qu’ensemble vous puissiez établir la façon dont vous allez réagir au problème?

    L’éducation d’un enfant, ça ne concerne pas QUE ses parents. L’éducatrice en service de garde, le professeur de 3e année, le professeur du ballet du samedi matin, l’entraîneur de hockey, les parents, etc. Ce sont tous des gens qui sont impliqués dans l’éducation des enfants (au sens large du terme). À mon avis, pour arriver à un résultat positif, vaut mieux travailler en collaboration que seul dans son coin en dénigrant les autres.

  15. Nancy Répondre

    Plusieurs perdent l’essence du message, travailler en collaboration. Peu importe la forme, le fond reste le même. Jamais je n’irais dénigrer un parent face à son enfant, je défends ses décisions et n’accepte aucune impolitesse à leur égard. Quand la situation m’inquiète, j’en réfère aux personnes compétentes pour le faire. Pourquoi ne peut-on pas demander la même chose et est-ce considéré comme de l’agressivité que de dénoncer un problème chronophage qui nous empêche d’utiliser notre temps constructivement pour bàtir des situations d’apprentissage attrayantes et de réinvestir ce qu’on voit en formation. Quelle est la priorité? Que vous et votre enfant aient raison, ou que l’ensemble des enfants aient droit à un enseignement de qualité diversifié. Le droit individuel est-il à ce point prédominant aux bénéfices collectifs?

  16. Cecile BONET Répondre

    Quand je lis les commentaires….on se rend compte que le texte a tout bon ! Nous voyons de plus en plus de ces parents qui se prennent pour des enseignants et qui connaissent tellement bien leur enfant que si, ils savent tout à fait ce qui s’est passé même s’ils n’étaient pas là, et le prof a tort….lol…enfin non, pas lol : c’est dramatique car les enfants, souvent moins idiots que leurs parents, s’engouffrent dans la brèche et montent gentiment les adultes l’un contre l’autre….ou alors sont inquiets de la situation (deux adultes, deux références différentes ? Au secouuuurs !)
    Sincèrement vous savez comment faire ? Gardez vos loupiots ! L’école à la maison, c’est pas fait pour rien…. Ou alors laissez nous bosser. Je ne me plains pas : je vis en France, et si certains comportements de parents m’hallucinent, ils sont en deçà des commentaires parentaux que je lis ici….bon courage au Québec !

  17. Mme A Répondre

    Judith,

    vous n’êtes clairement pas dans le milieu de l’éducation, à ce que je vois… Quels sont vos arguments pour dire que notre formation n’est pas à jour? Vous parlez d’un sujet que vous ne connaissez pas. Le style de votre discours, on le voit passer souvent sur les réseaux sociaux : des insinuations vides et sans fondements!! L’école d’aujourd’hui n’est plus celle de notre enfance puisque les valeurs et notre quotidien ont changé. La formation universitaire n’a certainement pas régressé ou stagné, franchement!!! Pour votre info, en passant, l’Internet a tout chamboulé. L’endorphine libérée pendant les heures passées devant les écrans fait que l’écoute d’un simple professeur devient d’un ennui mortel. Oui, les technologies sont incluses dans le cursus d’apprentissage, mais ont ne peut pas remplacer des machines !!!

    Aussi, la composition des classes a changé. Tous les profils des écoles publiques l’ont transformé en système à plusieurs vitesses: le PEI, les sports-études, les profils artistiques, robotiques, scientifiques, etc. Laissez-moi vous dire que les classes “régulières” n’ont rien à voir avec ce qu’on a pu voir dans les années 80-90.

    La plupart des parents sont sensés, respectueux et impliqués. Puis, il y en a une minorité déconnectée comme décrit dans l’article et ces parents-là ne sont pas aidant. Ça nous tire du jus inutilement. On met tant de coeur dans notre métier que ces sous-entendus sont insultants et méprisants pour un enseignant. J’imagine que ce serait sans doute votre genre, vu vos propos…

  18. Lulu Répondre

    C’est évident qu’en lisant tous les commentaires on se rend compte que la société a changé, et pas pour le mieux. Dans ton temps, Judith, qui était aussi le mien en passant, les élèves qui dérangeaient passaient le temps avec leur bureau dans le corridor… il n’était pas rare que l’élève se retrouve au bureau de la direction qui faisait plus peur qu’aujourd’hui (maintenant, la direction ne met plus ses culottes de peur d’avoir des représailles de parents chialeux qui défendent toujours les mauvais comportements de leur jeune). Quand j’arrivais à la maison et que je me plaignais du prof, mon père prenait pour le prof et non pour moi. C’est ce qui a changé. Aujourd’hui, les jeunes font ce qu’ils veulent à la maison car les parents n’ont plus le temps de s’en occuper et c’est plus facile de les gérer de cette manière et il faudrait que l’école fasse de même? Les gens ont 2-3 enfants maximum par famille. Dans une classe, l’enseignante en gère un peu plus… Avant, il n’y avait pas 3-4 techniciennes en éducation spécialisées par école. Aujourd’hui, c’est la réalité, et ce n’est pas normal. Heureusement, encore aujourd’hui, il y des parents respectueux du travail de l’enseignant et qui s’occupent réellement de leurs enfants en ne s’attendant pas que ce soit l’école qui les éduque de la bonne manière, mais qu’elle leur enseigne le français, les maths, les sciences ou autres matières, ce qui est RÉELLEMENT LA PROFESSION DE L’ENSEIGNANT!

  19. ALAIN DAVIAULT Répondre

    Les enseignantes ont bien des rôles qui leur sont attribués informellement par la société. Toutefois, l’un des rôles formelles est d’agir comme baromètre entre l’enfant et le parent Une discussion ouverte et franche avec le parent, c’est aidant, afin de se syntoniser sur le même poste de radio et de bien comprendre ce qui est nommé par le parent.

  20. Jean Rémi BRABANT Répondre

    Il y a plein de gens qui n’ont aucune idée de ce que confier son enfant à un(e) éducateur(rice) signifie. C’est un acte de délégation dont on doit accepter les limites. Une parmi celles-ci consiste à se tenir à distance et d’observer.
    Sachez que je soutiens vos propos.

  21. caroline Répondre

    Je crois que si le chapeau te fait, tu le mets…voilà tout…le ton n’est pas agressif , au contraire, c’est un ton de contrariété. Pour être en classe, moi-même, au secondaire, par contre, j’avoue douter aussi de certains jugements des enfants, des parents et aussi des enseignants de mes enfants. Mais, j’avoue aussi aller à la source et voir les deux côtés de la médaille, celui de mon enfant et celui de l’enseignant. L’éducation débute à la maison, des parents qui n’ont jamais enseignés ne comprennent pas la réalité de cette profession. Et les enseignants, ne connaissent pas la réalité des parents de leurs élèves non plus. à chacun sa tâche, mais avec de la collaboration, de la communication, tous les partis sont gagnants.

  22. Geneviève Répondre

    Bonjour,
    Je suis dans le monde de l’enseignement au public et plusieurs parents se mêlent du travail des enseignants. Je dois vous dire que le monde de l’éducation est très mal en point en ce moment. Les enseignants font du mieux qu’ils peuvent avec pratiquement rien. Ils paient énormément de leur poche et ont une créativité extraordinaire pour faire beaucoup avec presque rien. On leur demande la perfection et même d’élever à la perfection leurs enfants. Les classes régulières sont rendues des classes d’adaptation scolaire. Il y a trop d’enfants qui ont des besoins particuliers. Je comprends que les parents veulent le mieux pour leurs enfants mais c’est à la population et au gouvernement qu’il faut le dire.
    Imaginez une très grande piscine où le moniteur (l’enseignant) doit aider et sauver tous les enfants qui ne savent pas nager…l’enseignant demande du matériel, de l’aide, des ressources, des évaluations externes, expriment leurs besoins, envoient des cris du cœur aux dirigeants qui eux aussi demandent au gouvernement mais RIEN… Il n’y a pas d’aide. Il y a trop d’enfants à sauver et pratiquement plus de services pour les aider. Il y a eu trop de coupures $. TROP c’est TROP. Les orthophonistes, psychologues, orthopédagogues n’avaient plus d’emploi au public il y a quelques années et sont partis au privé (les services au privé ont explosé et seuls ceux qui ont de l’$ et/ou qui croient dans l’éducation pour leurs enfants peuvent ou vont au privé). Maintenant que les écoles sont dans une situation de catastrophe, il y a pénurie de ces professionnels dans les écoles même si le gouvernement investit de l’argent. C’est terrible! Il faut prendre soins des enseignants si on veut qu’ils soient capables de prendre bien soin des enfants. Il faut que l’éducation soit une priorité et que la profession soit valorisée. C’est mon cri du cœur. Bien des enseignants (encore une profession où la Femme est majoritaire) se fait diminuer et rabaisser en leur disant que c’est une vocation. J’écris au nom de beaucoup de gens, en tout cas, je pense bien que je ne suis pas la seule. Après le plan A, il y a le plan B et C…là, nous sommes à Z. Au secours des enfants! À partager, car je n’ai même plus le temps de me battre, je suis trop fatiguée.
    D’une ortho d’expérience qui aime les enfants.

  23. Genevieve Poulin Répondre

    Bonjour,
    Je suis dans le monde de l’enseignement au public et plusieurs parents se mêlent du travail des enseignants. Je dois vous dire que le monde de l’éducation est très mal en point en ce moment. Les enseignants font du mieux qu’ils peuvent avec pratiquement rien. Ils paient énormément de leur poche et ont une créativité extraordinaire pour faire beaucoup avec presque rien. On leur demande la perfection et même d’élever à la perfection leurs enfants. Les classes régulières sont rendues des classes d’adaptation scolaire. Il y a trop d’enfants qui ont des besoins particuliers. Je comprends que les parents veulent le mieux pour leurs enfants mais c’est à la population et au gouvernement qu’il faut le dire.
    Imaginez une très grande piscine où le moniteur (l’enseignant) doit aider et sauver tous les enfants qui ne savent pas nager…l’enseignant demande du matériel, de l’aide, des ressources, des évaluations externes, expriment leurs besoins, envoient des cris du cœur aux dirigeants qui eux aussi demandent au gouvernement mais RIEN… Il n’y a pas d’aide. Il y a trop d’enfants à sauver et pratiquement plus de services pour les aider. Il y a eu trop de coupures $. TROP c’est TROP. Les orthophonistes, psychologues, orthopédagogues n’avaient plus d’emploi au public il y a quelques années et sont partis au privé (les services au privé ont explosé et seuls ceux qui ont de l’$ et/ou qui croient dans l’éducation pour leurs enfants peuvent ou vont au privé). Maintenant que les écoles sont dans une situation de catastrophe, il y a pénurie de ces professionnels dans les écoles même si le gouvernement investit de l’argent. C’est terrible! Il faut prendre soins des enseignants si on veut qu’ils soient capables de prendre bien soin des enfants. Il faut que l’éducation soit une priorité et que la profession soit valorisée. C’est mon cri du cœur. Bien des enseignants (encore une profession où la Femme est majoritaire) se fait diminuer et rabaisser en leur disant que c’est une vocation. J’écris au nom de beaucoup de gens, en tout cas, je pense bien que je ne suis pas la seule. Après le plan A, il y a le plan B et C…là, nous sommes à Z. Au secours des enfants! À partager, car je n’ai même plus le temps de me battre, je suis trop fatiguée.
    D’une ortho d’expérience qui aime les enfants.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *