À toi, la maman d’un enfant demandant, je ne sais pas comment tu fais

angry young girl

À toi, la maman d’un enfant demandant, je ne sais pas comment tu fais.

Pour être tout à fait honnête, je ne sais pas où tu trouves la patience de faire de la discipline sans arrêt, non-stop, du lever au coucher; les avertissements, les “chances”, les punitions et les crises s’enchaînent sans arrêt chez toi et tu n’en sembles pratiquement pas affectée. Chaque matin, tu te lèves avec le sourire tout en sachant que ta journée risque de ressembler à un camp de l’armée. On va se le dire, la gestion de chaos, tu connais ça.

À toi, la maman d’un enfant demandant, je ne sais pas comment tu fais.

Je ne sais pas comment tu parviens à jouer les intermédiaires entre les spécialistes et intervenants de l’école et ton p’tit. Tout le monde a son opinion sur lui, tout le monde a son point de vue sur la meilleure façon de faire pour corriger la situation. Mais ce n’est pas tout le monde qui s’occupe de lui chaque soir à la maison; c’est toi. C’est toi qui gères toutes sortes de situations auxquelles tu n’étais pas préparée. Toi qui dois faire des suivis de rendez-vous et assister à des rencontres spéciales et des évaluations. Toi qui reçois des coups de téléphone et des notes dans l’agenda de ton enfant de façon pratiquement quotidienne.

À toi, la maman d’un enfant demandant, je ne sais pas comment tu fais.

Je ne sais pas comment tu arrives à ne pas péter un câble en gérant tout ça tout en travaillant à temps plein ni comment tu parviens à garder ton calme quand c’est la troisième crise de bacon en cinq minutes que ton petit te fait en plein centre d’achats, que c’est la cinquième fois qu’il pousse un ami au parc et que ses parents commencent à t’enligner d’un mauvais œil ou que tu répètes à ton p’tit de rentrer dans le véhicule au lieu de courir autour pour la huitième fois.

À toi, la maman d’un enfant demandant, je ne sais pas comment tu fais.

Ce sont loin d’être tous les parents qui vivent le même quotidien que toi et tu y fais face avec une sérénité qui me scie les jambes. Parce qu’au-delà de tout ce qui t’incombe au quotidien, tu ne sembles pas réaliser à quel point ton p’tit est plus demandant que la moyenne et tu n’en fais pas tout un plat.

Oui, il y a des jours où tu voudrais le vendre pour pas cher, mais, crois-moi, ça arrive à tout le monde. Mais il y a aussi une majorité de journées au cours desquelles tu es fière et heureuse de ta famille, de ton enfant et de ton rôle de maman.

Tu fais une job de feu et tu es une source d’inspiration et un modèle pour bien des mamans.

À toi, la maman d’un enfant demandant, je ne sais pas comment tu fais.

Mais sache que je t’admire et que je considère que nous avons beaucoup à apprendre de la mère que tu es.

Une Mère d'Encre
UNE MÈRE D'ENCRE

11 thoughts on “À toi, la maman d’un enfant demandant, je ne sais pas comment tu fais

  1. Julie Répondre

    Ça me fais pleurer ce matin… Merci! Je fais tellement du mieux que je peux. Et parfois je ne sais plus quoi faire tellement les conseils qu’on me donnent vont dans toutes les directions. Mais je l’aime tellement…tellement

    1. Marie Répondre

      🙂

  2. Sev Répondre

    Pas simple en effet quand on a l’impression d’avoir tout essayé pour que cet enfant se sente bien dans ses baskets et qu au final les progrès sont trop lents, il y a toujours le regard des autres qui nous rappelle qu’il y a une différence avec d’autres enfants, plus calmes, eux…, qui écoutent du premier coup, qui ne courent pas tout le temps dans tous les sens. Cette fin de journée où tout est allé de travers pour lui, qu’il a l’impression de ne pas avoir d’amis, mais on s’accroche car c’est le notre, aussi demandant qu’il soit, et qu’on veut lui rendre la vie moins compliquée, même si la nôtre est loin d’être simple.

  3. Julie Piacente Répondre

    Par amour tout simplement! J’en ai deux et même si certains jours, je trouve sa dure, je fais de mon mieux. Je me donne à 100%.

  4. Quiguer Répondre

    Merci, très dur pour moi avec 3 enfants sur 4 avec un tdah et pour faire encore plus simple ils ont aussi des troubles dys et une peine en plus en étant eip, je me bats tout les jours à leur côté pour qu’ils soient juste des enfants.

  5. Miriam Répondre

    Je me reconnais tellement et ca fais du bien de voir que quelque part, quelqu’un essaye de nous comprendre et meme nous admire! Quand a chaque fois que le directeur appel et dit “viens chercher ton enfant car elle s’est encore battue a l’ecole”, Oui, celle qui a peine 4 ans et qui pese a peine 13kg. Celle qui quand on essaye de trouver une excuse de plus pour essayer d’attenuer la tension au directeur et que je perd les arguments car c’est la qu’elle decide de se rouler a terre et peter une crise dans le bureau du directeur. Quand tout les techniques de disciplines ne marchent plus et qu’on se retrouve a pleurer car autant on aime notre enfant, autant on deteste son maudit caractere. Oui, les rendez-vous chez differents specialistes non couverts par les assurances prives, les regards des amis en visites, prendre soins des 2 autres petits et du grand-parent malade avec differents diagnostiques, un travail a temps plein, etc. Avec les temps, ca s’ameliore avec la consistance des limites, punitions, recompenses et se rappeler des efforts quotidien et des “I love you mom and dad”. Oh oui…ca vas aller, une journee a la fois, une a la fois. Que Dieu nous fortifie.

  6. Johannie Répondre

    Ça fait tellement du bien de lire ça ce soir. J’ai 3 enfants demandants. Avec le confinement, le télétravail et l’école à la maison, c’est tellement rushant. Un côté positif, c’est que pour le moment, pas de rendez-vous, de suivis, ni de mots dans l’agenda… Mais l’école à la maison amène son lot d’opposition et un autre type de gestion de crise… Ceci dit, ça fait du bien de savoir que c’est peut-être pas tous les voisins qui pensent que je ne fais que leur crier dessus. Pour ceux qui jugent, dites-vous bien qu’avant de crier, de passer aux menaces et aux sanctions, j’ai demandé gentiment un nombre incalculable de fois, laisser plusieurs chances, prolonger le temps, etc. Mais vient un moment où enough is enough…

  7. Mimi Melchior Répondre

    Bonjour… pour être la maman de coeur d’un enfant d’un enfant dont je prend soin à plein temps et qui avait 45 jours lorsqu’il est entré dans ma vie et celle de mon conjoint et qui aura 12 ans bientôt et qui souffre simultanément d’un trouble du spectre de l’autisme, d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité prononcée, d’un trouble d’opposition et de provocation ainsi que d’un traumatisme crânio-cérébral et qui prend 4 médicaments différents chaque jour, je vous dirais que très souvent moi-même je ne sais pas comment je fais pour y arriver. Je crois que j’y arrive parce qu’il le faut tout simplement et parce que j’aime cet enfant de tout mon être. Et si dans mon cas je peux sembler si calme c’est que m’emporter après lui ne ferait qu’empirer les crises, cris, pleurs et colères de mon enfant tout en lui faisant sentir de par sa différence qu’il ne peut être aimé et choyé comme les autres dits normaux… de plus sa confiance en lui et en sa valeur peut en être grandement affectée en plus de le rendre stressé et anxieux, ce qui peut augmenter les crises et tout le reste… alors je tâche de respirer par le nez et de garder mon calme en me servant des outils à ma disposition pour m’aider à gérer et je vis un jour, une heure, une minute parfois à la fois mais si vous saviez quelquefois lorsque tout le monde dort à quel point je peux brailler littéralement ma vie et me remettre en question en me demandant où je vais trouver la force de continuer le lendemain… La réponse est simple c’est l’amour qui m’emplit le coeur chaque fois que ses petits bras me prennent par le cou et qu’il me dit je t’aime maman que je trouve la force d’affronter les lendemains…

  8. Pascale Charlebois Répondre

    Wow…. MERCI pour ce texte…. plusieurs n’arrivent pas a comprendre ce que l’on vit…. moi de la maternelle à la 6e année, ce fut très très épuisant, crises, insultes, coups, on a été jugé de parfois faire la sourde oreille aux propos qu’il tenait envers nous, aux menaces…. j’ai même déjà dû faire appel à la police… etc etc…… bref, on a travaillé fort… maintenant, ça va un peu mieux, mais en ce temps de confinement mettons que ça commence a être un peu difficile…… bref après tant d’années a me tenir debout, a être forte, a gérer le tout….. j’ai dû prendre une pause, pas de mon fils, ou du reste de ma famille mais j’ai dû déposer les armes et mettre un genoux par terre car j’ai été forte trop longtemps et là ma tête et mon corps me disaient “c’est assez” …….

  9. Isabelle Marquis Répondre

    OMG … ça fait du bien de voir qu’il y a des gens qui nous comprennent ou qui essaie simplement de comprendre sans juger … J’ai deux garçons demandant et je réalise avec le temps qu’ils sont comme moi… que ce sont MES gènes que je leurs ai léguées… parfois ça m’attriste profondément, car je me dis qu’ils ne méritaient pas ça et d’un autre côté… nous avons tous le droit d’exister et d’être ce que l’on est et avec nos BONS et mauvais côtés ☺️

  10. Cathy Villeneuve Répondre

    Merci pour ce beau texte! Ce n’est pas facile mais on doit vivre cela un jour à la fois avec patience, tolerance et bienveillance. Nous apprenons à célébrer toutes les petites victoires et à choisir nos batailles. On s’entoure de gens positifs qui nous supportent et on s’éloigne de ceux qui nous pointent du doigt. On se lève tôt pour avoir du temps pour nous et on se couche tard pour pouvoir finir nos tâches. Au-delà de tout ça, on se réveille un bon matin et on regarde notre enfant devenu grand et beaucoup moins demandant. On lui fait un câlin et lui dit je t’aime mon grand.

    Une maman solo d’un beau jeune homme très demandant et attachant et d’un autre beau jeune homme super doux et patient

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *